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Critique du Film : Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama
Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama >

Critique du Film : Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 3 septembre 2011 à 0004

Quand le génie a perdu la boule

Le film s’ouvre sur une séance de bizutage un brin coquin, où l’on voit les aînées de la loge Tri Delta taper sur les fesses de jeunes recrues en culottes avec des battoirs à linge. Dehors, dissimulés près d’une fenêtre, trois losers se rincent l’oeil, la bave aux lèvres, la main sur la braguette. Un trio de crétins qui, pour trouver de meilleurs angles de vue, va finalement s’introduire dans le dortoir. La ruse fonctionne plutôt bien (puisque David Decoteau nous offre quelques sympathiques plans de nues) jusqu’à ce que les petits pervers soient surpris et capturés.

Traînés devant les responsables de la sororité, les garçons, rouges de honte, doivent alors accepter d’accompagner les nouveaux membres de Tri Delta dans leur mission d’initiation. Et voilà tous ces jeunes gens qui s’introduisent de nuit, dans un complexe de bowling pour y dérober un trophée! Les aînées de Tri Delta ont, quand à elles, réussi à tromper la vigilance du concierge et se sont installées dans la pièce de surveillance vidéo, impatientes de voir le spectacle. Puis, quand les apprentis « cambrioleurs »  repèrent l’objet, l’affaire leur semble bien engagée mais c’est compter sans la maladresse de l’un d’entre eux, qui le fait tomber. La coupe, brisée, libère alors un étrange génie, qui leur propose d’exaucer quelques voeux. Les jeunes s’exécutent avec enthousiasme, sans savoir que ce génie, en plus d’avoir la même voix que l’Uncle Ben’s, est un maître dans l’art de la tromperie et de la mauvaise blague.

Réalisé par David de Coteau, Sorority Babes in the Slimeball Bowl-o-rama est surtout célèbre pour avoir réussi à réunir à l’écran trois des plus célèbres scream queens des années 80: Linnea Quigley, Michelle Bauer et Brinke Stevens. Ici, les trois jeunes femmes se retrouvent dans un film qui est peut-être le plus dingue et le plus stupide qu’ait jamais produit Charles Band (quoique Evil Bong, dans le registre du nawak assumé, ce soit pas mal aussi). En fait, pour ce qui est du genre, Sorority Babes in the Slimeball Bowl-o-rama se pose comme une immature comédie potache aux fragrances horrifiques. Pour la construction, le métrage se base sur un scénario de Sergei Hasenecz qui use et abuse de running gags bas du front, pratiquement tous pratiquement basés sur les principes de l’attrition (sexe, alcool).

Transformés par les voeux truqués du génie, les personnages se retrouvent plongés dans une situation abracadabrante et hystérique. Après avoir magiquement condamné les issues, le génie s’amuse à transformer quelques occupants des lieux en archétypes fantastiques et cinématographiques, parfois suite à un vœux de l’un des protagonistes (la reine de beauté) mais la plupart du temps sans leur demander leur accord préalable (la fiancée de Frankenstein, la morte vivante).  Au final, l’on se retrouve avec des jeunes jouant une partie de cache-cache avec certains de leurs camarades qui ont été  transformés en des monstres assassins… ou en bombe nymphomane (un rôle qui a été confié à la superbe Michelle Bauer).

Pour ce qui est de la réalisation, David DeCoteau, variant les angles de prises de vue et exploitant une photographie de qualité, nous offre un spectacle de facture honnête, avec un style années 80 très marqué. On peut cependant reprocher au cinéaste de ne pas avoir réussi à insuffler au film suffisamment de rythme, avec un montage trop bonhomme et des scènes dialoguées aussi chiantes que stupides, faisant de Sorority Babes in the Slimeball Bowl-o-rama un film trop lent où l’on a trop souvent l’impression qu’il ne se passe rien.  Enfin, pour en finir avec l’aspect technique, force est d’admettre que le métrage est trop chiche en effets horrifiques et que le design du génie (et son animation), un puppet fidèle aux codes suivis par Empire / Full Moon (la boite de Charles Band, créateur des ghoulies et des puppet masters), accuse des déficits comiques et horrifiques.

A coté de cela, on ne peut pas nier que cette série B dégage un certain charme. Pour la présence de ses trois scream queens, bien entendu, que l’on ne verra plus toutes réunies que dans un seul film (Hollywood Chainsaw Hookers). Trois filles de tempérament, aux styles très différents (Michelle Bauer en bombe sexy, Linnea Quigley en chipie et Brinke Stevens en fille énergique) qui ont marqué toute une époque ; de véritables icônes. Mais il serait injuste de ne citer que ces trois stars, en oubliant de préciser que l’œuvre de David Decoteau, qui n’avait pas encore cédé totalement à son attirance pour les jeunes éphèbes en boxer, met en valeur des comédiennes moins connues mais tout aussi méritantes, comme le model Kathi O’Brecht (Rhonda), Carla Baron (Frankie), vue dans La nuit d’Halloween (1988), et Robin Rochelle Stille (Babs) connu pour son rôle de Val dans Fête sanglante (1982). Du coté des garçons, on remarque surtout la présence du regretté « George 'Buck' Flower» dans le rôle du concierge.

La conclusion de

Avec son scénario complètement stupide et délirant, et sa brochette de célèbres scream queens, Sorority Babes in the Slimeball Bowl-o-rama aurait pu être une comédie désopilante. Malheureusement, l’œuvre de David DeCoteau pèche par une réalisation sans rythme, un aspect graphique trop timoré et, surtout, une mécanique de running gags qui finit par lasser. Un film culte, certes, mais aussi un film médiocre.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario délirant
  • Un prestigieux trio de scream queens
  • Quelques gags amusants

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation manquant de rythme
  • Un aspect graphique très sage
  • Un humour lourd et peu percutant

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