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Critique du Téléfilm : Lightspeed

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 7 avril 2011 à 16:53

Petit vite et grand doucement

Lors d'une intervention visant à neutraliser un groupe de terroristes agissant sous les ordres de Python, un super villain, l'agent spécial Daniel Leight est très grièvement blessé. Les médecins sont très pessimistes sur leurs diagnostics et ils décident de tenter sur lui une nouvelle méthode de consolidation par rayonnements. Alors que Daniel subit ce traitement révolutionnaire, Python s'introduit dans l'hopital et sabote le système. Soumis à une très grosse dose de radiations, Daniel voit alors son métabolisme se modifier de manière extraordinaire...

Produit par un Stan Lee en crise de sénilité et réalisé par un Don E. FauntLeRoy narcoleptique, Lightspeed met en scène deux individus voyant leur ancienne amitié se transformer en une haine féroce, principalement en raison d'un malentendu. Edward, un brin parano, force est de l'admettre, est en effet persuadé (sans que le spectateur puisse en deviner les raisons) que son ami Daniel est en partie responsable de l'arrêt du financement des ses recherches scientifiques par l'état. Il utilise alors sa machine pour se transformer en un puissant mutant reptilien et devient le leader d'un groupe de malfrats, tout en rêvant de régler son compte à son ancien ami.

Et c'est d'ailleurs sa soif de vengeance qui va faire de Daniel un super héros. C'est en effet lui qui, par le sabotage de l'installation médicale, provoque l'inattendue transformation de son ennemi mortel (le seul élément original d'un scénario sinon très classique). Au lieu de succomber, Daniel se voit doté d'une extraordinaire vivacité qui lui permet de se déplacer à une vitesse prodigieuse - proche de celle de la lumière. Avec, toutefois, une contrepartie: une usure cardiaque qui l'oblige à un traitement régulier à base d'injections d'amphétamines.

Mythologiquement parlant, Python contre Lightspeed, c'est un peu comme si Flash trouvait en The Lizard sa Némésis. On imagine donc une histoire se déroulant à cent à l'heure, les deux modèles ne manquant pas de dynamisme. Le problème, c'est que le rythme de ce téléfilm est inversement proportionnel à la vitesse du super-héros. Un vrai marshmallow pelliculé, monté avec des moufles. Et ce n'est pas l'interprétation de ces comédiens aux expressions bovines qui contribuent à améliorer les choses. C'est bien simple, on a l'impression que tout le monde roupille sur le plateau, comme shooté aux tranquillisants, des techniciens aux acteurs. Par moment, visionner ce simple produit le même effet qu'observer un poisson rouge dans son aquarium.

Le choix de Jason Connery pour interpréter Lightspeed est également très discutable (et je modère mes propos). Le charisme d'une huitre, la vitalité d'un pensionnaire de long séjour, les expressions faciales d'un bœuf autiste, telles sont les caractéristiques du personnage principal. L'on a en permanence envie de le baffer pour tenter de le réveiller. La plupart du temps, cette attitude lymphatique agace mais, en de rares occasions, force est d'admettre qu'elle entraine des situations amusantes, comme lorsque Daniel se rend dans un magasin de sport pour se constituer un costume de super héros (qui baille à l'entre-jambe, comme on pourra le vérifier dans quelques plans furtifs, et qui n’a strictement rien à voir avec celui de l’affiche) et qu'il tombe sur un vendeur qui le prend un peu pour un con. Un spectacle aussi surréaliste que voir Droopy acheter une panoplie de Superman.

En fait, dans cette vaseuse production puant le je-m'en-foutisme, et où même Lee Majors ne prend pas la peine de cabotiner (il a l'air aussi motivé qu'un cancre attendant le passage du bus scolaire), le seul élément un tant soit peu intéressant est le design de Python, qui est étonnamment très réussi. A croire que sa conception a bouffé tout le budget du film. A coté de cela, les effets spéciaux affichent un niveau de qualité qui n'est pas meilleur que celui de la vieille série Flash, à la différence près que de gentiment kitchs ils s'en trouvent être désormais ridicules. Mention spéciale pour le combat qui se voit accompagné par la musique de Lettre à Elise (si, si). Cela ne m'a même pas fait rire. En matière de nawak, je suis pourtant bon client. Bravo donc à Don E. FauntLeRoy pour avoir réussi à dépasser mon seuil de tolérance.

15

Lightspeed est une bouse. Une production télévisuelle soporifique, au scénario très faible, exécutée par des techniciens absolument pas inspirés et interprétée par un casting anesthésié. Au milieu de cet océan d'insuffisances, le design de Python fait carrément office de bouée de sauvetage mais bien trop modeste, hélas, pour sauver l'ensemble, qui sombre corps et biens et nous entraine dans un ennui aux profondeurs abyssales.

Critique de publiée le 7 avril 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences ridiculement drôles
  •  Le design de Python

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste

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