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Critique de la Bande Dessinée : Bienvenue à la maison

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 3 juin 2013 à 07:27

Walking - Revival – Dead

Un lundi 2 janvier, aux alentours d'une heure du matin, du côté de Wausau, petite ville du Wisconsin. Une jeune recrue du site internet Ledger prépare un article sur les crématoriums pour une série intitulée "les métiers insolites". Alors qu'elle filme avec son téléphone le crématiste en plein travail (histoire de se remettre dans l’ambiance quand viendra le moment de rédiger son article) et que le corps du défunt vient d'être placé dans le four, un événement incongru va se dérouler sous ses yeux. Le corps en train de se faire carboniser va reprendre brusquement vie. Ce cas de "renaissance" n'est pourtant pas unique puisqu'au même moment plusieurs cadavres de la petite ville vont eux aussi se ranimer. Désormais, Wausau, qui était considéré comme une petite ville sans trop de problèmes, va se retrouver le lieu central de spéculations, de peurs et de débats. Mis en quarantaine, les habitants n'auront pas d'autres choix que de cohabiter avec ses "survivants" et, afin de surveiller tout cela, l'agent Dana Cypress se voit confier une nouvelle section créée spécialement pour cette situation.

Les morts qui reviennent à la vie semblent plus que jamais à la mode, sauf qu'il serait gratuit d'accuser Tim Seeley de profiter ou de copier le succès de Walking Dead. En effet, le scénario de Tim Seeley (G.I. Joe/Hack/Slash) n'a pas grand-chose à voir avec celui de Kirkman, ou toute autre histoire tournant autour de nos amis les zombies. Si on devait situer Revival, on pourrait plus ou moins évoquer un croisement entre X-Files, girls ou quelques autres œuvres de Stephen King. Tout d'abord, les revenants de la ville de Wausau sont bien moins dangereux que les morts-vivants habituels. Ici nos amis ressuscités gardent 85% de leur lucidité. En effet, le 100% n'existant jamais totalement, il est possible que quelques-uns, entre deux automutilations, viennent à donner quelques coups de cisaille ou encore de faux. Mais on est loin d'individus réduit à ne penser qu'à manger de la viande fraîche et déambuler sans avoir de but précis.
L'approche de Tim Seeley est donc de suivre les enquêtes de Dana Cypress - flic et jeune mère de famille - et de son coéquipier Ibrahim Ramin autour de quelques meurtres qui pourraient avoir un éventuel rapport avec le phénomène qui a frappé cette petite ville du Wisconsin. C'est là où il paraît très difficile de ne pas rapprocher le travail de Seeley avec celui de King. On pense tout de suite à Castle Rock et son shérif Alan Pangborn. Puis il y a cette ambiance tournant autour d'une petite communauté ou tout le monde semble se connaître et se cacher des choses, et le bestiaire habituel de timbrés qui fait que l'on en arrive à soupçonner potentiellement plusieurs personnes. Après, Tim Seeley pond globalement une histoire assez originale pour que les lecteurs n'aient pas forcément l'impression d'avoir vu exactement la même chose ailleurs. Il y a vraiment des situations inattendues, et surtout, on se retrouve propulsé dans cette histoire sans arriver à décrocher une seule seconde.

Extrait Revival T1

Visuellement, le travail de Mike Norton (Runaways, Gravity) fait dans son ensemble bonne figure même s'il est vrai qu'il apparaît quelques inégalités. La force du dessinateur se trouve particulièrement dans le fait qu'il arrive à rendre ses personnages expressifs et aussi créer une atmosphère via un certain sens du cadrage. Après, outre une impression d'un trait un peu passe-partout qui donne un côté peut-être « industriel », on notera aussi le problème de Mike Norton à se détacher des protagonistes de cette histoire pour illustrer des personnages secondaires. D'un coup, le trait apparaît plus caricatural, moins certain, moins fignolé. Pour ce qui est de la mise en couleur – ici Mark Englert – on a déjà connu et vu mieux, mais surtout, une fois de plus il n’y a là aucune prise de risque et on se situe parfaitement dans la lignée de multiples autres albums issus de chez Image comics.

85

Si visuellement Revival manque d'un certain parti pris graphique, le travail demeure lisible et globalement satisfaisant, et il a surtout pour lui l’avantage de ne pas nuire à une aventure qui à elle seule mérite bien le détour. Revival est donc un premier tome très accrocheur, avec une ambiance cuisinée aux petits oignons, dotée d'une histoire solide et accompagnée de personnages attachants et particulièrement intéressants.

Critique de publiée le 3 juin 2013.

Que faut-il en retenir ?

  • L'ambiance.
  • L'histoire.

Que faut-il oublier ?

  • La mise en couleur trop classique.

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