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Critique du Téléfilm : Jurassic Attack
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Critique du Téléfilm : Jurassic Attack

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 8 mai 2013 à 1620

Bouse préhistorique

Chargée de récupérer un missile et deux obus, une équipe des services spéciaux de l'armée américaine est en vol pour la jungle sud-américaine. Briefés dans un avion aussi luxuriant que le Jardin des Plantes (peut-être en rupture de stock de filets, les accessoiristes ont décoré l'intérieur du cockpit avec quantité de plantes grimpantes en plastique du plus bel effet), au moyen d'une retransmission vidéo cadrée en champ-contre-champ (on ne saura donc jamais où, dans l’avion, est disposé l'écran), les militaires prennent connaissance de leur mission et de l'identité de leur contact sur le terrain (une taupe infiltrée dans les rangs d'une armée révolutionnaire) avant d'effectuer quelques figures libres en parachutes (des images hors sujet probablement piquées dans un quelconque reportage sur la haute voltige), le tout bercé par une bande sonore aux allures de surf music. Une fois au sol, toujours en liaison radio avec leur QG, regroupés et dissimulés derrière quelques buissons rachitiques (des maîtres en furtivité, ces ricains!), les commandos décident de prendre l'ennemi par surprise. Mais tout ne va pas se passer comme prévu.

On pourrait même qualifier cette opération de fiasco. Tout d’abord, le missile est pulvérisé lors de la destruction du camion le transportant. Par l’un des membres du commando, qui plus est. Puis l'agent infiltré, démasqué, est rapidement égorgé par le chef des guérilleros, sorte d'improbable et horripilant croissement entre Che Guevara et une hyène rieuse. Seule la libération des deux obus, parties intégrantes d'une bimbo latino voulant passer à l'écran pour une brillante biologiste, se passe sans trop de dommages. Là, le héros parvient même à capturer le chef des guérilleros qui, apparemment, est une vieille connaissance. On en vient juste à regretter que les ravisseurs aient eu l'élégance de fournir à la belle des vêtements à sa taille. Enlevée au saut du lit, elle ne portait à ce moment que string et soutif et je l'imaginais déjà, courant en lingerie sexy dans la jungle. Dommage... Bref, la mission étant accomplie, il leur faut désormais gagner la zone d'évacuation, où doit les récupérer un hélicoptère en images de synthèse moisies. Et cela sous le feu ennemi! Une opération d'extraction, digne d'un épisode de la guerre de Vietnam, qui, hélas, tourne à la catastrophe quand l'helico en CGI, touché par une roquette bourrée de pixels explosifs, s'écrase dans les profondeurs de la jungle.

Au QG, c'est la panique! Des désaccords surgissent rapidement, opposant l'armée et le responsable de la CIA. Le colonel en charge de l'opération ne veut pas abandonner ses hommes sur le terrain, alors que le man in black privilégie le nettoyage total de la zone car il craint que dans sa destruction, le missile ait lâché dans l'atmosphère une terrible arme chimique (Et alors? Qu'est-ce que cela change? Virale, à la limite, je ne dis pas, mais chimique...). Invité ensuite sur le lieu du crash, le spectateur va être surpris de constater que la plupart des militaires ont survécu. Pourtant, de l'appareil, il ne reste que des débris fumants. Quand au leader des révolutionnaires, il en a profité pour prendre la poudre d'escampette! La nouvelle mission du capitaine John Steakley, officier en charge de l'expédition, est donc double. Tout d'abord, retrouver le prisonnier évadé. L'éliminer si nécessaire. Puis faire sortir son équipe de cet enfer vert en évitant autant que possible les pertes humaines. Une tache qui ne va pas être facile à exécuter dans une région... peuplée de dinosaures!

Après une longue introduction qui se pose comme un remake (très) fauché de Predator, le scénario lorgne vers une énième relecture moderne du sixième continent de Sir Arthur Conan Doyle. Une nouvelle version à la structure très rustique car consistant principalement entre un répétitif de jeu du chat et de la souris entre des naufragés du ciel et les habituelles créatures antédiluviennes rencontrées dans ce type de fictions, à savoir un T-rex, un triceratops et les nouvelles stars du genre depuis Jurassic Park: des velociraptors. Du survival animalier lambda, avec ses victimes crétines et ses prédateurs insatiables. Pas de quoi s'enthousiasmer, donc. Malgré tout, Jurassic Attack, à défaut d'être original, aurait pu composer un spectacle divertissant. Mais, pour ce faire, encore aurait-il fallu que réalisateur et équipe technique aient fourni l'effort nécessaire. Ce qui n'est absolument pas le cas. Anthony Fankhauser (déjà coupable d'un soporifique 2012: Supernova) nous propose ici un spectacle télévisuel à la mise en scène morose, qui évoque plus un épisode d'une vieille série de l'ORTF que les dernières créations HBO. Du genre, "Pose ta caméra, là, mon gars, je te fais confiance, le temps de me boire un café". C'est sans recul, totalement premier degré, et très sage graphiquement. Mais le pire ne se situe pas dans cette réalisation atone. Non, le pire, c’est les effets spéciaux!

Ce n’est pas que l’on n’ait jamais vu aussi mauvais. Par exemple, les productions The Asylum, dans le domaine, offrent souvent le meilleur du pire. Non, ce qui est terrible avec les FX de Jurassic Attack, c’est l’absence totale d’esprit fun, de point de vue potache, de ces angles de lecture cartoon qui contribuent à rendre les daubes amusantes, et parfois même désopilantes. Ici, c’est tout pourri (modélisations et animation évoquant un jeu vidéo des années 90) mais absolument pas drôle. C’est juste nul. Même le ridicule des incrustations, avec des ajustements plus qu’approximatifs (on dirait parfois que les créatures en CGI flottent au dessus du sol) ne font pas rire. C’est plus pathétique qu’autre chose.

Remarquez, à la lecture du casting, j’aurai dû m’attendre à visionner une bouse. En effet, Corin Nemec semble désormais condamné à œuvrer dans ce type de téléfilms fauchés. Mais Sand Sharks ou Dragon Wasps, l'ultime fléau, autres nanars dans lesquels le comédien tenait le rôle principal, avaient au moins un atout : le second degré (d’aucun dirait même le dixième). Ce qui rendait leur visionnage nettement plus digeste. Dans ce Jurassic Attack, Corin Nemec interprète le colonel qui, abrité dans son QG, dirige les opérations. Le rôle principal, le capitaine Steakley, ce n’est donc pas l’ancienne star de Parker Lewis qui l’incarne mais Gary Stretch (Mega Shark contre Crocosaurus), sorte de Pierce Brosnan du pauvre. A noter également la présence de Vernon Wells sous les traits du responsable de la CIA. Coté féminin, on a droit à du lourd, du moins pour ce qui concerne les mensurations – parce que pour ce qui du reste... La scientifique est interprétée par un jeune model allemand peu connue des fans de séries B, Natasha Berg. Pas grand-chose à retenir de sa prestation, mise à part quelques jolis plans sur sa cambrure. Enfin, un peu plus intéressante est la performance musclée d’Alicia Ziegler (Lake Placid 2) qui incarne le membre féminin du commando, son stéréotype remplaçant avantageusement celui de l’habituelle latine hargneuse et vulgaire.

La conclusion de

Avec Jurassic Attack, le téléaste Anthony Fankhauser échoue totalement à nous divertir. Contrairement à bon nombre de productions de ce type, le film ne tente jamais de flatter son audience avec un esprit geek et un traitement au second degré. Un choix qui rend la médiocrité de sa réalisation et le misérabilisme de son récit plus lassants qu’amusants. Il y a même de grandes chances que peu de spectateurs visionnant cette bouse parviennent à tenir jusqu’au générique de fin.

Que faut-il en retenir ?

  • Deux actrices assez mignonnes

Que faut-il oublier ?

  • Complètement nul, à tout les niveaux.

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