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Critique du Téléfilm : Mega Python vs Gatoroid
Mega Python vs Gatoroid >

Critique du Téléfilm : Mega Python vs Gatoroid

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 8 juillet 2011 à 1449

Gonflette dans le bayou

Dans un final riche en émotions, une ancienne chanteuse de pop pour adolescente, victime du poids de ses roploplos, est croquée par une meute de monstres géants, l’hélicoptère la supportant ne parvenant pas à prendre de l’altitude. Voici définie, en quelques mots, l’atmosphère de Mega Python vs. Gatoroid, dernier méfait cinématographique né de l’alliance entre Syfy et Asylum. Mais comment l’ex-star Tiffany (déjà vue dans Mega Piranha), puisqu’il s’agit d’elle, s’est-elle retrouvée dans une situation aussi dramatique ? En fait, c’est un peu de sa faute….

Au début du film, l’on assiste à une opération commando menée dans un laboratoire par un groupe d’écolos. Le docteur Nikki Riley (Deborah Gibson), leur chef, libère un python de sa cage et, après avoir mystifiée une patrouille de police,  relâche le reptile dans le bayou. Ce qu’il advient des autres animaux prisonniers dans le labo, nous n’en saurions rien. Le scénariste s’en fout, tout comme Mary Lambert, la réalisatrice, qui est parfaitement conscience de l’ineptie de l’intrigue et qui a décidé de jouer à fond la carte parodique (on s’en aperçoit dés que l’on découvre cette séquence de course poursuite avec un 4x4 qui trompe la voiture de police en se cachant derrière un arbre). Mais le docteur Riley, aussi généreuse qu’idiote, a oublié que l’on ne chamboule pas impunément un écosystème aussi fragile que celui de la réserve floridienne. Ainsi, ne voilà t-il pas que les pythons se mettent à proliférer dans les marais, faisant leur ordinaire de ces pauvres alligators et les détrônant au sommet de la chaine alimentaire (un terme très souvent usité par les personnages, et sujet à débats). Autre problème, insatiables, ces gigantesques pythons s’attaquent également aux humains et à Bubba le chien. Enfin, au cours d’une battue, ils finissent par bouffer le copain de la responsable du parc, Terry O’Hara (Tiffany).

Sa peine se transformant rapidement en une haine farouche envers les pythons, Terry décide d’opposer aux reptiles des adversaires de leur niveau, capable de les exterminer. Elle injecte alors d’énormes doses de stéroïdes dans des poulets (« on a besoin de plus gros poulet », déclare l’adjointe en prenant connaissance de la taille des pythons, démontrant ainsi sa cinéphilie), qu’elle donne en pitance aux alligators. Les sauriens atteignent alors des tailles énormes, avant de pondre des œufs, qui sont avalés par les pythons qui, à leur tour, deviennent des monstres gigantesques. Terry perd le contrôle de la situation. Au gré des caprices du scénario, les deux espèces mutants se mettent sur la gueule ou attaquent de concert les infrastructures humaines et leurs occupants. Et leurs affrontements vont dépasser la limite du parc pour s’étendre sur la ville, qui subit alors des dégâts considérables…

Si les plus cinéphiles d’entre vous seront surpris de voir le nom de Mary Lambert lié à cette production, ils le seront encore plus en prenant connaissance du style de traitement adopté par la réalisatrice de Simetiere. Alors que l’on aurait pu s’attendre à avoir, avec Mega Python vs. Gatoroid, le métrage le plus « sérieux » de la série, l’on se retrouve en fait devant une véritable parodie, qui joue d’effets comiques à la fois dans les attaques de monstres mais aussi dans le comportement et le look des personnages. Impossible en effet de ne pas sourire à la vue de l’équipe de gardiens du parc, un trio composé d’une version mémé de Rick Hunter, d’un jeune hurluberlu trouillard, et d’une Tiffany dont la surcharge pondérale est mise en évidence par le port d’un uniforme trop serré. Ensuite, il y a les chasseurs d’alligators, une bande de sacrés crétins qui tirent sur tout ce qui bouge… et en général trop haut (grâce à de magnifiques faux raccords !). Enfin, le gang d’écolos n’est pas en reste, avec un Dr Riley (Deborah Gibson) hystérique qui fout le souk dans le bayou, à base de manifestations réunissant dix figurants armés de pancartes, mais aussi en sabotant les efforts de Terry, qu’elle juge responsable de la situation.

A la condition d’être très bon public, le film se montre parfois drôle. Par exemple, la séquence de transformation des sauriens, suivie par celle des reptiles, montée sur une musique pop entrainante, est vraiment décalée, donc amusante. Démontrant un étonnant esprit potache, Mary Lambert va parfois même jusqu’à verser dans le burlesque à la ZAZ, comme lorsque les participants d’un bal sont attaqués par des monstres. Dans la panique qui s’en suit, Terry hurle « que tous ceux qui sont armés les utilisent » et l’on assiste alors à une scène désopilante où TOUS les invités sortent des flingues de sous leurs robes et leurs costumes. Cette atmosphère burlesque est entretenue tout au long du métrage, que cela soit par les situations (les attaques de monstres, le catfight entre Tiffany et Deborah Gibson) que par les lignes de dialogue, volontairement débiles.  Mais, hélas, cela ne fonctionne pas toujours. Principalement, parce que non seulement les comédiens ne parviennent pas à soutenir cet effort parodique (Tiffany n’a rien d’un Leslie Nielsen) mais car l’on sent pertinemment que Mary Lambert n’est pas à son aise avec le genre et, du coup, le film perd souvent sa spontanéité, et donc son esprit fun.

Les co-production Syfy –Asylum sont connus pour la médiocrité de leurs effets spéciaux, mais aussi leur démesure. Ici, pas de changement, on assiste donc à des séquences dantesques qui ne sont pas sans évoquer le genre kaiju eiga, mais en version digitalisée. Car, comme d’habitude chez Asylum, tout est fait en CGI… et en CGI moisie qui plus est. Heureusement, Mary Lambert compense la nullité de ces plans FX par leur nombre… et leur surréalisme. Parmi les plans les plus spectaculaires, on retient celui où un python géant gobe toute une rame de métro et un autre, où un alligator détruit un supermarché faisant des « promotions monstrueuses ». Bref, Mega Python vs. Gatoroid est bourré d’effets spéciaux cartoonesques, au ridicule assumé (on remarque que les concepteurs font fi de respecter les proportions, avec des monstres qui affichent des tailles variant au gré des plans), qui font que le métrage ne sombre jamais dans la morosité.

En fait, le seul personnage réellement positif de ce film se nomme Diego (A Martinez). Même si les deux filles (Terry et Nikky) occupent la majeure partie des plans, c’est lui qui apporte les solutions.  C’est lui seul qui est capable de piloter d’avion d’épandage chargé de lâcher au dessus de la ville les phéromones qui ramèneront les monstres vers le bayou (et la grotte piégée bourrée de dynamite). Lui seul est conscient du danger et, dés le début, il veut éliminer les œufs de serpents et d’alligators. Heureusement pour nous, il ne sera pas écouté. Sinon, l’on n’aurait pas eu droit à ce désopilant spectacle.

A noter un cameo inattendu. Celui de Micky Dolenz (ex The Monkees) qui, croqué sur scène par un saurien géant, n’aura même pas l’occasion de nous présenter ses derniers travaux (si tant est qu’il en ait).

La conclusion de

On s’attendait, avec quelqu’un ayant la réputation de Mary Lambert, a une production se situant qualitativement au-dessus de ce que nous propose en général Syfy et Asylum. La réalisatrice nous prend donc ici complètement à contre-pied en versant totalement dans le burlesque et le potache. A sa décharge, c’était peut-être la seule solution pour adapter un scénario aussi crétin sans faire dans le nanar mais force est d’admettre que son manque d’expérience dans le genre et le faible potentiel comique des comédiens font que l’expérience peine à convaincre. Parfois drôle, mais pas assez pour compenser l’ineptie de l’ensemble.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques gags réussis
  • Beaucoup d’effets spéciaux
  • Un esprit cartoon parfois sympa

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario débile
  • Une interprétation peu efficace
  • Des FX pourris
  • Une comédie poussive

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