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Bad Kids Go to Hell >

Critique du Film : Bad Kids Go to Hell

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 23 juillet 2013 à 18:03

Breakfast Club trash

Un samedi après-midi. Le lycée privé de Crestview Academy. Megan, Tarek, Veronica, Craig, Tricia et Matt se retrouvent rassemblés dans la bibliothèque de l’école, pour une demi-journée de retenue sous la surveillance du docteur Day, le psychologue de l’établissement. Six jeunes étudiants aux personnalités différentes, propices aux dissensions, qui vont devoir s’entraider quand se produit une série d’évènements étranges qui mettent leur vie en danger…

Avec Bad Kids Go To Hell, le jeune réalisateur Matthew Spradlintente de rafraîchir un genre de thriller très à la mode dans les années 90 et quelque peu enterré aujourd’hui. Le cinéphile ne manquera pas en effet de relever dans ce film nombre d’éléments rencontrés dans des slashers adolescents comme Urban LegendSouviens-toi... l'été dernier et Scream. A commencer par un groupe d’adolescent (ou plutôt, vu l’age des comédiens, d’adultes en retard scolaire) partageant un terrible secret qui se retrouve embarqué dans un huis clos où sévit un mystérieux tueur. Au fur et à mesure que les morts s’enchaînent, la paranoia s’installe, tout le monde faisant un suspect idéal. La seule différence avec les films précités étant l’introduction et l’entretien d’un climat fantastique (une histoire de spectre vengeur) qui ne trompe cependant personne. Ensuite, pour installer son décor, Mat Spradlin a choisi un environnement scolaire qui n’est pas sans rappeler celui de Breakfast Club, célèbre comédie dramatique adolescente réalisée par le regretté John Hughes. Pas étonnant, donc, que Bad Kids GoTo Hell, histoire de vengeance enrobée de mystère à la Scoubidou (s’achevant sur un twist prévisible), renvoie régulièrement à des œuvres connues et dégage parfois un sentiment de déjà-vu.

La force de l’intrigue de Bad Kids Go To Hell repose principalement sur un humour noir parfois assez efficace. Ainsi, chaque mort est la conséquence d’une succession de détails dramatiques qui transforment ces passages en gag cruels et sanglants (on pense alors à Destination Finale). On sourit aussi devant les comportements outranciers, voire orduriers, de ces sales fils de riches. Des merdeux et pétasses surprotégés qui croient que tout leur est dû et qui finissent par s’entredéchirer face à l’adversité. Il est juste dommage que Matthew Spradlin ait si facilement succombé au piège du cliché. Le métrage nous présente une brochette de personnages aux profils peu surprenants (la gothique fan de spiritisme, la cheerleader prétentieuse, le geek, le cancre rebelle…) qui ne valent le coup d’œil que par leur point commun, à savoir la malignité.

Pour ce qui est de la réalisation, Matthew Spradlin a opté pour une mise en image et un montage clippesque. Une bande originale efficace, une narration discontinue via la présence de nombreux flashbacks explicatifs, des ralentis à profusion et des mouvements de caméra éclairs, autant d’éléments qui donnent à Bad Kids Go To Hell une cosmétique un peu tape-à-l’œil. Cet aspect artificiel est, de plus, ,appuyé par la plastique de comédiens semblant de séries télé pour adolescents. Par contre,  force est de signaler que le métrage présente quelques amusants plans gore, le cinéaste ayant décidé frapper l’esprit du spectateur avec de violentes scènes d’exécution. On prend donc grand plaisir à voir se faire massacrer ces personnages extrêmement antipathiques.

45

Petite série B sans grandes ambitions, Bad Kids Go To Hell tente de ranimer l’esprit des slashers des années 90 mais, par la faute d’un scénario peu original et d’une réalisation un peu trop tendance, force est de dire que ce film de Matthew Spradlin peine à nous captiver (même le twist final est prévisible). Restent quelques passages amusants et des meurtres spectaculaires.

Critique de publiée le 23 juillet 2013.

Que faut-il en retenir ?

  • Un humour noir parfois efficace
  • Un aspect gore intéressant
  • Du slasher à l’ancienne

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario prévisible
  • Une réalisation trop peu personnelle
  • Des personnages stéréotypés

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