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Critique du Film : The Divide
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Critique du Film : The Divide

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 9 septembre 2011 à 1042

Classique, mais efficace...

Si Xavier Gens avait de prime abord fait assez mauvaise impression avec son adaptation du jeu vidéo Hitman, il s'était pourtant correctement rattrapé par la suite avec la sortie de son premier long-métrage, Frontière(s) (premier, mais tout de même sorti dans les salles après Hitman, ne cherchez pas à comprendre). On était donc curieux de voir ce que le frenchie, désormais exporté au Canada dans une production anglo-saxonne, allait pouvoir nous offrir avec son troisième long-métrage. D'abord appelé The Fallout, puis renommé The Divide pour des raisons évidentes de droits, le film nous promettait un huis-clos post-apocalyptique assez réjouissant, coinçant dans un même abri les survivants d'une apocalypse nucléaire pour mettre en scène un survival assez sombre. Doté d'un petit budget, ainsi que d'un casting plutôt plaisant (le trop rare Michael Biehn en tête), le film se posait donc comme une oeuvre intrigante.

The divide s'ouvre ainsi sur une scène de bombardement d'une efficacité redoutable. En seulement quelques trop courtes minutes, via une imagerie aussi superbe que minimaliste, le contexte est posé et la situation de départ amorcée : coincé dans un abri, huit personnages vont devoir cohabiter et se serrer les coudes pour survivre. Les raisons de cette guerre sont astucieusement passées sous silence, et le spectateur n'en saura finalement pas plus que les personnages sur les tenants et aboutissants de ce qui se passe à l'extérieur. Ainsi, à l'exception de trois petites séquences (le début, le final et une plus longue dans le premier tiers du film), The Divide respecte scrupuleusement les règles du huis-clos, et éjecte donc toute explication pour se concentrer sur ce qui constitue le coeur du scénario : comment les choses vont-elles petit à petit dégénérer entre les différents personnages.

Nombreux sont les long-métrages s'appuyant sur un concept similaire (Cube en est d'ailleurs l'un des avatars les plus célèbres), on ne s'attendait donc pas à une histoire fondamentalement originale ; tant mieux, car ce n'est absolument pas le cas, et The Divide est à ce niveau totalement prévisible quant à son déroulé, n'étant ni meilleur ni pire que ce que l'on était en droit d'attendre. Nettement plus agaçant, on s'aperçoit que, d'une manière générale, le script du film s'avère être particulièrement médiocre. Les personnages mis en scènes sont franchement caricaturaux, leurs réactions sont régulièrement cousues de fil blanc, et leur évolution psychologique n'est finalement liée qu'à des raccourcis scénaristiques fâcheux (notamment pour  tout ce qui concerne la progression de la folie de certains protagonistes, dont la soudaineté agace et traduit un véritable manque de construction).

Cela est d'autant plus dommage que Xavier Gens tire le meilleur de ce scénario médiocre. En effet, malgré ces aspects téléphonés et ces personnages pas crédibles une seule seconde, il parvient à provoquer de belles petites montées en puissance lors des moments clés du film ; à ce niveau, toute la partie finale s'avère être particulièrement efficace, et offre à The Divide une conclusion à la hauteur des attentes. Si on pourra tout de même reprocher au réalisateur d'avoir trop mis l'aspect "claustro" du contexte en retrait (on a du mal à ressentir l'enfermement des personnages), l'ambiance distillée tout au long du film s'avère être impeccablement maîtrisée. De plus, force est de constater que son travail tient la route question rythme, ce dernier parvenant à faire vivre son long-métrage sur près de deux heures avec seulement quatre décors et huit personnages.

Le bonne impression faite par le travail de Xavier Gens est d'autant plus confortée que ce dernier se permets quelques passages remarquables. En premier lieu, on retiendra surtout toute cette séquence où des personnes extérieures s'introduisent dans l'abri, et où un des protagonistes part ensuite les poursuivre ; en continuant le huis-clos tout en balançant en dehors un personnage, et en appuyant la séquences sur des idées visuelles fortes, le réalisateur passionne car il permet à son histoire de prendre un sentier original (on pense d'ailleurs beaucoup à Terry Gilliam à ce moment). D'autre part, plus formellement, Gens se permet quelques coquetteries bien sympathiques, à l'instar de ce passage à la Panic Room, où la caméra suit coursives et plafonds pour filmer l'action. Dommage, globalement, qu'il ne s'agisse que de moment épars par rapport à l'intégralité du film.

A ses côtés, il est enfin visible que l'ensemble de l'équipe s'est donnée à fond pour également compenser les lacunes du scénario. Techniquement tout d'abord, la photographie de Laurent Barés transcende l'image, et la musique de Jean-Pierre Taieb accompagne efficacement l'action. Devant la caméra, les acteurs livrent presque tous des prestations impeccables, et ce même si leurs personnages s'avèrement vraiment pourris. Du côté des vieux briscards, on est toujours content de revoir Michael Biehn, lequel en fait des caisses, mais parvient à faire passer ça avec talent ; à ses côtés, Rosanna Arquette surprend dans un rôle franchement pas glamour (et complètement dégradant). Du côté des petits jeunes, si Milo Ventimiglia et Michael Eklund livrent des prestations très correctes, notamment dans la folie de leurs personnages, on n'en dira pas autant de la très fade Lauren German, héroïne trop monolithique pour pouvoir être attachante.

La conclusion de

Avec ce troisième long-métrage, Xavier Gens confirme les bonnes premières impressions nées avec Frontières et se pose comme un réalisateur solide, et ce même lorsqu'il doit mettre en scène un scénario bancal. C'est d'ailleurs tout le problème de The Divide que de s'appuyer sur une histoire pas fondamentalement orginale et sur un script franchement prévisible (à la limite du mal écrit), car en dehors de ces lacunes liées à l'écriture, le film s'avère être un huis-clos efficace doté de petites fulgurances très agréables.

Que faut-il en retenir ?

  • Mise en scène solide,
  • Ambiance correctement posée,
  • Rythme bien maîtrisé,
  • Casting sympathique,
  • Quelques idées éparses originales,
  • Techniquement impeccable.

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire pas franchement originale,
  • Aspect claustro en retrait,
  • Des personnages caricaturaux,
  • Des raccourcis scénaristiques fâcheux.

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