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Critique du Film : The Dark
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Critique du Film : The Dark

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 8 mars 2011 à 0840

Vous souffrez d'insomnies ? Ce film est fait pour vous...

Sorti dans les salles obscures en 2005, The Dark est tellement passé inaperçu qu'il s'est avéré être un véritable échec commercial, au cinéma comme en DVD. Cela peut pourtant s'avérer étonnant, car si le réalisateur n'a pas derrière lui une filmographie vraiment remarquable (Ginger Snaps, certes, mais également également des dizaines d'épisodes de médiocres séries télé), le film bénéficiait d'un casting relativement attractif, avec en tête d'affiche Maria Bello (qui sortait du succès de A history of violence) et Sean Bean (une valeur sûre du cinéma britannique, qui a explosé depuis La Communauté de l'Anneau). Les deux comédiens se trouvent ainsi à mener la barque d'un film fantastique fait d'anciens dieux et de malédictions millénaires, le tout se passant dans une contrée reculée de Grande bretagne, loin de toute civilisation. Sur le papier, ça s'apparente à du bon Lovecraft, mais à l'écran, on se trouve plongé dans un film au scénario abscon, qui plus est mené tambour battant sur le rythme d'un épisode de Derrick.

Adapté d'un roman de Simon Maginn, Sheep (non traduit en France), The dark est, au dire de divers échos, une adaptation complètement ratée du livre d'origine (tant mieux pour lui !), n'en ayant gardé pour ainsi dire presque rien, sinon un même principe de base pas fondamentalement original (un lieu maudit dans lequel on peut noyer des vivants pour ressuciter des morts, cela s'apparente à du Simetierre-like à peine dissimulé). Là-dessus se greffe un drame familial péniblement esquissé à base de mère alcoolique, de père démissionnaire et d'adolescente suicidaire, bref, de protagonistes très sommairement écrits (c'est à dire avec moins de profondeur que des personnages de téléfilm) englués dans une situation de base péniblement mise en place par un script indigent. Autant dire que tout ça n'est pas passionnant, mais peu importe, car tout est très vite expédié au profit de la mise en place de l'histoire proprement dite. Et c'est là que les choses se gatent sérieusement...

En effet, The Dark s'appuie sur un scénario juste incompréhensible (ou alors salement incohérent). Ainsi, passé une longue mise en place (une petite trentaine de minutes) pendant laquelle les acteurs se débattent comme il le peuvent avec leurs personnages fadasses, les choses commencent à entrer dans le vif du sujet. La noyade de la fillette va ainsi quelque peu booster le long-métrage en permettant de faire bouger les choses, et d'installer plus solidement l'atmosphère fantastique - jusqu'ici vaguement présente sous forme de visions aussi furtives que terriblement convenues - dans laquelle va baigner ce segment du film. Amenée par le vieux bizarre d'à côté (vous avez remarqué comme il y a toujours un "vieux bizarre d'à côté" dans les bourgades reculées ?), la malédiction qui sert de pivot au film s'appuie prétendument sur des légendes gaelliques, mais amènera surtout le spectateur initié à Dagon, de Howard Phillips Lovecraft, oeuvre avec lequel le film partage nombfre de points communs.

Et puis, lors de la troisième partie, les choses passent à un niveau supérieur de grand n'importe quoi. Alors que, jusqu'ici, l'histoire du film se tenait à peu près (il faut dire qu'une légende païenne basée sur une falaise magique, ça ne tape déjà pas très haut niveau complexité), The Dark s'enfonce alors dans les méandres d'une histoire sans queue ni tête. Il est ainsi difficile de comprendre complètement la teneur des évènements racontés dans ce final abscon, aux résonnances proches de Silent hill (dans lequel Sean Bean tenait déjà le même style de rôle). On ressort donc du film avec cette désagréable impression de n'avoir finalement pas compris grand chose à une histoire au demeurant très simple, mais dont la fluidité est parasitée par des effets de styles aussi gratuits qu'inutiles. Ainsi, The Dark parvient à encore descendre d'un cran en proposant une histoire incompréhensible (ou, encore une fois, incohérente, le deux options étant défendables) basée un scénario classique et banal, un comble...

Le tout est de plus plombé par la désastreuse mise en scène de John Fawcett. Alors que ce dernier avait réussi à palier au microscopique budget de Ginger Snaps pour livrer un long-métrage relativement intéressant (même si très lacunaire sur un certain nombre de points), il échoue cette fois à instaurer dans son film la moindre ambiance ; le plus triste, c'est que ce n'est visiblement pas faute d'avoir essayé. En effet, passé une première partie faite d'effets de style faciles et usés jusqu'à la corde (mais gageons qu'il fallait bien pallier à la vacuité du scénario), Fawcett pose sa caméra pour installer son ambiance, créer une atmosphère fantastique (au sens classique du terme), donner un ton surnaturel aux choses les plus banales, et mettre en image de manière presque onirique la légende à la base du script. Le soucis, en fait, c'est que parce que dénué de talent (ou d'inspiration) John Fawcett échoue à tous les niveaux, et qu'en lieu et place d'ambiance et d'atmosphère, on a, au mieux, le droit à de l'ennui, réel et tangible.

Ainsi, si le travail du réalisateur est difficilement critiquable sur le principe, son optique bardée de bonnes intention ne rend pourtant le résultat final meilleur. Au contraire, même, The Dark est un film horriblement chiant, un parfait petit somnifère apte à endormir n'importe quel insomniaque. L'impression est d'autant plus présente que le climat marin dans lequel baigne le long-métrage (et impeccablement mis en valeur par la photographie de Christian Sebaldt) et le jeu atone des deux acteurs principaux coincés dans des rôles à peine travaillés (on n'a jamais connu Sean Bean aussi peu concerné par son rôle) tend à donner au film un rythme proche d'une redoutable berceuse. Avec Paul W. S. Anderson et Jeremy Bolt à la production, on pouvait craindre un film débile pour ados attardés, en fait, au final, il ne s'agit que d'un somnifère de douze centimètre de diamètre, plutôt difficile à ingérer d'ailleurs...

La conclusion de

The Dark n'est pas foncièrement mauvais, non, en vérité, il est juste horriblement chiant... En fait, le réalisateur a visiblement souhaité poser son film, prendre le temps d'installer une atmosphère et ancrer son long-métrage dans un fantastique constitué d'ambiances éthérées et de malédictions millénaires ; le soucis, malgré toutes ces bonnes intentions, c'est que John Fawcett s'est complètement planté, et qu'en lieu et place de cette atmosphère remarquable on a juste le droit à un film tout simplement ennuyeux. Le tout étant de plus noyé dans les affres d'un scénario juste incompréhensible, et interprété par des comédiens neurasthéniques, The Dark finit par s'imposer comme un long-métrage tellement soporifique qu'il pourrait réussir à guérir Tyler Durden...

Que faut-il en retenir ?

  • Correct techniquement,
  • Plein de bonnes intentions.

Que faut-il oublier ?

  • Lllloooonnnggggg,
  • Mmmmooouuuuu,
  • Cccchhhhiiiiaaanntttt...
  • Et incompréhensible aussi...

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