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Critique du film : The Reef [2011], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 21 juin 2011 à 11h22

Plongeurs en détresse cherchent scénario...

Sorti en 2004, Open Water - en eaux profondes aura révolutionné le film marin d'une manière presque similaire à l'influence qu'a eu Le projet Blair Witch sur le faux film-documentaire. Pensez-vous, avec deux acteurs, l'océan et quatre roussettes, Chris Kentis avait réussi à mettre en scène un long-métrage quelque peu anxiogène, pas formidablement efficace, mais en tout cas suffisamment original pour obtenir l'adhésion d'une partie du public. Et cela a d'ailleurs si bien fonctionné que sept ans plus tard, des produits surfant sur le même postulat de départ continuent à être produits. Ainsi, The Reef fait partie des derniers ersatz mis en scène, après les bien peu convaincants Dérive Mortelle ou Sanctum ; et si ce nouveau film peut se vanter d'être probablement ce qui s'est fait de mieux depuis Open Water, avouons tout de même qu'il ne possède rien de suffisamment remarquable pour en faire autre chose qu'un DTV tout juste moyen.

Parce qu'en effet, les variations possibles autour de l'histoire d'Open Water sont très minces, et se dirigent inévitablement vers le même épilogue funeste. Le spectateur le sait pertinement, ce qui amoindrit l'impact de chaque nouveau film tournant autour du même thème. Dans The Reef, ils ne sont quatre personnages (au lieu de deux), ils sont pris en chasse par un grand requin blanc (au lieu des petits requins du film de Chris Kentis), ils n'ont pas été abandonnés mais leur bateau s'est retourné, et ils nagent au lieu de rester sur place. Passées ces quelques légères différences, rien de nouveau sous le soleil, et l'on suit avec un certain ennui un long-métrage au scénario franchement prévisible, en se demandant assez régulièrement "bon sang, mais quand va t-il enfin se passer quelque-chose ?". Réponse au bout d'une cinquantaine de minutes, où les choses passent enfin à la vitesse supérieure.

En effet, si Andrew Traucki est très à l'aise pour mettre en scène des effets de style efficaces, il apparaît assez rapidement qu'il n'est pas franchement doué pour mettre en place une atmosphère anxiogène, voire pour faire naître un minimum de suspens de la situation désespérée dans laquelle se trouvent les personnages. En fait, dès lors qu'il ne se passe rien à l'écran, Traucki peine sérieusement à faire naître un semblant d'intérêt dans son long-métrage ; à sa décharge, reconnaissons tout de même que son scénario, terriblement creux, ne l'aide pas vraiment. Conséquence : toute la première partie est juste soporifique, à peine sauvée par des acteurs qui se démènent relativement bien dans la peau de personnages pourtant inconsistants. En revanche, dès lors que le Grand Blanc passe à l'attaque, le metteur en scène parvient à déployer suffisamment d'inventivité pour faire sortir le spectateur de sa léthargie.

Il faut ainsi tout de même reconnaître qu'Andrew Traucki est aussi à l'aise dans l'action qu'il est maladroit dans la mise en place d'une atmosphère soignée. Déjà bien fichus dans son premier long-métrage (Black Water, qui mettait en scène un crocodile tueur), ces divers effets chocs mettant dans le même plan les comédiens (les vrais) et le requin (le vrai) sont d'une efficacité assez redoutable, parvenant à provoquer quelques sursauts sympathique même chez le spectateur aguerri. Ainsi, la seconde partie du film, si elle demeure sur le fond tout aussi peu passionnante, se pare d'un aspect ludique assez agréable. The reef quitte alors le suspens raté du début pour devenir un slasher animalier bien plus agréable, pas beaucoup plus original, mais en tout cas nettement mois soporifique. Le tout étant paré d'une photographie soignée mettant correctement en valeur des paysages paradisiaques, The Reef parvient finalement à éviter le naufrage catastrophique, mais de peu...

La conclusion de à propos du Film : The Reef [2011]

Vincent L.
40

Nouvel Open Water-like a débarquer en DVD, The Reef ne propose rien de véritablement nouveau, et se contente de bêtement dupliquer une formule qui peine à encore fonctionner. Si, derrière la caméra, Andrew Traucki n'est pas avare en effets de style plutôt efficaces, le manque de suspens allié à la prévisibilité du scénario auront tôt fait d'ennuyer le spectateur un tant soit peu habitué à ce genre de production. Reste donc à se mettre sous la dent des paysages magnifiques, et des acteurs assez convaincants, ce qui est bien peu...

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques effets de style efficaces,
  • Un casting convaincant,
  • Des paysages magnifiques.

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire bateau,
  • Un scénario qui prend l'eau,
  • Des personnages sans profondeur,
  • Très prévisible, donc sans véritable suspens,
  • Manque sérieusement de rythme.

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