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Thor et le marteau des Dieux >

Critique du Téléfilm : Thor et le marteau des Dieux

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 17 août 2011 à 00:14

Saga en mousse

Sur une île du bout du monde se trouve l’antre du loup Fenrir, fils monstrueux de Loki. Là, entouré de ses serviteurs lycanthropes, le dieu veille sur Mjölllnir, le marteau des Dieux, considérée comme la seule arme capable de le terrasser. Sa tranquillité est un jour perturbée par le débarquement d'une petite équipée de vikings. Parmi ces guerriers en quête d'aventures, de richesses et de gloire figurent Thor, Baldr, Heimdall ou Freya, avatars terrestres des dieux d'Asgard… et ennemis de Fenrir...

En plus de nous offrir régulièrement de réjouissants spectacles mettant en scène des monstres aussi gigantesques que ridicules, The Asylum a acquis une autre réputation: celle de produire régulièrement des relectures cheap des plus gros succès hollywoodiens. Ses dirigeants espèrent ainsi profiter à moindre frais du buzz généré par la mise en chantier d'un blockbuster au sujet similaire, et également bénéficier de la naïveté de certains curieux, attirés par des jaquettes de DVD aguicheuses et des titres trompeurs (on ne compte plus sur Scifi Universe le nombre de commentaires du style "Jé b1 aimé le premié guere d monde, mé celui la é moasi"). The Asylum étant une entreprise très prolixe, nombreux sont donc ces honteux (ou pas) et approximatifs (ces produits sortant souvent bien avant leurs inspirations cinématographiques, les producteur n’ont souvent qu’une vague de la nature du scénario) succédanés qui, à défaut d’être impressionnants, sont souvent désopilants. Ces perles répondent aux noms de Battle of Los Angeles (Battle Los Angeles), Da Vinci Treasure (Da Vinci Code), The Day the Earth Stopped (Le Jour où la Terre s'arrêta), deux Guerre des mondes (La Guerre des mondes, de Steven Spielberg), Halloween Night (Halloween, la nuit des masques), Paranormal Entity (Paranormal Activity), Les Chroniques de Mars (John Carter), Sherlock Holmes (Sherlock Holmes, de Guy Ritchie), Snakes on the Train (Des serpents dans l'avion), The Terminator (la saga Terminator), Titanic 2 ("suite" désopilante de Titanic), deux Transmorphers (la saga Transformers, de Michael Bay)… j'en passe, et des meilleures. La recette fonctionne d'ailleurs si bien que quelques autres modestes compagnies n'ont pas tardé à suivre l'exemple.

Ainsi, malgré les apparences, Thor et le marteau des Dieux n'est pas une production The Asylum. Le studio dirigé par David Michael Latt possède d'ailleurs sa propre version, baptisée Almighty Thor. Non, ce téléfilm du bulgare Todor Chapkanov (un ex-réalisateur de seconde équipe ayant fait ses armes auprès de Fred Olen Ray et Phillip J. Roth, le gratin de la série B fauchée) découle d'une initiative de NBC Universal, compagnie chargée d'alimenter en spectacles bon marché les réseaux câblés affiliés, comme Syfy Universal (qui est, on le sait, un gros client de The Asylum). Et, au final, c'est peut-être pour cette raison que Thor et le marteau des Dieux, qui s'appuie sur un scénario qui n'a absolument rien à voir avec les aventures du célèbre super héros de la firme Marvel, n'est pas vraiment (voire pas du tout) une relecture cheap du film de Kenneth Branagh. En fait, s'il fallait vraiment trouver un comparatif, on pourrait vaguement évoquer Le treizième guerrier, oeuvre crépusculaire qui met en scène la lutte entre des guerriers nordiques et une peuplade d'hommes bêtes troglodytes, ou une projection nordique des aventures d’Hercule, de Sinbad ou d’Ulysse.

Par contre, pour ce qui est de la méthode d'écriture, NBC Universal, dans le domaine de la fumisterie, n'a rien à envier à The Asylum ou CineTel, deux studios réputés pour la stupidité de leurs films. En effet, dés les premières minutes de visionnage, l'on a la forte sensation que le scénariste, totalement ignare en matière de mythologie nordique, a préalablement effectué une sorte de compilation d'informations et de terminologie portant sur le sujet, récoltées à la volée sur wikipédia. Il a ensuite couché tous ces éléments sur le papier en faisant fi de toute logique et en esquivant tout ce qu'il n'a pu assimiler (comme la magie runique), l'essentiel pour lui étant de rendre l'ensemble le plus "folklorique" possible. Et tant pis pour les erreurs (comme de faire de Loki le dieu des Enfers). A coté de cela, force est de signaler qu'il ne s'est pas plus appliqué dans le traitement de l'intrigue et l'écriture des dialogues.

Ainsi, dans Thor et le marteau des Dieux, on voit des villageois apeurés déclarer qu'ils ont dû détruire leur navire pour en récupérer le bois (nécessaire à la construction de fortifications) alors que l'île est couverte de forêt; on voit deux vikings massacrés en début de métrage par l'attaque d'un unique loup-garou, puis, plus tard, deux autres vikings (qui n'ont pas l'air plus doués) en mettre en pièces une bonne dizaine; on voit aussi des lycanthropes idiots se prendre les pieds (pattes?) dans une corde tendue devant eux. On est également étonné du manque de constance de Baldr, chef des vikings, qui autorise un duel entre deux de ses hommes (son frère Thor et son demi-frère Ulfrich) puis, quelques minutes plus tard, l'interrompt sous prétexte que ce même combat est stupide. Egalement étrange, l’attitude d’une bande de vikings qui tente de se dissimuler dans l’obscurité tout en gardant leurs torches allumées. Enfin, aussi débile que drôle, le personnage de Freya, l’une des deux guerrières vikings de cette expédition. Soi-disant douée de prémonition, elle n’annonce durant tout le film que des évidences.

Du coté du casting, même constat d’insuffisance. Zachary Ty Bryan, qui interprète Thor, l’élu des dieux, dégage la même dose de charisme qu’une huître. Daz Crawford interprète Ulfrich, son demi-frère, traître pour l’occasion. Avec son visage imberbe, son crâne chauve et ses tatouages tribaux, le comédien évoque bien plus un guerrier amérindien qu’un rustre soldat viking. En fait, parmi les personnages masculins principaux, seul Mac Brandt, qui incarne Baldr, compose un viking a peu près crédible (même s’il est peu musculeux). A coté de cela, il y a trois personnages féminins; deux gentilles et une méchante. Si leurs présences apportent au métrage une petite dose de charme (et un appréciable catfight final!), force est d’avouer qu’elles mettent à mal le niveau de crédibilité de l’intrigue, déjà bien en souffrance. Il est également bon de noter que si le niveau d’interprétation est assez minable, ce constat peu flatteur doit beaucoup à la nature débile des dialogues. Déclamées comme des tirades de chansons de geste, composées d’un langage ampoulé complètement inadéquat, les répliques finissent parfois par être franchement hilarantes.

Le seul élément positif à retenir (en dehors du fait que tant de nullité amène son lot de fous rires) est la chorégraphie des combats, qui affiche un niveau de qualité correcte. On ne peut pas, par contre, en dire autant des effets spéciaux. Que cela soient les maquillages des lycanthropes (de simples masques disgracieux posés sur des figurants revêtus de combinaisons poilues) ou les images CGI représentant Fenrir, on a affaire à ce que Syfy Universal propose de plus cheap. Ce qui n’est pas vraiment flatteur.

15

Par Thor, cela faisait longtemps que Syfy ne proposait pas un téléfilm aussi mauvais ! Scénario bourré d’incohérences, dialogues stupides, personnages idiots, effets spéciaux pourris composent ce métrage exécrable qui n’arrive à attirer l’attention que par quelques acceptables chorégraphies de combats. Par contre, l’amateur de nanars sera sûrement amusé par tant de nullité et le trouvera ce métrage presque aussi drôle qu’Eric le viking.

Critique de publiée le 17 août 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques chorégraphies de combat
  • Si nul que cela en devient drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario bourré d’incohérences
  • Personnages idiots
  • Dialogues stupides
  • Effets spéciaux pourris

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