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Critique du Film : Aliens vs. Avatars
Aliens vs. Avatars >

Critique du Film : Aliens vs. Avatars

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 7 mai 2012 à 1732

Un Z qui veut dire zéro


Serviettes sous le bras, deux jolies minettes se baladent dans les bois à la recherche d’un endroit tranquille, propice à une séance de bronzette en topless. Malheureusement, leurs pas les mènent droit sur le terrain de chasse d’un prédateur alien qui, faisant fi du peu de défi que représente la traque d’inoffensives jeunes femmes, se hâte de les transformer en viande froide. Deux agressions sauvages qui, bien que se déroulant en un lieu isolé, ne se font pas sans témoin. Car dans la station spatiale lui servant de base d’observation, une extra-terrestre a tout vu. Obéissant à son ordre de mission intergalactique, qui est de mettre hors d’état de nuire le dangereux alien, elle envoie alors son avatar sur Terre. L’intervention est d’autant plus urgente qu’un groupe de jeunes campeurs, arrivé sur les lieux, compose une nouvelle proie idéale...

Réalisé par Lewis Schoenbrun, Aliens vs Avatars est une série Z qui, vous l’avez compris, récupère les éléments de Predator et d’Avatar pour construire une sorte d’improbable cross-over. Un processus de mixage qui n’est pas nouveau puisque déjà rencontré avec la série Aliens Versus Predator, avec un résultat plus ou moins réussi, d’ailleurs. Evidemment, budget rachitique oblige, ici, les ambitions s’affichent comme étant plus modestes que pour la licence de Paul W. S. Anderson, avec un traitement cheap qui vise plus à faire du spectacle une sorte d’hommage aux blockbusters dont il fait référence. Ainsi, l’alien en question, s’il se montre aussi agressif et impitoyable que le predator, présente un look nettement moins impressionnant que son ainé et laisse clairement apparaitre qu’il ne s’agit là que d’un cascadeur revêtu d’une panoplie en mousse de latex. C’est tout juste si l’on ne discerne pas la fermeture éclair dans le dos du monstre, comme dans les bons nanars des années 50. Oui, Edward D. Wood Jr. et Phil Tucker (Robot Monster) ne sont pas loin.

Pour ce qui est de l’avatar de ce film, l’on se trouve dans la situation inverse à celle du film de James Cameron, puisqu’ici c’est une extra-terrestre qui se matérialise dans le corps d’une terrienne. En effet, l’avatar est celui d’une gonzesse barbouillée en bleue vivant dans une pièce aux parois vitrées. La schtroumpfette dans un aquarium. Par contre, comme dans Avatar, les deux rôles, celui de l’extra-terrestre et de son alter-ego humain évoluant sur Terre, sont incarnés par la même comédienne, dont le principal particularisme est d’être aussi physiquement disgracieuse que médiocre actrice. Qu’elle soit revêtue de sa combinaison de combat en similicuir (baillant aux articulations et à l’entrejambe) ou de son minable déguisement d’inspiration «Cameronienne», Cassie Fiegel dégage le charisme d’une huitre et l’énergie d’une moule. De quoi faire le bonheur de l’amateur de fruits de mer mais, force est de l’avouer, peu propice à divertir le fan de séries Z déjantées.

En fait, Aliens vs Avatars (il y a des «s» dans le titre mais un seul avatar - et un seul alien - dans le film) manque singulièrement de folie. Pour fonctionner, il aurait dû être une démonstration potache et récréative, voire un brin grivoise, composant son manque de moyen par une réalisation enthousiaste et inventive. Au final, il est un produit sans saveur et même assez triste. Le scénario, minimaliste, se compose d’un unique jeu du chat et de la souris entre quelques teenagers errant dans la nature, une gentille extra-terrestre cherchant à les protéger, et un alien qui, sans que l’on en connaisse les raisons, s’acharne à les éliminer. L’on aurait en fait aimé assister à un spectacle un peu moins sage, et surtout plus fun, que celui proposé par Lewis Schoendrun qui ne nous offre comme divertissement qu’une poignée de plans gore perfectibles. Par exemple, le look de l’alien aurait pu donner l’occasion d’amener au métrage un amusant petit aspect super sentai, d’autant plus qu’intervient dans le dernier quart d’heure un robot qui ne dépaillerait pas dans un épisode des Power Rangers. Cela aurait été plus intéressant que ce choix du premier degré, qui ne fonctionne pas du tout. Même le coté monster movie se retrouve délaissé, l’alien n’ayant jamais l’idée d’arracher un tant soit peu les vêtements de ses proies féminines.

La qualité de l’interprétation, à la limite de l’amateurisme, n’arrange guère les choses. C’‘est bien simple, tout le casting est du niveau de Cassie Fiegel, avec une prestation atone, que cela soit dans le domaine du jeu dramatique ou dans celui de l’action. Payant le prix fort cette absence totale d’énergie, les «chorégraphies» de combat sensées matérialiser les attaques de cette redoutable créature alien et ses duels contre l’avatar font long feu, jusqu’à atteindre un degré de ridicule qui pourra, éventuellement, amuser les amateurs de nanar les moins exigeants. Personnellement, cela ne m’a pas franchement diverti. Pourtant, dieu sait que je suis assez bon public quand je me trouve devant ce type de produit fauché.

La conclusion de

En général, l’efficacité des séries Z reposent sur l’entretien d’une atmosphère potache et/ou un traitement non conventionnel franchissant souvent les limites de la bienséance. Aliens vs Avatars, hélas, et malgré quelques effets gore, ne possède aucun de ces armes. Un film aussi nul qu’ennuyant.

Que faut-il en retenir ?

  • Un ou deux effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Un très mauvais film Z

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