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Critique du Film : Dément

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 15 avril 2011 à 12:59

Plus on est de fous...

Le docteur Dan Potter, fraîchement débarqué dans un asile psychiatrique, découvre que le troisième étage de l’établissement est occupé par un quartet de psychopathes assez terrifiant. Il fait également la connaissance du directeur de la clinique (le docteur Léo Blain) qui, question comportement étrange, n’a pas grand-chose à envier à ses patients. Ici, pas de gardiens, ni de barreaux aux fenêtres, la sécurité est assurée par un infirmier et un système de verrouillage électrique. Un choix qui procure aux résidents une sensation de confort mais, une nuit, une panne à la centrale nucléaire plonge la région dans un black-out total… et déverrouille les issues de l’asile ! 

Dément est le premier long métrage de Jack Sholder, un réalisateur de séries B qui a depuis acquis une réputation d’honnête artisan avec quelques petites productions sympathiques comme Hidden, La revanche de Freddy ou, plus récemment, Arachnid. Le scénario de ce thriller est l’œuvre de Jack Sholder en personne, assisté par un certain Robert Shaye, fondateur de la compagnie New Line et futur producteur de la série des Freddy et de la trilogie du Seigneur des Anneaux.  Réalisé en 1982, ce film marque en fait le point de départ d’une certaine forme de cinéma d’horreur, le slasher né de Vendredi 13, sans toutefois adhérer complètement aux codes du genre.

En effet, avec une certaine retenue dans les séquences de violence, Dément présente un petit aspect vintage qui renvoie aux thrillers des années 50-60, comme La Nuit du Chasseur. L’aspect shocker, qui a construit la réputation de la New Line, est ici absent. Privé d’impact graphique, le film voit donc son efficacité reposer donc principalement sur la qualité d’interprétation et le subjectif. C’est donc de ce coté qu’il faut chercher l’intérêt de Dément, un film qui a la chance de réunir à l’écran trois stars du film de genre : Jack Palance, Martin Landau et Donald Pleasence. Les premiers interprètent deux des psychopathes (le paranoïaque brutal Frank Hawkes et le pasteur pyromane Byron Sutcliff), le troisième est un directeur d’établissement farfelu et irresponsable.  Autre présence notable : celle de Erland van Lidth (Dynamo dans Running man) qui prête son profil de gros bébé à Ronald Elster, un pédophile sadique et attardé.

Conscient de l’énorme potentiel des ces comédiens, Jack Sholder s’est attaché à les mettre en avant en usant et abusant de plans sur leurs personnes. Le résultat est parfois saisissant tant les acteurs s’en donnent à cœur joie dans le registre des grimaces et des regards assassins. Le plus impressionnant est sans nul doute Jack Palance, que l’on sait doué pour ce type de rôle exploitant son physique atypique et son regard noir. Donald Pleasence, lui, est totalement irrésistible dans un rôle assez inhabituel. En conséquence, force est de dire que, un peu paumé à coté de ces acteurs surdoués, Dwight Schultz (Looping dans la série L’agence tout risque) a du mal à tirer son épingle du jeu dans le rôle du gentil docteur Potter.

L’intrigue est assez simple, avec une mise en place un  peu longuette, et son déroulement est extrêmement prévisible. Une fois dehors, sous la direction de Hawkes, le groupe de psychopathes décide de se rendre au domicile du docteur. Jack Sholder met alors en scène la lutte entre les membres de la famille Potter et ces malades qui cherchent à s’introduire dans la maison.  Pour ce faire, il s’emploie à utiliser des méthodes traditionnelles sans toutefois trop user de jump scares, préférant entretenir plus ou moins bien une ambiance anxiogène. Le film pêche cependant par des séquences d’agressions souvent très mal réalisées, laissant apparaître une évidente artificialité et un manque de force, contrastant fortement avec la démence affichée par les regards et les sourires sadiques des agresseurs. Au final, dans le registre horrifique, la seule séquence réussie est celle présentant l’assassinat de l’inspecteur de police, empalé par des carreaux d’arbalète. Avec l’amusante scène d’ouverture pleine d’horreur onirique (qui anticipe les délires des griffes de la nuit), c’est tout de même un peu léger pour arriver à faire de Dément un spectacle captivant.

60

Réunir trois « monstres » du film de genre, c’est la seule réussite de Dément, premier long métrage de Jack Sholder. En effet, avec ses meurtres traités hors champ, son scénario prévisible et ses scènes à la réalisation perfectible, le film peine à nous passionner quand le réalisateur ne se consacre pas pleinement à filmer ses comédiens vedettes qui, eux, assurent le spectacle. A voir uniquement, donc, pour son exceptionnel casting.

Critique de publiée le 15 avril 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Une distribution haut de gamme
  • Des comédiens qui assurent le spectacle
  • Quelques séquences réussies

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario peu surprenant
  • Une mise en place assez longue
  • Un aspect horrifique très modéré

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