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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Terror Trap
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Terror Trap

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 20 avril 2011 à 1244

Hostel miteux

Producteur de petits films indépendants, Dan Garcia s’exerce depuis peu à la réalisation.  Ici, avec Terror Trap, il nous propose un thriller horrifique surfant sur la mode du torture porn. Le scénario tourne autour d’un couple qui, suite à un accident, se voit contraint de passer la nuit dans un motel. C’est alors qu’ils vont réaliser qu’ils sont tombés dans un redoutable piège… et les principaux acteurs d’un snuff movie !

Un motel paumé, deux citadins pris en chasse par des rednecks lubriques et avides de sensations fortes; on se retrouve là avec les mêmes situations que dans le Motel de Nimród Antal, film qui ne brillait déjà pas par sa qualité. C’est si proche que l’on pourrait presque parler de remake. A cette base moult fois exploitée, Dan Garcia y a greffé une histoire de trafic de blanches (mais pas d’enfants ni d’adolescents, cela serait indigne d’un bon républicain !), évoquant les films d’exploitation des années 70. Une série d’éléments qui n’amènent absolument rien à l’intrigue générale, mais qui permettent d’introduire dans le métrage quelques séquences de sévices sur de jeunes filles nues, histoire de jouer de l’aspect putassier du genre.

Cleveland est un rabatteur. Sa mission ? Mettre à profil son statut de shérif pour diriger quelques voyageurs de passage vers un motel truffé de caméras. Déposées sur les lieux, les futures victimes sont alors prises en charge par Jonas, le gérant. Mais tous deux ne sont en fait que de simples employés à la solde de Carter, un truand faisant également dans le commerce de jeunes femmes. Installée dans une pièce du motel, une poignée de pervers (six gros lards libidineux et un brune vicieuse) paient alors très cher le privilège de visionner en direct les exactions de quelques sadiques masqués sur de pauvres victimes apeurées. Sauf que cette fois-ci, les nouvelles proies, Don et Nancy, qui traversent une crise de couple, vont se révéler bien plus coriaces que prévu.

Réalisé sans aucun souci de renouvellement, Terror Trap est un spectacle qui récupère tous les poncifs du genre torture porn sans y apporter la moindre nouveauté et, pire encore, accumule les incohérences et les contradictions. Ainsi, l’on a du mal à ne pas pouffer de rire devant cette brochette de malfrats et de tordus, encore plus caricaturale que celle d’Hostel (les voir se masturber et se goinfrer de popcorn devant le spectacle d’une jeune femme torturée est plus ridicule que dérangeant), tout comme l’on en vient à sourire lorsque les deux personnages principaux, qui n’ont cessé de s’injurier depuis le début, se réconcilient en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Le plus désolant, c’est que Terror Trap n’est même pas digne d’être désigné sous le terme de torture porn, tant le film est sage dans le registre du gore et du craspec. Une petite séquence de torture sur une jeune fille dans la chambre voisine du couple, c’est à peu près tout ce que le spectateur (et les voyeurs du film) auront à ce mettre sous les mirettes. Le reste se résume à des gars aux visages dissimulés sous des masques vénitiens jouant au chat et à la souris avec un ancien marine et sa femme dans les diverses pièces du motel, sous une photographie hideuse. En fait, le seul élément intéressant de Terror Trap est le personnage de Cleveland. Abject et inquiétant, ce flic est le véritable stéréotype du salopard, un tueur froid et calculateur, craint même de ses complices. Dans le rôle, Jeff Fahey est excellent, parfois même impressionnant. Meilleur, en tout cas, qu’un Michael Madsen en pleine déconfiture, qui fait une nouvelle fois dans le surjeu total et qui, affublé d’une moumoute,  n’arrive qu’à être ridicule. Quand aux deux tourtereaux, leurs personnages sont tellement creux que l’on ne ressent pour eux aucune empathie.

La conclusion de

Pale copie de Motel – film qui ne brillait pourtant pas par sa qualité – Terror Trap est un torture porn extrêmement sage qui, par faute de séquences chocs, finit par devenir ennuyant. Seul Jeff Fahey, tout à fait convaincant dans le rôle d’un sacré salopard, sauve le film du désastre total. Un direct-to-video absolument dispensable.

Que faut-il en retenir ?

  • Jeff Fahey, convaincant
  • Quelques séquences un peu osées

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario banal et bourré de clichés
  • Des personnages creux
  • Une réalisation sans relief
  • Un traitement trop sage

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