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Critique de la Bande Dessinée : La marque du néant
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Critique de la Bande Dessinée : La marque du néant

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 24 mars 2012 à 1209

Le dernier combat

Après un premier tome, somme toute, assez moyen (que cela soit scénaristiquement ou graphiquement), au cours duquel Nicolas Tackian et Nicolas Guénet nous offrait en lecture une sorte de grosse introduction, l’on retrouve le monde d’Arakel, toujours en proie à la guerre. Alors que Maïa et Ulrak échouent à libérer les jeunes orks du clan des griffes et atterrissent dans les geôles de la baronnie, le fils du roi Aldhar, qui a passé l’épreuve du Grand Sommeil, commence à réunir les tribus de la Forêt Primordiale pour lancer un assaut sur les Humains et les Semi-hommes. Ainsi, malgré les efforts de la révérende Dewill et des sages orks, il semble que tout espoir de paix est désormais perdu…

Avec ce récit qui évoque de manière évidente l’histoire des natifs amérindiens, le scénariste Nicolas Tackian nous entraine à prendre le parti des orks, peuple sauvage voyant son espace vital s’atrophier sous la progression de la civilisation et du modernisme, représentés par les Humains et leurs serviteurs Nains. Ainsi, le jeune et fougueux Gorko peut être considéré comme une projection fantasy de tous ces leaders indiens qui ont mené leurs peuples à leur perte. L’introduction de pratiques shamaniques entretient d’ailleurs cette impression de voir agir des Sioux ou des Apaches aux canines proéminentes. A coté de cela, on peut noter que l’intrigue est bien ficelée, riche de personnages intéressants (qu’ils soient bons ou mauvais) et qu’elle propose une vision assez originale de ces races folkloriques – les elfes, par exemple, évoluent assez loin des clichés de type Dungeons & Dragons.  Par contre, l’histoire (très sombre, on évolue dans le registre de la dark fantasy) présente un gros problème : un dénouement extrêmement précipité, voire expédié. « Tout ça pour ça ! » est la principale réflexion qui m’est venue à la fermeture de l’album. La bataille promise se clôture en deux planches, les elfes disparaissent dans les méandres de l’intrigue pour ne plus réapparaitre et l’histoire de Maïa et d’Ulrak s’achèvent dans un remake de fort Alamo…  Vraiment très frustrant. On peut peut-être trouver une explication dans le fait que, prévu à l’origine pour être un triptyque, la série s’est retrouvée réduite (pour une raison que j’ignore) à seulement deux tomes.

Pour ce qui est des dessins, mes sentiments restent les mêmes que pour le tome 1. Je n’adhère pas trop au style de Nicolas Guenet. Le dessinateur est très à l’aise pour la représentation de corps musculeux - et il ne s’en prive pas (normal, me direz-vous, quand l’on sait qu’il est adepte de body-building) - mais nettement moins quand il s’agit de les faire bouger. Je n’aime pas non plus sa manière, très légère, de dessiner les visages et leurs expressions. Des défauts qui, je pense, témoignent plus d’une certaine irrégularité dans le style que d’une incompétence, comme le prouvent certaines planches, qui sont elles très réussies, même pour ce qui est de la représentation des visages. Enfin, il est également bon de signaler que si la fin n’est pas, au niveau de l’intrigue, très enthousiasmante, c’est elle qui bénéficie des plus belles planches, avec de très belles vues sur des mêlées sauvages et épiques. Bref, un travail d’ensemble moyen, qui se place au même niveau que le scénario.

La conclusion de

Partant d’une idée intéressante qui met les orcs dans une situation héroïque, Orks aurait pu être ce que la série de romans de Stan Nicholls est à la littérature fantasy : une divertissante projection fantastique de l’histoire du peuple amérindien. Malheureusement, force est d’avouer que Nicolas Tackian et Nicolas Guénet, malgré de bons passages et quelques planches très réussies, n’arrivent pas totalement à convaincre. Une intrigue qui se déroule de manière trop précipité et un trait irrégulier sont les principaux reproches que l’on peut faire à Orks.

Que faut-il en retenir ?

  • Une idée de base intéressante
  • Un regard original porté sur les peuples folkloriques
  • Quelques belles planches de bataille

Que faut-il oublier ?

  • Une deuxième partie d’album au récit précipité
  • Un traitement parfois superficiel
  • Une qualité graphique irréguliere

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