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Space Battleship - L'ultime espoir >

Critique du Film : Space Battleship - L'ultime espoir

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 1 août 2011 à 17:37

Dans l'espace, on peut entendre crier "Banzaï!"

Scénariste, réalisateur et mangaka, Leiji Matsumoto est bien connu des amateurs de SF pour être le génial créateur du japanim Albator. Normal, tant fut énorme le succès rencontré à travers le monde par cette série télévisée. On peut même carrément affirmer qu’Albator a marqué toute une génération de spectateurs, prenant place dans le panthéon de séries manganim, aux cotés des Goldorak et autres Cobra. Par contre, peu savent, surtout dans l’hexagone, que ce récit consacré aux aventures du plus célèbre des pirates de l’espace ne fut pas, dans le domaine du space opera, le premier coup d’essai (gagnant) de Leiji Matsumoto. Pour cela, il faut remonter à 1974 (soit quatre ans avant Albator), date de la première diffusion de Space Battleship Yamato. D’ailleurs, de par leurs concepts assez similaires, Space Battleship Yamato peut même apparaître aux yeux des non initiés comme une sorte de répétition générale avant la grande première. Péché d’ignorance, car non seulement Space Battleship Yamato ne mérite pas, intrinsèquement, un tel mépris mais, de plus, la série connut (et connaît encore) un énorme succès au Pays du Soleil Levant (la série originale ne connut qu’une saison, mais bénéficia de deux films, en 1977 et en 1978).

Pour ce qui est du pitch, la série raconte les aventures des membres d’équipage d’un puissant vaisseau spatial, le Yamato. Pour la petite histoire, sachez que son nom rend hommage au cuirassé japonais du même nom, le plus grand navire de guerre jamais construit. Ce navire de ligne, vaisseau amiral de l’illustre Yamamoto, s’illustra durant la seconde guerre mondiale et est aujourd’hui considéré comme LE symbole de l’héroïsme japonais (il fallu aux forces américaines 8 bombes et 13 torpilles pour le couler). Le deuxième épisode de la série est d’ailleurs consacré, en partie, à nous rappeler les faits d’arme du Yamato, via l’introduction de flashback très scolaires. Mais fermons la parenthèse et, si vous le voulez bien, revenons à notre histoire, qui, elle, se déroule en 2199.  Alors que la guerre contre les Gamilas, une mystérieuse race alien, tourne mal et que l’humanité se voit menacée d’extinction (les survivants s’entassent dans des abris souterrains et la surface de la Terre est devenue un désert radioactif), le cuirassé Yamato, dernier navire de guerre d’importance de la flotte terrienne, représente le dernier espoir de victoire. Son commandant de bord est le capitaine Okita (une sorte d’ébauche non dégrossie d’Albator), un homme d’honneur, volontaire et taciturne, mais le véritable héros du récit est le chef Susumu Kodai, un jeune officier fougueux et indiscipliné. C’est le voyage de ce vaisseau de guerre vers la planète Iscandar qui nous est raconté à travers une fresque de xx épisodes où sont mises en avant, dans la grande tradition du cinéma japonais, des valeurs telles que l’honneur, le courage et sens du sacrifice.

Le scénario du film réalisé par Takashi Yamazaki est quasiment un copié-collé de celui de la série originelle (la fanbase ne sera donc pas surprise par le déroulement du récit). Il faut croire que, solidement soutenu par un budget de près de 15 millions de dollars (somme importante pour une production japonaise), le cinéaste s’est penché à reproduire une ambiance qui a probablement bercé son adolescence. On se retrouve donc avec un script qui met en surbrillance quelques valeurs morales aux fragrances désuètes et un petit lot d’éléments philosophiques vintage semblant sortir tout droit d’un vieil épisode de Star Trek ou Cosmos 1999. En fait, cela n’en est pas pour autant dérangeant. Bien au contraire, cela contribue à faire de Space Battleship Yamato une œuvre originale, dotée de sa propre atmosphère kitch, qui brasse sans complexe des concepts démodés, une imagerie intemporelle et un aspect graphique sophistiqué. Bref, l’alchimie fonctionne. Plus gênant, en réalité, sont ces longs intermèdes dramatiques et bavards qui flirtent souvent avec le pathos (scènes de séparation, prêches moralistes, affrontements verbaux... et verbeux). Péché mignon du cinéma nippon, ces séquence «émotion» ont tendance à nuire à un flux narratif au rythme autrement bien soutenu, notamment durant les scènes de combat spatial, réalisées de manière très nerveuse.

Techniquement parlant, Space Battleship Yamato est un space opera de belle facture. Sans atteindre le niveau d’un Star Trek (difficile de rivaliser avec une production de 140 millions de dollars), le film de Yamazaki arrive quand même à nous offrir de belles séquences de bataille, très denses et riches en images saisissantes. Doté d’un magnifique design (s’inspirant du véritable cuirassé de la flotte impériale japonaise), le Yamato séduit et convainc. Quand aux «dogfights» entre chasseurs terriens et gamelas, ils affichent les mêmes niveaux qualitatifs que les meilleures séries actuelles (Battlestar Galactica) mais sur un plus grand niveau de profondeur (rendu cinématographique exige). A coté de cela, force est d’admettre que la partie se déroulant sur la planète Iscandar est un peu moins convaincante. C’est principalement en raison des choix artistiques d’un réalisateur qui a probablement souhaité conserver l’esthétisme de la série originelle, avec pour principal résultat la présence de créatures Gamelas peu impressionnantes. Même constat concernant les décors matérialisant la planète, qui mettent un peu en évidence les limites budgétaires.

Space Battleship Yamato bénéficie également d’un casting de qualité. Pour attirer le jeune public japonais dans les salles, les producteurs n’ont pas hésité à faire appel à Takuya Kimura (star de séries TV et membre d’un célèbre groupe j-pop) pour interpréter le rôle de l’impétueux Susumu Kodai. Choix judicieux tant son physique «jeune rebelle" colle aux critères de séduction actuellement en vogue au Japon. De plus, le comédien fait preuve d’une belle énergie lors des passages musclés, ce qui contribue à rendre son personnage crédible. Pour ce qui est du rôle féminin, les productions ont suivi la même démarche et choisi la magnifique Meisa Kuroki, qui, elle aussi, est actrice et chanteuse de pop (les milieux de la mode, de la musique et du cinéma sont très intimement liés au Japon). Des visages très connus de l’audience nippone, donc, qui se voient soutenus dans leur travail par l’expérience de Tsutomu Yamazaki. Très charismatique, l’acteur, habitué aux rôles majeurs dans des films d’importance (comme Kagemusha ou Tampopo), incarne ici avec une belle aisance le capitaine Okita, vieil officier de marine à la barbe bien taillée. Grâce à son talent, le cliché «vieux loup de mer» est attachant, parfois amusant, mais jamais ridicule. Il est finalement la cerise sur un gâteau doté de nombreuses saveurs au mélange agréable.

 

68

Dire que Space Battleship Yamato était attendu par la fanbase de Leiji Matsumoto est un doux euphémisme. Cette dernière peut donc grandement louer l’initiative de Wild Side, l’éditeur du DVD français. De plus, elle ne sera pas déçue par le produit. En effet, si la surprise n’est pas au rendez-vous (le film reprend l’arc principal de la série originelle), le travail de Takashi Yamasaki assure suffisamment le spectacle pour lui faire oublier qu’elle n’assiste finalement qu’à une sorte de remake. La réalisation est bonne, les effets spéciaux satisfaisants et les séquences de bataille très denses. Evidemment, les non initiés seront d’autant plus comblés de découvrir une intrigue savoureusement vintage. En fait, on peut juste reprocher au film sa dernière demi-heure, qui affiche un peu les contraintes budgétaires, et quelques chutes de rythme dues aux intermèdes mélos. Rien de trop dommageable...

Critique de publiée le 1er août 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire divertissante
  • Fidèle à l'oeuvre de Matsumoto
  • Une réalisation appliquée
  • De bons FX
  • Un casting de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Des chutes de rythme
  • Un scénario un peu kitch
  • Une derniere demi-heure plus perfectible

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