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Critique du Téléfilm : Triassic Attack
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Critique du Téléfilm : Triassic Attack

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 4 mars 2012 à 1734

Totems aux dents longues

La population amérindienne d’une petite ville de la côte Ouest (composée d’un apprenti-shaman et trois figurants) se mobilise pour empêcher, non pas la construction d’un centre commercial ou la mise en place d’un complexe industriel, mais l’extension de l’Université de l’Etat. Voyant que leurs manifestations pacifiques n’aboutissent à rien, le shaman, oncle Dakota, se rend dans le musée local pour y demander l’aide de ses ancêtres. Mais son manque d’expérience dans l’art shamanique entraine des conséquences inattendues : l’invocation d’esprits colériques qui prennent possession des fossiles exposés dans le musée…

Il y a deux ans, dans Mammouth, Tim Cox nous offrait le spectacle de l’un de ces mammifères géants, exposé dans un musée, qui reprenait vie après avoir été en contact avec une entité extra-terrestre. Ici, les productions Syfy remettent le couvert avec ce téléfilm de Colin Ferguson (premier réalisation de cet acteur vu dernièrement dans Lake Placid 3) où le fantastique remplace la science-fiction. On y fait d’abord la connaissance d’oncle Dakota, shaman et vendeur de tomahawk en plastique. Un peu empoté, ce militant pour la défense des droits des natifs, tente par la magie d’obtenir l’aide des esprits mais ne parvient qu’à libérer en ville (et dans ses environs) des squelettes de dinosaures animés dont les orbites brillent d’une lumière maléfique. Après, il essaie de rattraper le coup en faisant du cheval à l’envers (un plan très dôle) ou en organisant une autre cérémonie avec comme assistants deux adolescents. En vain. Tout ce qu’il obtient en retour, c’est quelques nuages de pluie.

Et voilà donc les fossiles d’un T-rex, d’un ptérosaure et d’un velociraptor lâchés dans la campagne ! Leur instinct chasseur se mêlant à la méchanceté des esprits qui les possèdent, les créatures se jettent sur tout ce qu’ils croisent sur leur chemin : caravanes, bimbos en bikini, gros crétins à casquette, vaches, professeurs et mécènes de l’Université… C’est assez rigolo, avec des images CGI pas trop mal foutues pour une production Syfy. En face d’eux, se dresse rapidement un petit groupe d’individus, avec comme unique objectif la destruction de ces monstres préhistoriques. On y trouve le shérif local, interprété par un Steven Brand que les fans de l’éphémère série Samourai Girl connaissent bien, son épouse Emma (ils sont en froid mais on est sur que, dans l’adversité, qu’ils vont se rabibocher), un archéologue de la fac incarnée par une Kirsty Mitchell (Lake Placid 3) au regard toujours aussi magnifique et, bien sur, oncle Dakota, le gaffeur sympa de service, joué par Raoul Trujillo (un abonné aux rôles d’indiens après ses performances dans Moby Dick, Cowboys et Envahisseurs, Apocalypto, Le nouveau monde, la série Into the West…). Mais tout ce beau monde va se rendre compte que la tache ne va pas être simple. Animés par magie, tel le T1000, les fossiles se recomposent rapidement après avoir été pulvérisés. Et il suffit que deux de ces créatures se trouvent suffisamment proches lors de cet extraordinaire processus pour obtenir des résultats surprenants, comme un T-rex volant ! En plus, le shérif et son épouse devront tenter de retrouver leur fille adolescente, partie pour une party au bord du lac, et gérer une très importante conférence qui va avoir lieu sur le campus de l’université.

Le scénario est donc riche d’idées assez foutraques, ce qui contribue à rendre le spectacle assez divertissant. Quelques petits passages bavards, sans grand interet, viennent de temps à autre, entamer le rythme du récit, mais, dans l’ensemble, l’histoire se laisse suivre sans lassitude. On reste cependant dans le domaine d’une production Syfy, avec un niveau de réalisation télévisuel, c'est-à-dire peu remarquable (même si on  ne peut pas reprocher à Colin Ferguson d’avoir bâclé le boulot), et un style suffisamment policé pour assurer sa diffusion lors de prime time, ou le dimanche après-midi. On peut même noter que ce Triassic Attack se révèle bien plus sage que la plupart des productions de la chaine, souvent riches d’effets numériques gores. Ainsi, si le métrage de la star de la série Eureka pourra faire l’affaire d’un public familial, l’amateur de délires potaches en sera, lui, pour ses frais.

La conclusion de

Enième petite production de la chaine Syfy, Triassic Attack atteint sans trop de mal ses humbles objectifs, qui est de proposer un court moment de distraction à un public familial. Colin Ferguson remplit donc honnêtement son cahier des charges, avec les moyens du bord. Cependant, force est de dire que les amateurs de spectacles potaches, comme le propose parfois la chaine, trouveront le produit un peu fade.

Que faut-il en retenir ?

  • Un spectacle tout public
  • Quelques idées amusantes
  • Des CGI convenables

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation sans relief
  • Un récit peu surprenant
  • Un peu trop sage

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