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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Camel Spiders
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Camel Spiders

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 10 avril 2012 à 1944

La critique du staff

Au milieu des années 90, des soldats américains opérant en Irak furent les initiateurs d’un gentil canular internet qui, propulsé par un incroyable buzz, finit par se transformer en une véritable légende urbaine. C’est en effet des US rangers qui, en photographiant sous un certain angle deux insectes solifuges accouplées, donnèrent naissance à la légendaire Camel Spider, une fausse araignée de trente centimètres de diamètre et dotée d’une multitude de pattes. Le buzz internet, véritable téléphone arabe du 21ème siècle se chargea du reste, afin d’embellir le portrait monstrueux de la créature: une vitesse de pointe proche des 60 km/h, des cris perçants et une férocité telle que ces monstres nécessitent pas à attaquer animaux domestiques et humains pour leur arracher, grâce à leurs crocs puissants, d’énormes morceaux de barbaque.

En 2011, Jim Wynorski, homme avisé s’il en est, qui apprécie autant les B-monster movies que les parodies érotiques, récupère la légende pour le compte des studios Concorde / New Horizon de Roger Corman, histoire de changer un peu des habituels monstres géants qui font l’ordinaire des catalogues Nu Image, Syfy et The Asylum. Il imagine l’animal faisant son terrain de chasse d’un environnement désertique américain, type désert du Nevada. Restait cependant à trouver un moyen pour transporter ces créatures (imaginaires) du désert afghan (oui, actualité oblige, on passe de l’Irak à l’Afghanistan) au continent américain. Et Jim Wynorski, qui ne manque jamais une occasion de se moquer des forces armées, de leur met donc sur le dos la responsabilité de la migration! Le corps d’un GI tué dans l’escarmouche, infesté par des araignées, est ramené au pays de l’oncle Sam, sans examen préalable, et simplement installé dans un cercueil en bois contreplaqué. Il ne suffisait plus qu’un banal accident de la route pour que les arachnides se retrouvent lâchés dans la nature.

C’est donc au cours de cette introduction se déroulant, en grande partie, en terre étrangère que le spectateur va découvrir les fameuses Camel Spiders. De tailles diverses (entre 20 et... 50cm!), dotées de crocs démesurés, extrêmement vivaces, elles attaquent et mettent rapidement en déroute un groupe de rebelles afghans posté en embuscade. Commandés par le capitaine Sturges, les soldats américains, jusqu’alors pris sous le feu ennemi (ils peuvent donc remercier leurs alliés involontaires, d’autant plus qu’ils se montrent assez peu précis dans leurs échanges de coups de feu) se voient étonnés par l’arrêt soudain des hostilité, qu’ils attribuent tout d’abord à l’intervention d’un hélicoptère de combat avant de percevoir d’étranges et puissants cris d’animaux. Intrigués, les militaires se rendent alors sur les positions ennemies qu’ils retrouvent seulement occupés par quelques corps horriblement boursoufflés.  Alors que les collines environnantes retentissent toujours des hurlements de ces araignées (oui, oui, comme je vous l’ai déjà dit, ces araignées crient!), l’officier médecin identifie les blessures des irakiens comme des morsures d’insectes.

Quelques temps plus tard, on retrouve donc le capitaine Sturges et son aide-de-camp (le sergent Underwood, incarné par la dynamique Melissa Brasselle), en compagnie du shérif local (C. Thomas Howell) et de quelques voyageurs de passage, en très mauvaise posture, la région étant envahie par ces camel spiders - qui ont sacrément proliféré (et grandi!) en quelques heures… sans qu’aucune explication nous soit fournie, bien entendu.  Parallèlement, on suit également les mésaventures d’un petit groupe de teenagers qui se retrouve piégé dans une maison de campagne - comme les héros de Soudain... les monstres. En fait, malgré un scénario bourré de clichés stupides, trop banal pour susciter un quelconque intérêt, et des personnages aussi transparents que l’eau claire, Camel Spiders nous offre un spectacle basique mais pas totalement inintéressant, principalement grâce à ses nombreuses séquences mettant en scène la résistance armée des humains face à des vagues d’araignées numérisées. Les effets spéciaux sont certes perfectibles mais l’ensemble est suffisamment nerveux et ces araignées assez vicieuses (elles se jettent sur les visages de leurs victimes comme les face-hugger d’Alien) pour nous faire accepter sans trop sourciller les petits problèmes d’incrustation et les gerbes de sang numériques.  Au final, Jim Wynorski n’invente rien (on pense notamment à Arac Attack), lorgne du coté de la série B des années 50 (Tarantula!, Des monstres attaquent la ville) et des années 70 (L'Empire des fourmis géantes, L'Horrible Invasion, L'Invasion des Araignées Géantes), mais force est de dire qu’il fait nettement mieux que bon nombre de ses confrères œuvrant pour Syfy.

Le gros problème de Camel Spiders se situe en milieu de métrage, ventre mou où il ne se passe quasiment rien. Vingt minutes de dialogues insipides entre des personnages stéréotypés (le lâche qui met la vie du groupe en danger; la pleurnicheuse chiante comme la pluie, l’aventurier tête-brulée, le leader charismatique, l’introverti qui finit par s’affirmer, la gamine qui se paume, etc.) dont l’on connait d’avance la triste destinée - et dont l’on se fout comme de sa première chaussette. Dans ces moments, l’on s’ennuie sévère. On peut également regretter l’absence d’un archétype héroïque fort (le manque de punch de Brian Krause n’arrange pas les choses), qui aurait compensé le ridicule de sa construction par un rendu fun propre aux séries B décomplexées, catégorie dont se revendique le film de Jim Wynorski - comme le prouvent les nombreux gunfights aux munitions illimitées et un générique au style très « comics » (appuyé par une excellente musique de Chuck Cirino). Enfin, l’on était en droit d’attendre un peu plus de culot de la part du réalisateur des Busty Cops et des Witches of Breastwick, qui se montre ici extrêmement sage, faisant des quelques babes présentes dans ce film - comme Diana Terranova (American Trip, Sexy Wife Syndrome) - des victimes sans ressort, privant le métrage de tout esprit potache et sexy. Diantre, un Jim Wynorski sans nichon à l’air, ce n’est pas un Jim Wynorski!..

La conclusion de

Reprenant sans trop d’imagination tous les codes posés depuis des lustres par des cinéastes des années 50 et s’inspirant fortement de tous ces survival horror des seventies, Camel Spiders ne surprend jamais et, contrairement à Arac Attack, qui cultivait un aspect fun, il n’amuse guère plus. Seules quelques séquences d’agressions, assez bien rythmées, arrivent à éveiller l’attention des spectateurs les moins exigeants. On aurait pu s’attendre à mieux de la part de Jim Wynorski. Dommage…

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences d’agressions amusantes

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario très faible
  • Manque d'esprit fun
  • Des personnages transparents
  • Des acteurs peu concernés
  • Des effets spéciaux perfectibles

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