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Critique de la Bande Dessinée : Le mystère du Lusitania
Le mystère du Lusitania >

Critique de la Bande Dessinée : Le mystère du Lusitania

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 18 avril 2011 à 1357

Quand le génie du Mal joue avec l’Histoire

Alors que l’inspecteur Bernin se trouve sur le front d’une guerre ourdie par le machiavélique Tanâtos, Victor et Mélanie, les deux investigateurs de l’agence Fax Lux, se voient confier par le gouvernement français la protection d’une équipe de scientifiques œuvrant sur un projet pouvant mettre fin à ce conflit meurtrier…

Dans Le mystère du Lusitania, Didier Convard construit son récit autour d’un authentique fait d’actualité : le torpillage par un U-boot allemand du RMS Lusitania, fleuron de la compagnie transatlantique Cunard Line.  Un évènement qui fit scandale et qui contribua fortement à l’entrée en guerre des Etats-Unis. Le scénariste utilise comme base de départ le fait que le Lusitania, en plus de ses passagers civils, transportait une grosse quantité de munitions, un fait confirmé par la violence de l’explosion ayant secoué le paquebot et la rapidité avec laquelle il a sombré, deux éléments qui ne pouvaient être uniquement dû à l’impact d’une simple torpille de bronze à faible charge (qui équipait les U-Boot durant la première guerre mondiale).

La précision de détails véridiques avec laquelle est construit le scénario de cet album démontre le souci de Didier Convard de nous offrir le récit le plus crédible possible ainsi qu’un bel effort de documentation. Du patriotisme du commandant de bord (qui avait accepté la pose de pièces d’artillerie à bord de son navire) aux précisions concernant le carnet de route du navire, tout est véridique. Mais attention, Le mystère du Lusitania n’est PAS un récit historique, mais une histoire jouant avec habileté d’évènements historiques et anachroniques. L’aspect anticipation, lui, est amené par Appolyon-7, sorte de projet Manhattan embryonnaire, dans lequel œuvrent de nombreux scientifiques transfuges de l’Allemagne du Kaiser.  Par ailleurs, Didier Convard continue de faire du puissant Tanâtos un avant-gardiste dans le domaine technologique, ce super vilain utilisant même la machine Enigma dés 1915 (officiellement, son utilisation commença au début des années 20). 

Bref, Didier Convard, qui récupère avec habilité des faits historiques pour construire une fiction aventureuse et riche en rebondissements, nous offre là encore une histoire proto-steampunk aussi enrichissante que captivante, mettant en scène un génie du mal qui évoque autant Fantomas que Diabolik. Du coté des gentils, c’est Victor le détective de l’agence Fiat Lux qui ressort grandi, le scénariste s’étant attardé à rendre le personnage le plus humain possible. Le final, qui nous le montre dans un état psychologique affaibli, en est même assez émouvant.

La réussite de cette série doit aussi beaucoup à Jean-Yves Delitte. Là encore, il nous étonne – et nous séduit – avec son trait réaliste d’une grande efficacité, qui épouse parfaitement l’ambiance steampunk du récit. Certaines vues d’ensemble, riches en détails (bravo pour la fidelité historique dans les costumes, les uniformes et les véhicules), transporte le lecteur dans un univers froid qui évoque une version dépressive des écrits Verniens. Cette ambiance glacée doit évidemment beaucoup à la pertinence d’une mise en couleur opérée par le dessinateur en personne et Frédérique Avril. Enfin, même si j’apprécie moins son style pour dessiner les visages, force est de d’avouer que les personnages y gagnent une grande expressivité.

La conclusion de

Le premier dyptique était une belle réussite. Là encore, Didier Convart et Jean-Yves Delitte jouent avec l’Histoire pour nous offrir une fiction aux fragrances steampunk aussi mouvementée qu’intelligente. Avec ce nouvel opus, Tanâtos consolide sa mythologie, avec un super vilain charismatique qui cultive une philosophie qui va plus loin que la simple expression mégalomane.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario accrocheur
  • Une excellente ambiance
  • Un bel effort de documentation
  • Un génie du mal charismatique
  • Des dessins superbes

Que faut-il oublier ?

  • Des libertés historiques qui peuvent déplaire aux puristes

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