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Critique de la Bande Dessinée : Opération Gremikha
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Critique de la Bande Dessinée : Opération Gremikha

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 23 juillet 2011 à 1616

Le navire maudit

Le K-160, un sous-marin nucléaire russe de classe Akula, considéré comme perdu depuis deux ans, entre dans les installations de l’ancienne base de Gremikha. Quelques instants plus tard, tout contact est perdu avec les occupants de la base. Une équipe d’investigation est alors envoyée sur les lieux, sous le commandement du capitaine Vokoviak. Parmi les membres de cette unité figurent deux civils : l’anthropologue Katerina Sokolova et le prêtre orthodoxe Sergueï Prokoviev

Après Axel Gonzalbo et Christophe Palma, c’est le dessinateur des insurgés d'Edaleth et le scénariste du syndrome de Caïn qui se sont vus confier par les éditions Soleil la conception d’une nouvelle histoire mettant en scène le Corpus Hermeticum, ancien livre impie délivrant des vérités sur les mystères de l’humanité. Pour cet épisode, les auteurs s’éloignent des époques antiques pour nous amener dans la Russie des années 2000, un pays en pleine évolution, qui brasse les archaïsmes soviétiques et les élans modernes.

Le scénario concocté par Nicolas Tackian use d’une horreur lovecraftienne et d’un environnement glacial et hostile. Cette aventure polaire évoque donc forcément Les Montagnes hallucinées, célèbre nouvelle de l’écrivain de Providence, et The Thing, le film de John Carpenter. L’aspect occulte, omniprésent, est également bâti sur des fondements hermétiques classiques, avec notamment des éléments mythologiques nordiques (le continent de Thulé) et son histoire de navire maudit. Avec l’isolement des principaux protagonistes et la nature des manifestations surnaturelles (possédés par des créatures ancestrales, les personnages se transforment en déments meurtriers), on pense aussi à Ghosts of Mars, autre film de John Carpenter (la neige remplaçant le sable rouge). Bref, l’intrigue d’Opération Gremikha, si elle est excellemment construite, n’est pas assez originale pour surprendre… et donc prévisible.

L’efficacité d’une telle histoire repose en grande partie sur l’entretien d’une atmosphère anxiogène. De ce coté là, pas grand-chose à reprocher au scénariste (hormis le fait que tous les éléments mis en place sont bien trop classiques) qui maîtrise parfaitement l’art narratif (un flux cinématographique agréable à suivre), et encore moins à Alain Brion qui use ici d’un style pastel et cotonneux mettant en valeur les décors enneigés et brumeux. Des choix de cadres, de non encrages et de colorisations pertinents qui nous font oublier quelques petites facilités graphiques qui auraient pu être plus peaufinées.

La conclusion de

Malgré un scénario un peu trop facile, Opération Gremikha est un album de lecture bien agréable. On doit particulièrement ce plaisir à l’habileté de Nicolas Tackian et Alain Brion, qui ont réussi à générer et entretenir une atmosphère anxiogène et, tout en respectant à la lettre les codes du genre, à nous offrir quelques passages horrifiques efficaces.

Que faut-il en retenir ?

  • Un choix graphique pertinent
  • Un scénario bien construit
  • De nombreuses références
  • Une horreur efficace

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue très classique

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