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Critique du film : Promotheus - Commando stellaire [2011], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 24 octobre 2011 à 18h10

Duel au (deux) soleil

Un vaisseau cydonien, ayant à son bord un très important prisonnier de guerre, s’écrase sur le sol d’une planète inhospitalière. Profitant de la situation, le captif, considéré comme un individu très dangereux, parvient à s’échapper. Les quelques soldats survivants, commandés par le commandant Karza et le lieutenant Centauri 7, reçoivent alors l’ordre de le récupérer... vivant. Commence alors une éprouvante traque au milieu d’un paysage hostile et aride...

Un décor minimaliste (une simple étendue désertique); une poignée de comédiens aux visages dissimulés sous des répliques bon marché (modifiées) du casque de Boba Fett; des incrustations en image de synthèse encore moins réalistes que des matte painting des années 50, on ne peut pas dire que, du point de vue formel, Promotheus - Commando stellaire (rien à voir avec le futur blockbuster de Ridley Scott) débute sous les meilleures auspices. C’est simple, on croirait presque assister à une réunion cosplay d’un fanclub de Star Wars (d’ailleurs, Sandy Collora s’est fait connaitre il y a quelques années pour ses fan films de l’oeuvre de George Lucas).  Pourtant, pourtant, quelque chose de difficilement détectable fait que l’intrigue nous accroche de suite. C’est peut-être le soin tout particulier apporté aux armures salies des cydoniens (avec ces traces d’impacts et de brûlures), qui permet de nous faire oublier que les comédiens les portent sur de vulgaires treillis marrons achetés à la friperie du coin, ou l’application du réalisateur, Sandy Collora, à entretenir une véritable ambiance «planet opera» via des prises de vue jouant habilement des espaces et de la luminosité. Le résultat est pourtant bien là; bien qu’assistant à un spectacle bien peu réaliste, le spectateur se laisse embarquer par le récit. Un peu comme s’il assistait à une représentation théâtrale.

Le récit est construit à la manière d’un western pro-indien. Scénaristiquement parlant, le scénario n’est en fait qu’une variation futuriste de ceux de Willie Boy et tous ces films où une équipée de blancs traque un natif dans les contrées désertiques de l’ouest. Pas grand chose de très original, donc, mais, force est de l’admettre, plutôt bien mis en place, notamment par ce transfert sur une planète désertique qui évoque un peu Tatooine. Ensuite, pour donner plus de relief au récit, Sandy Collora s’est penché à créer des divergences d’opinions, voire des oppositions, entre les différents protagonistes. Ainsi, le commandant Karza et le lieutenant Centauri 7 présentent carrément des profils antagonistes. L’un est un officier autoritaire et intransigeant, presque fanatique, ne faisant que peu de cas de la vie de ses hommes. L’autre a déjà eu par le passé des problèmes avec la hiérarchie, et, ici, il va laisser exprimer encore plus son «humanisme». Ce qui ne va pas être sans conséquence.

Au fil du récit, on est heureux de constater que notre intérêt ne se relâche pas. Au contraire, Sandy Collora nous réserve quelques bonnes surprises, comme lorsque, enlevant leurs heaumes, les cydoniens nous laissent voir leurs visages. Franchement pas mal! On ne peut, à ce moment, que féliciter les spécialistes des maquillages ( une équipe dirigée par Patrick Magee, qui est loin d’être un débutant dans le métier, on lui doit d’ailleurs quelques effets de Spider-Man et d’Aliens Versus Predator, entre autres) qui nous offrent là des faciès bestiaux très expressifs, à la blancheur de craie. De véritables gueules de brutes. Cela rattrape bien tout ce déballage de gadgets en plastique que l’on veut nous faire passer pour des instruments high tech. Dommage que les oreilles des comédiens, qui transparaissent un peu sous la couche de latex, gâchent un peu la réussite de ces masques autrement très convaincants. Même constat, très satisfaisant, lorsque, plus tard, l’on fera la rencontre du chasseur de prime, appartenant à l’exprès Slyak, qui évoque un peu des orcs de Warhammer 40 000. A coté de cela, Sandy Collora s’amuse également à flatter la cinéphilie des geeks et des fans de SF en citant les Drax, une race alien alliée des humains, faisant ainsi référence au Dracs d’Enemy, excellent film de science-fiction des années 80. On n’en verra cependant pas la queue d’un...

Puis, il y a Orin Jericho, le fugitif, au visage, lui aussi, dissimulé sous un heaume. Dernier de son espèce, considéré par les Cydoniens comme un captif très important, l’on n’a pas trop de mal à deviner sa nature. Ainsi, quand il parvient à enlever son casque-muselière, la découvrir ne sera qu’une simple confirmation. Tant pis pour l’effet de surprise! Heureusement, le cinéaste parvient à compenser ces facilités scénaristiques par une bonne gestion des séquences d’action, qui rendent cette partie de chasse à l’homme assez efficace. Orin Jericho va même nous la jouer un peu Rambo lorsqu’il va se charcuter pour s’ôter une balise miniature que les Cydoniens ont implanté dans son cou. Autre élément intéressant, l’entrée en lice de Cléa, une I.A. féminine plutôt perspicace, en liaison permanente avec le lieutenant Centauri 7, qui va  permettre d’enrichir l’intrigue via l’introduction d’enjeux supplémentaire - le scénario n’est finalement pas si simpliste que l’on aurait pu le penser.

Par contre, le final laisse perplexe. Après une séquence où le fugitif, pourtant exténué et blessé, élimine de façon un peu trop facile un trio de commandos cydoniens aguerris (bon, c’est vrai, ce passage de baston n’est pas le seul qui comporte des incohérences, mais là, c’est quand très dur à admettre, d’autant que le montage est bien maladroit),  le film nous réserve une fin totalement ouverte, qui nous invite à croire à l’existence d’une suite. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on reste sur notre faim. Faut-il croire à un épisode 2?

La conclusion de à propos du Film : Promotheus - Commando stellaire [2011]

Nicolas L.
50

Petite série B réalisée avec une poignée de dollars, Promotheus remplit aisément son contrat. Celui de nous intéresser, une heure et demi durant, à un planet opera aux allures de survival western. Certes, vu le manque de moyens, cette histoire de chasse à l’homme ne dépasse jamais le statut de humble divertissement SF, mais Sandy Collora, le réalisateur, y fait preuve d’un incontestable savoir-faire. A noter également des maquillages plutôt réussis.

Que faut-il en retenir ?

  • Un spectacle modeste mais divertissant
  • Des maquillages plutôt réussis
  • Une réalisation appliquée

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario assez classique
  • Un manque de moyens évident
  • Quelques incohérences

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