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Critique du téléfilm : Red: Werewolf Hunter, par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 7 février 2012 à 00h29

En compagnie des loups

Quand Nathan Kessler, un agent du FBI, se rend dans un bled paumé des Etats-Unis pour y faire la connaissance de la famille de sa fiancée, il ne se doute pas une seconde qu’il va vivre la plus extraordinaire des aventures. Il imagine déjà un repas ennuyeux en compagnie de riches propriétaires terriens un peu coincés. Au lieu de cela, il va rencontrer un trio d’hurluberlus, dirigé par une matriarche, voir le corps d’un inconnu se désintégrer inexplicablement sous ses yeux, et entendre affirmer que le mythe des loups-garous est quelque chose de tout à fait réel. Encore plus dingue, il va apprendre que sa douce Felicia est en réalité… la descendante du Chaperon Rouge. Difficile à croire, n’est-ce pas ? Et si je vous disais en prime que, depuis des siècles, les Sullivan mènent une guerre terrible contre ces créatures qui ont tué leur ancêtre ? Bien entendu, toutes ces révélations, Nathan ne va pas les accepter comme des vérités absolues, sans en avoir la preuve. Hors, il va être plus que contenté quand il va se retrouver nez à nez (ou à gueule) avec un loup-garou peu sociable qui, en guise de présentations, va s’appliquer à lui planter ses crocs dans le cou !

Basés sur une histoire d’Angela Mancuso, une productrice travaillant régulièrement pour Syfy, le scénario de Red : Werewolf Hunter mêle des éléments du conte du Chaperon Rouge, du mythe du loup-garou (et principalement le film de George Waggner et son remake, puisque Nathan se retrouve approximativement dans la même situation que le fils Talbot) et des comic books modernes mettant en vedette les multiples déclinaisons de Buffy contre les vampires.  On se retrouve donc avec un mélange d’éléments assez hétérogènes, devant tous être retravaillés pour pouvoir correctement s’imbriquer. Au final, structurellement, cela fonctionne plus ou moins bien. Ainsi, si l’on peut trouver réussie la séquence d’introduction, au cours de laquelle nous est présentée une version très personnelle du conte récupéré par Perrault et les frères Grimm, on peut légitimement s’étonner de l’étrangeté de certains aspects, comme la description de l’environnement de la famille Sullivan. Ainsi, pour apprécier le récit, il va falloir accepter comme vérités des éléments peu crédibles ; une invasion de loups-garous qui n’est connu que de quelques individus, une ville fantôme servant de QG à des hordes de lycanthropes ou un sheriff sans aucun citoyen à protéger. L’absence totale de figurants rend aussi l’ensemble bien peu immersif, le spectateur ayant parfois l’impression que la production a voulu faire se dérouler les évènements dans une région reculée sans en avoir eu les moyens.

Par contre, en lui-même, le récit sait se montrer assez divertissant. En choisissant de faire évoluer le métrage dans une ambiance plus proche d’un épisode de Buffy contre les vampires ou de Grimm (la série) que d’un véritable film gothique, le téléaste Sheldon Wilson, bien rompu aux productions cheap (Carnage / Carny, Kaw, Planète hurlante 2, Mothman), a fait le bon choix. Le traitement est donc léger et il s’adapte parfaitement à la nature imparfaite des nombreux effets numériques qui viennent agrémenter le métrage. Au final, si les loups-garous, tous réalisés en CGI, et leurs métamorphoses sont plus que perfectibles, le résultat n’en est pas pour autant choquant, puisque s’inscrivant dans la veine « comic books » de l’œuvre.

L’amateur de petites séries B passera probablement outre tous les problèmes narratifs, et les affres d’un rythme parfois un peu en peine, pour se satisfaire des nombreuses séquences d’affrontements entre les héros et les créatures. Dans ces scènes d’actions, les personnages usent de diverses armes pour éliminer les loups-garous. Touchés par des impacts de balle, des carreaux d’arbalète et même des flèches d’harpons à baleine, les monstres meurent dans de simples mais élégants effets pyrotechniques matérialisant leur désintégration. Le spectateur plus exigeant, lui, fera la grise mine devant le manque de punch de la réalisation, et un niveau d’interprétation qui aurait gagné à être plus énergique.

Oui, car si, indépendamment du manque de moyens, on pourrait reprocher quelque chose au film, c’est bien le manque d’implication d’une partie de son casting, et plus particulièrement celui de Kavan Smith. Pourtant spécialiste de ce type de production, le comédien apparaît comme apathique, peu motivé, et presque antipathique. Le comble pour un personnage sensé attirer notre compassion. Même constat, à un niveau moindre, pour le pourtant talentueux Stephen McHattie, qui semble assez peu concerné par son rôle de leader des loups-garous. Heureusement, Felicia Day fait preuve d’un peu plus de conviction dans l’interprétation de son personnage. Elle arrive à nous offrir un personnage de chasseur, sinon totalement crédible, du moins assez agréable à suivre. Sa performance ne parvient toutefois pas à compenser totalement la mollesse de son entourage.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Red: Werewolf Hunter

Nicolas L.
40

Avec Red : Werewolf Hunter, Sheldon Wilson nous propose un téléfilm bourré d’imperfections et de facilités mais finalement assez divertissant. Riche de nombreux effets spéciaux numériques, avec la présence de nombreuses séquences mettant en scène des loups-garous au design et à l’animation amusante, cette petite production Syfy est à même de contenter l’amateur de séries B peu exigeant. Dommage qu’une partie du casting n’est pas toujours jouer le jeu à fond.

Que faut-il en retenir ?

  • Beaucoup d’effets numériques
  • Un spectacle divertissant
  • Une idée de base sympathique

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation un peu terne
  • Un casting peu concerné
  • Un spectacle cheap

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