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Critique du Film : 2033 - Future Apocalypse
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Critique du Film : 2033 - Future Apocalypse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 15 mai 2012 à 1959

Fajitas amer

2033, le Mexique est soumis au joug d’un régime autoritaire interdisant toute forme de culte, hormis celui de PEC, le fondateur de cette dictature, considéré par ses admirateurs comme un dieu vivant. Aujourd’hui contraint à survivre dans un milieu clôt et aseptisé, ne communiquant plus avec l’extérieur que par le biais d’une liaison audio-vidéo, PEC a remis les clefs du pouvoir au général Jamaro, son plus fidèle lieutenant. Ce dernier remplit sa tache avec zèle, veillant à étouffer dans l’œuf les prémices de révolte qui secouent régulièrement les basses couches sociales de la population et chassant impitoyablement tous ceux qui tentent de réveiller les anciens cultes. Jamaro s’inquiète aussi du comportement de Pablo, son beau-fils, auquel il met de grands espoirs, et qui, depuis peu, a tendance à oublier ses devoirs...

La science-fiction spéculative est un genre assez peu exploité dans le cinéma mexicain, plus connu pour ses œuvres fantastiques et horrifiques. Une situation qui doit autant aux spécificités culturelles du pays des luchadores qu’aux limitations budgétaires d’un cinéma moins riche que celui d’Hollywood. On peut donc dire qu’ici, le cinéaste Francisco Laresgoiti, avec l’aide de quelques images de synthèses nous exposant un Mexico City (rebaptisé Villaparaiso) futuriste, fait preuve d’un certain anticonformisme... tout en prenant de grand risque, ce genre exploitant la dystopie ne supportant que très mal les contraintes d’un budget étriqué et les environnements cheaps.

Pour ce qui du scénario, Francisco Laresgoiti a choisi de suivre à la lettre les codes de la fiction spéculative à composantes anti-utopiques. Pablo, le héros du film, évolue dans une société obéissant à un régime despotique où est bannie la libre pensée et la liberté de culte. De la technologie et de la science, les autorités en font des usages éthiques, et exclusivement répressifs. Le portrait dressé par le cinéaste de la société de 2033 est très sombre. Alors que les membres d’une caste privilégiée, liée aux instances militaires, vivent dans le confort, l’oisiveté et la luxure, les représentants des basses couches sociales, drogués et endoctrinés, s’entassent dans des logements exigus, dans un statut de totale soumission... et dans l’attente passive d’un éventuel libérateur. Rien de bien nouveau, donc.

Guère plus original que le décorum, le récit nous conte de manière assez prévisible (tout en ne parvenant pas à éviter ni les incohérences, ni les clichés) la prise de la conscience de Pablo. Après avoir participé à une partie de chasse à l’homme, le jeune yupee commence à réaliser l’injustice de la situation. Il va alors se rebeller contre les codes établis et, par conséquent, l’autorité de son beau-père. Son éveil à l’humanisme et à la justice va coïncider avec sa rencontre avec le père Miguel, un prêtre clandestin qui va lui dévoiler l’identité de son père (quelle surprise!) et Lucia, une jolie scientifique aux idées subversives. La sincérité de l’un et l’amour de l’autre vont faire de lui l’initiateur d’une nouvelle révolution.

Par contre, si Francisco Laresgoiti ne révolutionne pas le genre avec ce script mainstream (on retient toutefois quelques bonnes idées, comme l’usage de drogues de synthèses sous forme de collyre), force est d’admettre qu’il s’en sort plutôt bien dans le rendu visuel. Faisant un bon usage d’une photographie froide et clinique pour mettre en valeur des décors minimalistes, en réduisant au maximum le nombre de décors, il nous offre une ambiance futuriste qui évoque à la fois les univers de Gattaca et les films SF des années 70, tout en parvenant à éviter les pièges du kitch et du cheap. Au regard des moyens alloués à la production de cette œuvre modeste, il était difficile de faire mieux. Hélas, il se montre nettement moins avisé dans le traitement du rythme narratif. Il ne parvient jamais, pas même lors des séquences d’action (comme la chasse à l’homme en hélicoptère), à donner à son métrage un véritable souffle. A croire qu’il s’est endormi dans la salle de montage. Cette aspect est de plus appuyé par un acting bien souvent trop paresseux (très embêtant quand l’efficacité d’un film repose en grande partie sur les rapports humains). C’est en cela que réside la véritable faiblesse du film, qui apparait souvent comme lent et poussif. A noter que la fin ouverte en agacera aussi plus d’un...

La conclusion de

De part le thème traité par Francisco Laresgoiti, 2033 est une curiosité. En effet, la fiction spéculative n’est pas un sujet très souvent traité par le cinéma mexicain. Mais, hélas, l’intérêt du métrage s’arrête là. Ou presque. Avec son scénario trop moyen, sa réalisation mollassonne et son interprétation poussive, le film peine à convaincre. Et cela malgré une photographie efficace et une évidente volonté de bien faire…

Que faut-il en retenir ?

  • Une photographie efficace
  • Quelques idées intéressantes
  • Une mise en scène appliquée

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario banal et plombé par les clichés
  • Une intrigue peu crédible
  • Un casting peu convaincant
  • Une fin ouverte très frustrante

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