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Critique du Film : Evil Island
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Critique du Film : Evil Island

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 23 septembre 2011 à 1725

L'aswang les aime grosses et laiteuses

Avec l’aide d’un guide local, une équipe de télévision américaine s’aventure dans la jungle de Mayaman, une île de l’archipel philippin, pour y tourner un documentaire sur les méthodes de survie et, occasionnellement, y rencontrer quelques autochtones. Le début du séjour, qui n’est entaché que par quelques problèmes de cœur et des petits désagréments dus à la nature sauvage des lieux, se déroule plutôt bien. Les choses vont cependant devenir moins joyeuses quand ils vont découvrir le village des insulaires vidé de ses habitants, hormis quelques corps horriblement déchiquetés...

Depuis quelques temps, le survival exotique connait la faveur des producteurs. C’est bien simple, l’on se croirait presque revenu à l’époque des films de cannibales italiens, à la différence près (les troglodytes de The Descent sont passés par là) que le danger ne repose plus ici sur les horribles exactions d’indigènes anthropophages mais sur des espèces endémiques dégénérées ou mutantes. Mis à part ce particularisme, on retrouve dans cette nouvelle vague de films d’horreur exotiques tous les éléments rencontrés dans les œuvres de Ruggero Deodato - et autres réalisateurs transalpins ayant versés dans le genre. Ainsi, que le sujet étudié soit quelques spécimens d’un hypothétique chainon manquant (The Tribe, Primal) ou de vulgaires singes sanguinaires (Instinct Primal, L'attaque des primates), on assiste à la récurrence d’un thème auparavant traité (avec plus de virulence, certes) dans Amazonia, la jungle blanche ou Cannibal Holocaust à savoir la mise à l’épreuve d’un groupe de personnes qui se voit confronté à la sauvagerie à l’état brute... à l’instinct primal, comme le souligne souvent le titre de ces métrages.

Ici, le réalisateur britannique Terence Daw (un spécialiste de productions télévisuelles) rend encore plus hommage au genre en choisissant comme personnages principaux les membres d’une équipe de reportage. Tout en évitant de succomber à la mode agaçante du docu-fiction. En effet, même si la qualité d’image, par son manque de finesse, ne peut cacher l’usage d’un matériel de tournage léger, on ne trouve dans la première heure d’Evil Island aucun de ces plans filmés en caméra épaule, qui pourrissent le cinéma contemporain. Au final, Terence Daw ne se montre pas particulièrement inspiré dans ses prises de vue, force est de l’admettre, mais il nous épargne ces immondes séquences aux cadrages parkinsoniens et autres focales défaillantes. Je ne l’en remercierai jamais assez.

Ce choix de réalisation nous permet également de profiter des jolis décors de ce plateau naturel d’Afrique du Sud. Absorbé par notre admiration de ces paysages sauvages à la végétation luxuriante, on aurait même tendance à oublier la très longue mise en place d’une trame dramatique inintéressante, plombée par des dialogues creux. Car, disons-le tout net ; l’entame d’Evil Island est aussi captivante qu’une émission de Koh Lanta. Le scénariste s’est même senti obligé d’introduire dans l’intrigue des rapports amoureux entre les différents protagonistes (le cadreur sortait avec la réalisatrice et a désormais le béguin de la preneuse de son; la star a couché avec la scripte, etc.). Par contre, plus intéressants, mais assez mal entretenus, les objectifs cachés d’un guide philippin également chasseur de trésor.

Rapidement entrevus au cours d’un sanglant pré-générique, les aswangs (des créatures vampiriques appartenant au folklore philippin) remontrent le bout de leur nez à la mi-métrage. Monstres humanoïdes arboricoles d’origine mystique, les aswangs sont amateurs de sang humain, et apprécient plus particulièrement les femmes enceintes. Et, devinez quoi? L’une des filles de l’expédition est dans cet état après avoir succombé au charme de Seb, un aventurier beau gosse, spécialiste de la survie en milieu hostile, qui est également la star de ce documentaire. Sacré hasard, n’est-ce pas? De fait, attirées par la demoiselle, les créatures vont s’en prendre aux membres du groupe, sans réelle logique, et finalement se dévoiler à nous en jaillissant de derrière les arbres. Le spectacle est hélas peu saisissant, tant ces aswangs ne différent guère de simples singes, hormis leurs faciès monstrueux.

Si l’on prend plaisir à découvrir que la dernière demi-heure gagne en scènes d’action et en nervosité, l’on est aussi déçu de constater que Terence Daw oublie progressivement ses bonnes résolutions du début. Le métrage, sans devenir totalement illisible, se voit entaché par les présences d’une série de plans mal foutus et d’erreurs de raccord. Au milieu d’un métrage qui, en voulant devenir plus nerveux, sombre dans le fouillis visuel, on dénote aussi un grand nombre d’incohérences. L’une des plus notables se trouve dans une séquence qui se déroule sur la plage. Il faut savoir que ces aswangs ont la faculté d’adopter l’apparence de leur choix. Ici, elles choisissent celle... d’un loup. Pourquoi? Je ne suis pas certain que l’on puisse croiser beaucoup de loups dans les jungles philippines. Un autre exemple ? Deux des personnages qui, équipés d’armes improvisées, parviennent à massacrer une demi-douzaine de ces soi-disant monstres vampires, sans subir de blessures majeures.

Les performances du casting se situent à la hauteur de l’ensemble, c'est-à-dire médiocre. Parmi les comédiens, on remarque surtout Billy Zane, bien sympathique dans la peau de Seb. Tout en décontraction, il parvient à nous divertir lors de ses interventions, même si son personnage manque totalement d’originalité. On est cependant obligé de constater que la carrière de l’ancienne star de Titanic – qui n’a jamais cessé de jouer dans des séries B - commence à prendre une très dangereuse tangente. Dans l’un des rôles féminins, on trouve Natalie Jackson Mendoza qui revit la même expérience que dans The Descent, mais transférée dans un environnement forestier. Bizarrement, son jeu sonne creux, et même parfois faux. La jolie Christina Cole (Candy dans Doghouse), le philippin Joel Torre, Colin Moss et Louise Barnes conclut ce petit tour d’horizon d’un casting qui patauge parfois un peu dans la semoule.

La conclusion de

Enième survival exotique, Evil Island est un film de jungle qui met un temps fou à se mettre en place avant de nous exposer les séquences d’une lutte entre une poignée de reporters et des sortes d’hommes singes cannibales, vampires, métamorphes et maïeusophiles. Tout un programme ! serait-on tenté de dire. Malheureusement, l’ensemble est vraiment trop médiocrement traité pour être vraiment intéressant.

Que faut-il en retenir ?

  • De beaux décors
  • Billy Zane, assez amusant

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario peu captivant
  • Une réalisation quelconque
  • Des créatures peu impressionnantes
  • Une première heure sans aucun interet

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