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Cockneys vs Zombies >

Critique du Film : Cockneys vs Zombies

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 2 avril 2013 à 18:07

Papi et mami vs undead

Dans l'East End de Londres, Deux employés d'une entreprise de travaux publics mettent à jour une ancienne tombe. Intrigués, faisant fi de toute prudence, ils entament l'exploration de ce lieu obscur remplit de cadavres desséchés et de squelettes. Les fous! A croire qu’ils n’ont jamais vu de film d’horreur. Au final, le duo d’imprudents va se rendre compte, mais bien trop tard, qu’il profane un lieu maudit et que les morts reposant dans cette crypte ne sont pas aussi inertes qu'ils en ont l'air. De plus, prisonniers de ces lieux depuis des siècles, ils ont une dalle d’enfer, si j’ose dire. Et comme ces deux crétins composent un met de choix... Dans le même temps, à quelques pâtés de maisons de là, deux frères, sympas mais un peu benêts, envisagent de cambrioler une banque pour financer le sauvetage de la maison de retraite où réside leur grand-père. Ils seront aidés dans leur entreprise par Katy, leur jolie cousine, Davey, un vieil ami un peu demeuré et « Mental » Mickey, une racaille du quartier à la gâchette facile. Les frangins, bien qu'inexpérimentés,  pensent avoir tout prévu pour réussir leur coup... hormis la possibilité de se retrouver au milieu d'une invasion de zombies!

Depuis 2004, et le succès mondial de Shaun of the Dead, les parodies mettant en scène les mésaventures d'une équipée de jeunes adultes au milieu d'une apocalypse zombie ne se comptent plus. Malheureusement, produits d'exploitation surfant sur la mouvance geek oblige, la plus grande partie de ces séries B sont loin de valoir la délicieuse comédie d’Edgar Wright. La plupart se contente de nous offrir a peu près la même chose (à savoir une déferlante réferentielle bourrée de gags potaches.) En moins bien. En fait, sans vouloir être exhaustif, du coté des réussites, on peut citer l'excellent Bienvenue à Zombieland, de Ruben Fleischer, et, à un niveau moindre, Doghouse, de Jake West, Dead Snow, de Tommy Wirkola, Dance of the Dead de Gregg Bishop et l'étonnant film cubain, Juan of the Dead (j'adore, je vous en parle bientôt!). Force est de l'avouer, même si j'en oublie, c'est peu.  De plus, aucune, même les plus sympathiques d’entre elles (hormis la série télévisée Dead Set) n'arrive à entretenir le même niveau de cet humour noir potache - fruit de la rencontre entre les Monthy Python et le burlesque américain - qui fait la force du cinéma britannique. En fait, l'oiseau rare, le digne héritier de Shaun of the Dead, il faut peut-être le chercher chez nos amis d'outre-manche. Tiens, cela tombe bien, Cockneys vs Zombies, ça vient d'être édité chez FTD (sortie le 17 avril), et c'est un pur produit made in UK.

Dés les premières minutes de visionnage, l’on se rend compte qu’il ne faut pas cherche la force du film de Matthias Hoene dans les fondements du script. Non, on se retrouve face à un environnement et des enjeux familiers qui ne sont pas sans rappeler ceux de Shaun of the Dead, à savoir deux gentils crétins (et leurs amis) qui, dans un premier temps, ne se rendent même pas compte qu'ils évoluent en pleine invasion zombie et qui, par la suite, se fixent une mission que l’on pourrait juger absurde (ici, atteindre le refuge du pub Winchester est remplacé par la maison de retraite). Néanmoins, Hoene parvient à éviter la vulgaire redite en y introduisant des éléments scénaristiques surprenants et au fort potentiel comique. Des éléments découlant (presque) tous de la nature inattendue de quelques protagonistes hauts en couleur: les résidents d'une maison de retraite! En fait, Cockneys vs Zombies aurait pu tout aussi bien être baptisé Les Vieillards contre les morts-vivants tant ces personnages influent sur le déroulement de l'intrigue et sur l'impact comique de l'ensemble. Mathias Hoene joue sur l'absurde, transformant ces respectables retraités un peu gaga en durs à cuire. Même les vieilles dames y mettent du leur, magnant le fusil à pompe avec dextérité (et une certaine jouissance!) et transformant leurs objets du quotidien en armes redoutables. Le cinéaste prend également la peine de dresser quelques croustillants portraits de certains d'entre eux, ce qui les rend forcément très attachants.

En de nombreuses occasions, Cockneys vs Zombies se montre hilarant. L’objectif premier est donc atteint. Ainsi, la "folle" poursuite, délivrée à deux kilomètres à l'heure, entre un senior en déambulateur et des zombies titubant, filmée à la manière du plus terrible des survivals, est absolument géniale. Tout comme lorsque l'un des pensionnaires de la maison de retraite, un brin fripon, fait exploser au fusil à pompe la tête de son infirmière favorite, transformée en zombie, en accompagnant son geste du commentaire "Elle est bien moins excitante comme ça". Mais, attention, en d'autres occasions, le film se montre tout aussi drôle. Ainsi, l'on se rend compte qu'il est très difficile d'éliminer un zombie en lui explosant la tête, surtout lorsque le sujet est une ancienne brute qui, de son vivant, suite à un accident, s’est vu implanter une plaque de métal dans le crane!

Les comédiens, à fond dans leurs rôles, très enthousiastes, contribuent également à l’efficacité comique de l’œuvre, notamment en usant jusqu’à l’excès du fameux accent cockney (le film est donc à voir impérativement en vo), ce qui rend donne encore plus de relief à leurs personnages. Dans les rôles principaux, Rasmus Hardiker (Terry) et Harry Treadaway (Andy), deux comédiens formés aux comédies, forment un duo comique (style bad guys à deux balles) qui n’a rien à envier à Simon Pegg et Nick Frost, les stars de Shaun of the Dead. Dans les rôles secondaires, que du bon, avec notamment la présence d’actrices bien connues pour leurs performances télévisuelles : Michelle Ryan, la star de EastEnder, The Bionic Woman et Jekyll (et vu dernièrement dans un sketch de Metal Hurlant Chronicles) et Georgia King (The New Normal). Enfin, cerise sur le gâteau, pour incarner les pensionnaires de la maison de retraite, le jeune cinéaste a réussi à convaincre des grandes figures du cinéma et de la télévision, comme Alan Ford, Richard Briers et la pétillante Honor Blackman.

Mention bien, également, pour les effets spéciaux. Les zombies sont très nombreux et ils présentent des maquillages très convaincants, Sans représenter le point fort du film, les plans gore ne manquent pas et l’amateur d’éviscération et d’amputation en a pour son argent. Les impacts de balles sont d’autant plus réussis que Hoene a essayer d’éviter, autant que possible, d’avoir recours à des inserts CGI. Certains plans sont même saisissants, comme lorsque les héros sortent de la banque et qu’ils se retrouvent devant un véritable carnage, les flics cernant les mieux ayant été submergés par une vague de zombies. On dirait presque du George A. Romero. Mais en plus rigolo.

68

Si Cockneys vs Zombies ne brille pas par l’originalité de son thème (on retrouve tous les codes narratifs propres à la comédie zombie depuis Shaun of the Dead), le jeune réalisateur Mathias Hoene parvient à tirer son épingle du jeu en y introduisant quelques éléments originaux au fort potentiel comique. La plupart des cinéastes essaient d’attirer le chaland sur un genre aujourd’hui usé jusqu’à la corde avec une surenchère « chicks & boobs », le jeune anglais les prend à contrepied en faisant d’un groupe de sympathiques vieillards les héros de son film. Le pari est réussi. On rit beaucoup.

Critique de publiée le 2 avril 2013.

Que faut-il en retenir ?

  • Des personnages sympathiques
  • Une réalisation enthousiaste
  • Des gags efficaces
  • Des effets spéciaux tout à fait satisfaisant

Que faut-il oublier ?

  • Un thème usé jusqu’à la corde

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