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Critique du Film : Pig Hunt
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Critique du Film : Pig Hunt

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 9 novembre 2011 à 0034

La beuh des cochons

Un groupe d’étudiants décide d’aller passer un week-end de chasse dans la région d’enfance de l’un d’entre eux. Après un premier contact assez tendu avec les autochtones, les jeunes gens pénètrent dans la forêt, accompagnés par deux anciens «amis» de l’enfant du pays. Commence alors une étrange aventure pleine de surprises, toutes aussi incroyables et dangereuses les unes que les autres...

Pig Hunt débute de la plus commune des façons, avec la mise en place d’un survival horrifique qui va voir un groupe de citadins en quête de sensations fortes aux prises avec une bande de rednecks dégénérés voulant venger la mort d’un des leurs. Bref, rien de neuf depuis Délivrance, quoi...  Sauf que....

Sauf que Zack Anderson, Robert Mailer Anderson, les scénaristes, et le réalisateur James Isaac (qui s’est construit un nom il y a quelques années avec un sympathique Jason X) ont eu l’idée de glisser dans ce canevas traditionnel des éléments supplémentaires: un groupe de hippies aux moeurs bien particulieres (bien loin de l’habituel idéalisme peace and love) et un monstrueux sanglier géant. L’initiative, si elle apparaît comme plutôt pertinente, n’est pourtant pas totalement nouvelle. On se souvient ainsi que, dans Razorback, Russell Mulcahy et l’excellent scénariste Everett De Roche avaient construit leur intrigue avec deux des éléments précités: le cochon tueur et la bande de paysans attardés (il s’agissait de chasseurs de kangourous).

Ici, la surprise vient donc plutôt de la présence de cette étrange communauté hippie. L’ouverture, qui nous montre deux amazones légèrement vêtues, équipées de serpes, se balader dans les bois puis, plus tard, l’apparition d’un black habillé d’un pagne et armé d’un coupe-coupe nous annoncent que si satisfaction il y a, elle viendra sûrement de la découverte de leur us et coutumes, ainsi que de leur lieu de résidence.  Mais pour cela, il va falloir s’armer de patience. Il va également falloir attendre pour découvrir la gueule du fameux cochon tueur entraperçu dans les premières minutes de métrage.

En fait, durant une petite heure, Pig Hunt se résume à la vision des rapports houleux (c’est le moins que l’on puisse dire) entre une poignée de crétins et une brochette de bouseux encore moins futés. Une heure composée d’un peu spectaculaire défilé de clichés empruntant autant à Mad Max 2 qu’à Délivrance ou Sans retour, mettant en présence des personnages aussi caricaturaux que peu crédibles (que vient faire le gros geek et son chien dans cette histoire, mis à part jouer le gros plein de soupe prédestiné à être charcuté) et bourrée de dialogues insipides. Le manque de naturel des situations est de plus amplifié par le jeu de quelques comédiens faisant dans le cabotinage à outrance, récital de grimaces débiles à l’appui.

Le métrage va devenir nettement plus intéressant lorsque, fuyant les rednecks, les chasseurs s’aventurent près du camp hippie. On débute par une séquence assez amusante, sorte de relecture « southern Comfort » de l’Odyssée (un clin d’œil à O’ Brother ?) quand l’un des fuyards est envoûté par groupe de « naïades » et est entraîné dans un mortel séjour hypnotique. Puis quand l’on découvre les véritables activités de ces marginaux et les rapports qu’ils entretiennent avec le fameux cochon… qui finit par montrer le bout de son groin. A ce moment, l’humour noir est enfin au rendez-vous, le gore également, et les déchaînements de violence composent alors un spectacle assez jubilatoire, apte à ravir les amateurs de cinéma bis.

Malheureusement, aussi bienvenu soit-il, ce changement de rythme arrive bien trop tard pour nous faire oublier une première heure inintéressante, d’autant plus que le « monstre » n’arrive pas vraiment à dissimuler son statut de grosse poupée montée sur roulette. Son intervention, se posant comme le climax du film, est donc un peu décevante, autant par sa durée – très brève – que par la perfectibilité des effets spéciaux traditionnels qui la composent. Seul le contexte, un combat à mort se déroulant dans la fange, est intéressant, de par son aspect craspec.

La conclusion de

Mettant en avant son élément monstrueux – un sanglier géant et sanguinaire -, l’affiche de Pig Hunt s’avère quelque peu trompeuse. En effet, même si le cochon finit par se montrer, le film de James Isaac se trouve être plus un – assez fade - survival exploitant l’affrontement entre deux groupes humains antagonistes qu’autre chose. C’est uniquement au cours de son dernier tiers que le récit recolle complètement avec son argument de vente. Adoptant alors un ton plus original et un traitement plus craspec, introduisant un élément inattendu, le film en devient plus intéressant, mais cela ne suffit pas à nous faire oublier une première heure insipide.

Que faut-il en retenir ?

  • Une dernière demi-heure assez sympathique
  • Une étrange communauté de hippies.

Que faut-il oublier ?

  • Une première heure insipide
  • Un niveau d’interprétation perfectible
  • Des FX médiocres
  • Des personnages inintéressants

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