75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°1 : Réagissez en configurant votre AdBlock pour ne pas nous faire disparaître comme les dinosaures de Jurassic Park ;)
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique de la Bande Dessinée : Ben Leonard
Ben Leonard >

Critique de la Bande Dessinée : Ben Leonard

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 1 octobre 2013 à 2310

Super héros spaghetti

Ben Leonard, un journaliste spécialisé dans l’archéologie, découvre soudainement qu’il est un descendant du dieu Ra. En compagnie de ses amis, le brave Pipp et la belle Lucy, Ben va devoir alors user de ses nouveaux et pouvoirs divins pour mettre en échec les plans hégémoniques de son frère, le vil Set. Un âpre combat qui va l’entrainer dans des extraordinaires aventures et même l’entrainer à voyager à travers le Temps...

Largement distribuée dés l’après-guerre, la bande dessinée populaire en petit format connut ses heures de gloire durant la deuxième moitié des années 60 et au début des années 70. Les lecteurs de cette génération se souviennent surement des Blek le Roc, Zembla ou Akim qui faisaient la gloire d’éditeurs comme Lug ou Sagédition. Ces bandes dessinées, principalement d’origine italienne (les fameux fumetti) rivalisaient alors en terme de vente avec les comic books américaines, en se plaçant dans une niche meilleur marché. Une phénomène qui a été remplacé ces dernières années par celui du manga, qui obéit aux mêmes principes (du moins, dans son pays d’origine).

Parmi tous les héros exploités dans ces périodiques, Ben Leonard, s’il est loin d’être le plus connu, apparait comme l’un des plus atypiques par le fait que, justement, son profil se rapproche de celui du super héros américain exploité par la concurrence. Ben Leonard peut voler, est doté d’une force herculéenne, lui et ses adversaires portent des costumes évocateurs... C’est peut-être l’une des raisons qui font que cet ancien pensionnaire de la revue Kiwi se voit honoré par une sortie en intégrale par les éditions Hexagon Comics. Avec, au sommaire, les 12 épisodes qui composent l’épopée Kiwi du héros.

Scénarisées et dessinées par Guido Zamperoni, les aventures de Ben Leonard misent leur efficacité sur une action débridée. Un objectif aisément atteint tant le coup de crayon dynamique et minimaliste du dessinateur transalpin colle au genre. Magnifié par le style et un découpage nerveux, Ben Leonard, ses compagnons et ses adversaires bondissent de cases en cases à travers des combats aussi virulents que brefs (sans effusion de sang, of course). Par contre, la naïveté des enjeux, l’humour un peu trop kitch et des scénarios construits maladroitement nous rappellent que ces bandes dessinées petits formats étaient destinés à l’origine à un public très jeune et souvent confectionnés dans l’urgence. Au final, bien que Zamperoni ne manque pas de ressources créatives (principalement mythologiques, nordique et gréco-latin) et qu’il exploite un humour bienvenu (le personnage de Pipp est vraiment drôle), tout est bien trop maladroit pour que l’intrigue développée au fil des pages éveille notre interet.

A noter qu’en bonus, les éditions Hexagon Comics nous offrent deux aventures de Rod Zey, un aventurier spécialisé en ingénierie dessiné par Mario Cubbino qui nous entraineront en Amazonie et dans les étendues glaciales du pole Nord. La première pour assister à une impitoyable guerre du pétrole et la deuxième pour y vivre un nouveau péril jaune. Deux récits divertissants.

La conclusion de

Principalement pensée pour séduire l’amateur de fumetti, cette intégrale Ben Leonard va faire office de sacrée madeleine de Proust pour toute une génération d’amateurs de bandes dessinées. Alors, certes le coté kitch et l’aspect «précipité» des scénarios (avec son lot de maladresses) ne permet pas au lecteur de s’immerger dans le récit mais on peut toutefois s’amuser à (re)découvrir les aventures de ce héros, principalement grâce à l’efficace coup de crayon de Guido Zamperoni.

Que faut-il en retenir ?

  • Un style dynamique
    Une excellente gestion des mouvements
    Le personnage de Pipp
    Des récits divertissants

Que faut-il oublier ?

  • Des scénarios maladroits
    Une ambiance kitch et naïve
    Une sensation de «fait dans l’urgence»
    Un produit fait pour les fans de BD

Acheter Ben Leonard en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Ben Leonard sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+