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Critique du Film : The New Daughter
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Critique du Film : The New Daughter

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 26 avril 2011 à 1725

L'horreur est dans la butte.

Sortant à peine d'un douloureux divorce, le romancier John James s'installe avec sa fille et son fils cadet dans une jolie maison de campagne, située à quelques lieues de la petite communauté de Mercy. Malgré ce changement de vie, les choses ne se passent pas trop bien. Les enfants ont en effet du mal à s'adapter à leur nouvelle école et habitant désormais dans ce domaine isolé, les enfants s'ennuient et ruminent leur tristesse - aggravée par la toute récente disparition de Marmelade, leur chat. Quand ils découvrent une étonnante butte située derrière la propriété...

Adapté d'une nouvelle de John Connolly (un romancier plutôt spécialisé dans le polar), The New Daughter surprend par son classicisme. Une famille traumatisée (histoire d'instaurer dés l'entame un climat sombre et oppressant); un étrange tertre funéraire; des nuits froides et pluvieuses perturbées par des bruits inquiétants et la vision de silhouettes furtives; une mystérieuse légende urbaine se matérialisant par la possession d’une adolescente ; un baraque isolée prise d’assaut par des créatures inconnues, voici quelques éléments dramatiques de cette histoire fantastique baignant dans un océan de clichés néo-gothiques et SF. Bref, absolument rien de nouveau avec un récit qui emprunte son atmosphère horrifique autant aux univers de Stephen King (Simetierre ou Les TommyKnockers) qu'à ceux de Graham Masterton (Manitou). La seule surprise (d'ailleurs plutôt mauvaise) se situe dans la nature du Mal. En effet, alors que l'on pense tout d'abord à la manifestation d'esprits indiens, l'on se retrouve avec la découverte d'une tribu de créatures troglodytes évoquant les monstres de The Descent ou de Primal.

Pour ce qui est de la réalisation, l'espagnol Luis Berdejo (scénariste de [REC.]) qui met ici en scène son premier long-métrage, ne prend aucun risque et fait dans l'académisme absolu. Techniquement, l'ensemble ne présente rien de mauvais (on peut même qualifier le travail de l'espagnol comme bien léché, notamment la photographie, très élégante) mais, force est de l'avouer, si le travail est appliqué, il manque sévèrement de nerf et paie cash une narration consensuelle. A noter que la finesse n'est pas plus au rendez-vous, Luis Berdejo appuyant tous ses effets de manière très scolaire, que cela soit dans les passages horrifiques (assez sages) comme dans les séquences intimistes, qui frisent parfois le pathos. Au final, The New Daughter n'est à aucun moment effrayant, tout juste peut-on évoquer une légère ambiance anxiogène lors de quelques passages.

S'il en fait des tonnes dans le rôle du père effondré- en arborant en permanence un air de chien battu -, Kevin Costner parvient tout de même à nous offrir la vision d'un personnage attachant et humain. On a parfois juste envie de le secouer un peu, tout en s'étonnant de son manque de bon sens, comme lorsqu'il préfère installer sa famille dépressive dans un trou paumé et triste à mourir plutôt qu'offrir à ses enfants des vacances à Disneyland. L'efficacité du métrage repose en grande partie sur le charisme de la star, et sur le capital sympathie qu'il parvient à dégager. Heureusement pour l'intérêt du film, la star, avec les années, a gagné en une séduisante maturité ce qu'elle a perdu en charme glamour.

C'est Ivana Baquero qui interprète la jeune adolescente possédée. Actrice remarquable (on a pu admirer son talent dans Le Labyrinthe de Pan mais aussi dans Fragile, Rottweiler et L'enfer des loups), cette jeune fille de seize printemps se montre ici assez efficace, même si la caméra de Luis Berdejo ne lui accorde pas autant d'attention qu'elle l'aurait mérité (on aurait aimé que la réalisation joue un peu plus de l'ambigüité de son personnage, avec des jeux de cadres plus serrés). Le reste du casting frôle la figuration, avec en invité vedette Samantha Mathis, dans le rôle d'une enseignante au grand cœur (hélas pour elle).

La conclusion de

The New Daughter, sans être un film inintéressant, ne réussit pas à éveiller en nous autre chose qu'une simple curiosité. Réalisé de manière peu ingénieuse mais bien appliquée, mettant en scène deux comédiens talentueux, le film de Luis Berdejo paie en fait le manque d'originalité de son scénario, qui pompe dans tous les classiques du genre pour accumuler les clichés, à la manière d'un quelconque téléfilm fantastique diffusé en fin de soirée sur les chaines câblées.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée
  • Kevin Costner et Ivana Baquero
  • Une belle photographie

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario inintéressant
  • Pas effrayant pour un sou
  • Un traitement sage et académique

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