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Critique du Film : Mondwest

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 3 avril 2012 à 16:13

Gaffe au Robot Yul !

Il y a des films qui sont aujourd’hui oubliés du commun des mortels et qui, pourtant, font partie des ces grands classiques qui ont influencé toute une génération de grands cinéastes. Mondwest est l’un de ces films !

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Peter Martin (Richard Benjamin) et John Blane (James Brolin) ont choisi d’échapper, le temps de quelques jours, au monde des affaires et se rendre dans le nouveau parc d’attractions de Delos.  En ces lieux, les visiteurs fortunés peuvent s’offrir un voyage dans le temps et choisir de revivre l’époque romaine, médiévale ou encore de la conquête de l’ouest. Pour peupler ces mondes, le centre de Délos à créé une génération d’androides ultra-perfectionnés, capables de satisfaire tous les souhaits de la clientèle, que se soit de désir sexuel ou de violence. Si, dans un premier temps, le séjour des deux jeunes hommes se déroule à la perfection, petit à petit des indices laissent à présager que les machines pourraient passer hors de contrôle.

« - Une psychose mécanique ?
- Fermons la station pendant 1 mois.
- C'est bien hâtif.
- Un serpent a blessé un hôte c'est inadmissible.
- Le potentiel de risque est élevé à Delos. »

Aujourd’hui, au regard d’un jeune spectateur, Mondwest pourrait paraître dépassé (coupes de cheveux 70’, ordinateurs et écrans datant de la préhistoire…) et surtout composé de multiples idées déjà vues ailleurs. Normal, car des films comme Terminator ou, plus encore, Jurassic Park ne seraient peut-être pas ce qu’ils sont si Mondwest n’avait pas montré la voie. Car Michael Crichton, avant de se plonger en 1990 dans l’écriture du célèbre roman  qui deviendra plus tard un film de Steven Spielberg, avait déjà mis en forme, 20 ans auparavant, un scénario ayant comme théatre un parc d’attractions high-tech devenant très vite hors de contrôle. Ensuite, comment ne pas trouver des liens de parenté entre le cow-boy interprété par Yul Brynner et le futur T800 de James Cameron? Dans les deux cas, les robots affichent une apparence humaine, tous deux tuent froidement, rien ne semble pouvoir les arrêter et ils partagent la même vision infrarouge. A ce sujet, Mondwest est d’ailleurs le premier film à utiliser un certain type d'images de synthèse créées par Triple-I afin de simuler le point de vue des robots - l'anecdote dit que pour 10 secondes d'images il fallait alors compter 8h de production. En outre, pour revenir à la référence à Terminator, dans Mondwest, un scientifique va même jusqu’à se plaindre qu’ils n’ont plus de visibilité sur la production depuis que des machines viennent à créer elles-mêmes des robots. Sans remettre en doute et déprécier la qualité du film de James Cameron, il parait évident que le l’histoire de Michael Crichton a eu une forte influence sur la conception de Terminator.

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Alors, bien entendu, avec ce recul de quarante ans, Mondwest affiche un futur un peu kitsch. Michael Crichton, ici scénariste et réalisateur, ne pouvait pas anticiper totalement l’évolution technologique. De plus, les scènes d’action pourront paraître mollassonnes. Cela est dû, tout d’abord, à un budget modeste (même pour l’époque) mais surtout, parce qu’aujourd’hui nous sommes abreuvés d’images toujours plus extrêmes. Pour autant, l’allure virile et froide de Yul Brynner (dont son costume parait identique à celui des 7 mercenaires) inquiète toujours autant. Puis, malgré leur âge prononcé, les effets spéciaux restent de très bonnes facture et impressionnent encore parfois, comme dans la séquence ou notre cow-boy en cuir noir se fait ôter le visage afin qu’on en découvre ses circuits.  Le film présente aussi quelques scènes, qui aujourd’hui n’auraient certainement jamais passé l’étape de la table de montage. Les allusions sexuelles avec des « robots» plus performants, les impacts de balles accompagnés d’un rouge vif ou, encore et surtout, des hommes vantant leur plaisir de tuer « seulement » des machines et ainsi décharger leurs instincts primaires. Sans compter le fait que tout le monde fume comme un pompier, ce qui aurait certainement fait bondir la censure d’aujourd’hui.

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« - Armé ? Ça doit être un modèle 404, ou 406. Si c'est le 406, il est équipé de senseurs.
Une superbe machine !
- Il me pourchasse !
- Je n’en doute pas.
- Que puis-je faire ?
- Rien. S'il te pourchasse, il t'aura. »

Pour le reste, Mondwest n’est pas parfait. Ainsi, on regrette que la période médiévale, et encore plus romaine, soient complètement sous exploitées ou encore queCrichton ne s’intéresse qu’au sort que de quelques personnages (et plus particulièrement ceux de Richard Benjamin et James Brolin). Un choix qui a pour conséquence d’atténuer l’élément « suspense » - bien que Crichton arrive à introduire un ou deux éléments aptes à surprendre. Toujours du coté des regrets, un des morceaux de bravoure du film qui se traduit par un combat d’épées manque d’une véritable chorégraphie - surtout qu’à cette période, ce type d’affrontement était courant au cinéma et beaucoup plus spectaculaire. On sent bien que le réalisateur n'est pas à l'aise pour filmer ce type de séquence, et il en résulte un découpage très plan-plan. A coté de cela, Crichton demeure un réalisateur très intéressant dans sa façon d’installer une atmosphère et de créer une ambiance quasi paranoïaque. Puis, peu de réalisateurs peuvent se vanter de créer un « classique de la science-fiction» dès leur deuxième long-métrage.


Par la suite Mondwest engendra une suite de bien moindre qualité intitulée « Les Rescapés du Futur » et une série télévisée « Beyond Westworld ».

80

Mondwest peut être jugé comme un film daté par certains spectateurs avides de films « clipesque » et de pyrotechnie à tout va. Pour autant, ce classique de la science-fiction reste, sur bien des points, passionnant et profite du charisme incroyable d'un Yul Brynner qui impose de par sa froideur et attitude de prédateur. Mondwest est de plus un film possédant une « vraie » histoire et un « vrai » concept, initiateur de l'idée de la machine prenant le pouvoir. Souvent copié, rarement égalé - si l'histoire peut paraître aujourd'hui banale, gardez en tête que ce film en détient la paternité ! - Mondwest est définitivement un classique!

Critique de publiée le 3 avril 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Yul Brynner à la grande classe.
  • Un scénario novateur et initiateur.
  • Une ambiance enjouée aux propos cyniques qui fait plaisir à voir.

Que faut-il oublier ?

  • Des aspects visuel fortement 70’.
    Les scènes d’actions ne sont pas le fort de Crichton.

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