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Critique du Film : L'etrusco uccide ancora
L'etrusco uccide ancora >

Critique du Film : L'etrusco uccide ancora

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 11 juillet 2013 à 1730

Maniaque étrusque

La mise au jour d’un ancien tombeau étrusque par l’archéologue Jason Porter (Alex Cord, le sosie du chanteur Christophe) coïncide avec le début d’une série de meurtres aux consonances rituelles. Avisé de son passé d’alcoolique violent, la police en vient naturellement à le suspecter, en oubliant même le mobile. Aussi, en plus de devoir supporter le fait que Myra (la magnétique Samantha Eggar), la femme qu’il aime, l’ai quitté pour l’haïssable Nikos Samarakis (John Marley), un chef d’orchestre acariâtre au bon lait de brebisse, Jason Porter va être contraint de prouver lui-même son innocence. La meilleure solution, à défaut d’être la plus facile, serait de démasquer le vrai coupable... qu’il soit surnaturel ou non...

L’etrusco uccide ancora, sorti dans les salles italiennes en 1972, est un film réalisé par Armando Crispino, un solide cinéaste transalpin. Comme Umberto Lenzi, avec qui il partage quelques similitudes techniques et artistiques, l’homme est connu pour l’éclectisme de sa filmographie, et il a offert au cinéma italien quelques excellentes séries B, que ce soit dans le domaine du film de guerre (Commandos - 1968) ou du thriller (Autopsy - 1975). Ici, sur un scénario s’inspirant librement d’un texte du grand écrivain de krimis Edgar Wallace (Das Geheimnis des gelben Grabes), cet artisan aujourd’hui quelque peu mésestimé nous propose, non pas un film d’horreur à base de momie étrusque (Lucio Fulcis’en chargera quelques années plus tard), mais un récit mêlant suspense hitchcockien et giallo à la Dario Argento. Et force est d’admettre que, dans le domaine, Armando Crispino est loin d’être un manchot.

Usant avec pertinence d’une prise de vue subjective avant-gardiste (on ne verra jamais le tueur opérer, uniquement son arme frapper), d’une excellente musique de Riz Ortolani (chaque meurtre est accompagné d’une orchestration des plus magistrales) et d’un bon sens du montage, le cinéaste nous offre tout d’abord un premier quart d’heure bien réussi, avec comme point culminant le meurtre sanglant d’un couple dans les ruines étrusques. Ensuite, obéissant à un scénario d’enquête policière devenant des plus classiques, Armando Crispino nous expose une galerie d’archétypes qui sont autant de suspects et un lot de fausses pistes propres au genre hitchcockien - les fameux red herings... avec de tomber dans une intrigue mélodramatique un peu vaine sous forme de triangle amoureux. Ainsi, pendant une bonne demi-heure, au lieu d’exploiter les ficelles d’un récit policier plein de mystère (l’indice des escarpins rouges, très troublant), le réalisateur nous assomme un peu avec de vaines séquences mettant en scène les déboires sentimentaux du héros (d’autant plus que les dialogues sont parfois un peu ridicules). Heureusement, ces passages totalement inintéressants - hormis le fait qu’ils dévoilent un peu la personnalité des principaux protagonistes - sont entrecoupés de quelques séquences plus en rapport avec le sujet.

Une fois passé ce «ventre mou» au romantisme foireux, on retrouve enfin la verve narrative d’Armando Crispino. Au menu, une très convaincante poursuite en voiture dans les rues étroites de Pérouse; une révélation à l’impact graphique saisissant; deux nouveaux meurtres exécutés dans la pure tradition des gialli (même si, ici, l’arme du crime est un objet contondant au lieu de l’habituelle lame), une soupçon d’érotisme et un final spectaculaire où l’assassin dévoile sa démence au public - bon, c’est vrai, les plus attentifs l’auront identifié bien avant. Là encore, le tout est parfaitement maitrisé, d’un classicisme remarquable, Armando crispino n’ayant, sur le coup, rien à envier aux maîtres du genre que sont Mario Bava et Dario Argento- tout en étant moins esthétisant.

La conclusion de

Au final, Armando Crispino nous propose avec L’etrusco uccide ancora un giallo inégal. S’il nous offre un spectacle de qualité dans le premier quart d’heure et la dernière demi-heure – où il y fait une véritable démonstration de sa maitrise dans le registre du thriller -, il s’égare dans le mélodrame un peu ridicule dans la partie centrale de son métrage. Dans ce moment là, seul la beauté magnétique de Samantha Eggar parvient à retenir notre attention, en plus de quelques passages violents qui viennent rompre un récit alors peu captivant.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation de qualité
  • Un bon giallo, avec un soupçon de mystère
  • Un casting séduisant
  • De belles séquences de meurtre

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario perfectible
  • Une partie centrale peu intéressante

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