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Critique du Film : La falaise mystérieuse
La falaise mystérieuse >

Critique du Film : La falaise mystérieuse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 29 mai 2011 à 1146

Locataires indésirables

En acquérant à bas prix cette belle maison de bord de mer, Roderick Fitzgerald et sa sœur Pamela pensaient avoir fait une bonne affaire. Ils auraient dû plus se méfier. Il y a toujours une raison à brader son patrimoine. Parfois, c'est les matériaux de construction qui accusent mal le poids des ans, d'autres, la présence de voisins bruyants, ou, assez fréquemment, un urgent impératif financier. Plus rare ; l'occupation des lieux par un, voire plusieurs, fantômes. Pas de bol, c’est exactement ce qu’il va arriver dans La Falaise Mystérieuse (titre français idiot, comme souvent).

La nuit venue, les Fitzgerald et leur domestique sont réveillés par des lamentations. « Cela doit être le bruit des vagues dans une caverne creusée dans la falaise », essaye de se rassurer Roderick (qui se cache tout de même sous les draps de manière étonnament comique). Mouais, dur à croire, ces nuisances sonores ressemblent trop à des gémissements humains. Pour Pamela, sa sœur, la chose est d'ailleurs certaine: il s'agit d'un fantôme! Elle en est d'autant plus persuadée qu'un terrible drame s'est déroulé en ces lieux il y a quelques années, avec la mort accidentelle d'une jeune mère, Marie Mérédith, et que des rumeurs inquiétantes circulent depuis dans les rues du village voisin.

Réalisée par Lewis Allen (un artiste intéressant qui se spécialisera, dés le début des années 50, dans la réalisation d’épisodes de séries TV), La falaise fantastique est une ghost story dotée d'une belle ambiance gothique qui évoque autant l'expressionnisme allemand que le cinéma fantastique américain des années 40-50. Par la présence d'un humour inattendu, on peut même trouver au métrage un sympathique aspect pulp, notamment via le comportement de Roderick lorsqu'il se retrouve confronté à des phénomènes surnaturels. En fait, ce film britannique réalisé durant la deuxième guerre mondiale est le fruit d’un brassage stylistique assez éclectique, ce qui lui donne un cachet vraiment original. Un peu comme si Tod Browning s’était lancé dans la mise en scène d’une histoire d’Edgar Allan Poe adaptée pour l'écran par Leo McCarey.

Le scénario, basé sur un roman de Dorothy Macardle (une spécialiste du folklore et de l’histoire irlandaise), suit une ligne très classique mais est bien intéressant à suivre. On comprend bien vite que la présence de spectres dans la maison est due à l'existence d'un honteux secret de famille, l'entité ne pouvant trouver le repos tant que la vérité n'est pas dévoilée. Une petite surprise dans la dernière partie veille (et parvient!) à donner à l'intrigue une touche d'originalité qui, au final, contribue à faire de La falaise fantastique, un métrage bien divertissant, avec un dénouement surprenant. La mise en scène, très posée – elle obéit totalement aux codes imposés durant cette époque – joue peu des variations de valeurs de cadre, donnant à l’ensemble un rendu théâtral, amplifié par le tournage en studio. Le résultat est aussi kitch que charmant.

L’interprétation, elle, nous séduit par son élégante légèreté. Ici, on évolue assez loin des standards du genre qui, en cette période, mettaient un point d’honneur à cultiver l’aspect mélo des situations dramatiques. La Falaise Mystérieuse est un film exploitant une étonnante atmosphère assez détendue, et les comédiens s’y sont sentis, à la vue du résultat, très à leur aise. On peut particulièrement apprécier le jeu décontracté du génial Ray Milland, qui nous offre une performance digne d’un Cary Grant au meilleur de sa forme. Une occasion pour les néophytes de découvrir l’un des acteurs caméléons les plus doués de sa génération. La Falaise mystérieuse est également l’occasion de découvrir une jolie starlette originaire de l’Illinois, Gail Russell, qui verra sa brillante carrière s’interrompre brutalement en 1961 lorsqu’elle succombera à l’âge de 36 ans, victime de son addiction pour l’alcool. Elle aura tournée avec les meilleurs (John Wayne, Rex Ingram, Bruce Cabot…) et est ici vraiment adorable. Notons également la présence du distingué Alan Napier dans le rôle du médecin de famille.

La conclusion de

La Falaise Fantastique est un métrage qui mériterait d’être mieux reconnu. Certes, le film de Lewis Allen n’atteint pas le niveau esthétique, ni la force dramatique, des grands classiques tournés durant la période, il n’empêche que l’on passe un excellent moment à le visionner. On apprécie plus particulièrement son atmosphère atypique (comparée au standard gothique de la période) qui mêle avec efficacité des composantes du film d’épouvante et de la série B américaine. Une agréable ghost story, au charme évident.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation élégante
  • Un casting sympathique Un récit divertissant
  • Une ambiance gothique assez atypique

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue très classique
  • Un aspect vintage qui peut gêner

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