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Critique du Film : Robinson Crusoe sur Mars
Robinson Crusoe sur Mars >

Critique du Film : Robinson Crusoe sur Mars

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 20 septembre 2011 à 2152

Le naufragé de Mars

La première mission d’exploration de la planète Mars tourne en catastrophe quand le module d’atterrissage du Mars Gravity Probe 1 s’écrase sur le sol martien. Seul rescapé, le commandant Draper se retrouve échoué sur le sol martien avec pour seule compagnie Mona, un petit singe espiègle. Le naufragé de l’espace va alors engager un véritable combat pour sa survie sur une planète où l’air, l’eau et sa nourriture sont rares et lutter contre les affres de la solitude. Quand, un jour, des astronefs aliens apparaissent dans le ciel martien...

Tourné en 1964 dans les zones désertiques de La vallée de la mort, Robinson Crusoé sur Mars est une transposition SF du grand classique de la littérature britannique écrit par Daniel Defoe (paru en 1719). Le film, produit par la Aubrey Schenck Productions (Voodoo Woman), est réalisé par Byron Haskin, un talentueux artisan auquel on doit des oeuvres qui ont fait le bonheur des spectateurs adeptes de La dernière séance comme, par exemple, L’île au trésor, La Guerre des mondes et Quand la Marabunta gronde. Il est également intéressant de savoir que cette adaptation de Robinson Crusoé est le troisième film traitant de la conquête spatiale réalisé par Byron Haskin. On lui doit en effet La Conquête de l'Espace (1955) et une autre adaptation romanesque, de Jules Verne cette fois, avec De la terre à la lune (1958).

Pour ce qui est de l’immersion, Byron Haskin surfe sur la mode de l’époque et nous propose la vision très fantaisiste d’une planète Mars à l’atmosphère respirable, une version inhospitalière et rougeâtre de notre bonne vieille Terre. Pour ce faire, le cinéaste met en application toute sa maîtrise en matière de matte painting (avant d’être un réalisateur, Byron Haskin est un spécialistes des effets spéciaux visuels) et parvient à nous offrir la vue d’un paysage dégageant un agréable charme vintage. Graphiquement, Robinson Crusoé sur Mars est donc un spectacle pictural plutôt agréable qui, par son aspect statique, génère de plus une ambiance de tristesse et de solitude. On peut toutefois regretter que cette atmosphère générale, fruit d’une photographie bien calibrée, soit régulièrement mise à mal par quelques plans d’effets spéciaux particulièrement cheap, comme ces répétitifs et cartoonesques inserts de vaisseaux aliens (dont le design est récupéré sur ceux de La guerre des mondes).

En fait, plus que par son perfectible aspect technique (un niveau d’imperfection excusable et finalement assez séduisant pour tous les amateurs de b-movies), le film de Byron Haskin souffre du peu de ressort de son scénario et du manque d’efficacité de son interprète principal. Dans le fond, cette adaptation n’apporte strictement rien de plus que le texte originel et, pis encore, voit disparaître une grande partie de sa thématique humaniste lors de du développement des rapports entre Draper et l’esclave extra-terrestre (comme dans le texte original, le naufragé va rencontrer un «indigène» en fuite). Il en ressort une relation à l’évolution vraiment peu captivante, car trop classique et manquant de force dramatique. Dans le même registre, Wolfgang Petersen, dans son Enemy, avait fait beaucoup mieux.

A cela s’ajoute la pauvreté de jeu de Paul Mantee. Quand l’on se remet en mémoire l’exceptionnelle performance de Tom Hanks dans Seul au monde, l’on souffre de constater que les deux comédiens ne sont pas seulement éloignés l’un de l’autre par leurs époques respectives, mais aussi par leurs capacités dramatiques.  De plus, force est de signaler que Victor Lundin, complètement inexpressif dans le rôle de Vendredi, n’est guère plus convaincant, ce qui, avouons-le, amène au final un traitement dramatique des plus ternes.

La conclusion de

Tourné en pleine période de la course à la Lune, Robinson Crusoé sur Mars illustre parfaitement l’esprit des sixties et son Amérique qui avait, en grande partie, le regard tourné vers les étoiles. Se déroulant sur une planète Mars fantaisiste, le film de Byron Haskin nous offre un spectacle au charme désuet certain mais péchant par un traitement quelque peu insipide, et donc parfois ennuyant.

Que faut-il en retenir ?

  • Visuellement séduisant
  • Un film au charme kitch
  • De jolis matte painting

Que faut-il oublier ?

  • Un traitement trop insipide
  • Une interprétation médiocre
  • Quelques FX bien mauvais.

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