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Critique de la Bande Dessinée : Elle: Le tesson d'Amenartas
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Critique de la Bande Dessinée : Elle: Le tesson d'Amenartas

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 14 juin 2013 à 1506

Quand Soleil brille sur Elle.

Londres, l’Angleterre victorienne. La salle de rédaction d’un grand quotidien. Le magnat de la presse Edward Thorn reçoit un étrange colis, renfermant un vieux journal et un étrange artefact. Poussé par la curiosité, l’éminent journaliste commence alors la lecture de l’ouvrage, et pénètre dans un extraordinaire univers exotique et romanesque…

Elle (She en version original) est l’un des plus célèbres, et des plus extraordinaires, romans du 19ème siècle. C’est fut également un énorme best-seller, qui a rendu son auteur, Henry Rider Haggard (Les Mines du roi Salomon), aussi célèbre que fortuné. Ce récit, qui s’inspire très librement du mythe de l’Atlantide, raconte l’histoire d’aventuriers découvrant une peuplade inconnue, dirigée par une reine magnifique et immortelle. Un thème exploitant des éléments exotiques fantasmés, le lecteur de l’époque étant friand de récits d’exploration en terra incognita. Cependant, bien qu’imprégnée d’idées coloniales victoriennes (et donc post-puritaines) et suivant le canevas propre au genre, cette histoire se démarque des autres par l’attention qu’elle porte à la condition, et à la force, de la gente féminine. Le personnage le plus magnétique de l’intrigue n’est pas l’un des braves aventuriers mais Ayesha, esquisse assez pertinente de la femme émancipée du 20ième siècle (le roman a d’ailleurs choqué le lectorat puritain lors de sa parution). Le personnage d’Ayesha a tellement frappé sa génération que J.R.R. Tolkien a avoué un jour s’en être inspire pour créer Galadriel, la reine des elfes. Edgar Rice Burroughs doit également beaucoup à Henry Rider Haggard, pour d’autres raisons.

C’est sur une initiative du directeur de collection Jean-Luc Istin qu’Elie Chouraqui s’est penché sur le personnage d’Ayesha et sur le roman d’Haggard. Dans la préface, le célèbre réalisateur-scénariste déclare avoir été envouté par l’œuvre et s’être attelé dans la foulée à l’écriture d’un scénario de BD. Le tesson d’Amenarias est la première pierre d’un édifice qui comptera, au final, trois tomes. Dans cette première partie, on fait tout d’abord la connaissance des futurs aventuriers ; Léo, jeune homme brillant aux origines extraordinaires ; son tuteur, le brave Horace Holly, un homme remarquable par sa bonhommie et Job, le fidèle majordome. Trois personnages attachants que l’on apprend à aimer à travers le récit de l’enfance et de l’adolescente de Léo. Une première partie, très riche en détails, qui met en avant tout le talent de Chouraqui à raconter des histoires humaines et sentimentales. Puis vient le moment de la lecture d’un testament, une boîte de Pandore emplie de mémoires, qui va entrainer nos trois amis au cœur de l’Afrique Noire pour une extraordinaire quête familiale . Le récit devient alors plus aventureux, le ton plus incisif et va même basculer dans l’action violente saupoudrée d’humour noir quand vient le moment où les explorateurs rencontrent la tribu de « Celle-qui-doit-être-obéie » qui s’avère composée de… cannibales !

En choisissant Alberto Jimenez Alburquerque (alias Aja) comme dessinateur de ce triptyque, Elie Chouraqui et les éditions Soleil ont eu le nez fin. Son style semi-réaliste, extrêmement précis, presque absent de rondeurs, colle parfaitement au récit et donne du caractère aux personnages. Il y a également dans son coup de crayon de la facétie et un brin de caricature, qui amène un sympathique aspect pulp et de l’humour même dans les passages les plus dramatiques (voire gore), comme quand les héros se retrouvent pris à parti par les indigènes. Bref, de l’excellent travail.

La conclusion de

Derrière une superbe couverture se cache une très belle relecture de « Elle », magnifique roman de Henry Rider Haggard. Un scénario très bien ficelé, avec des personnages attachants, de l’aventure et beaucoup d’humour pour le fond. Un dessin de grande qualité, avec des visages très expressifs et une mise en cadre très dynamique pour la forme. Un premier volet très prometteur.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario bien ficelé
  • Des personnages très attachants
  • Un humour bienvenu
  • Une belle relecture d’un magnifique roman
  • Des superbes dessins

Que faut-il oublier ?

  • On attend de faire la connaissance de « Elle »

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