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Critique du film d'animation : Kuzco, l'empereur mégalo [2001], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 16 février 2011 à 10h15

Du cartoon à la Disney...

Sorti en 2001 à l'époque à les longs-métrages des studios Disney n'attiraient plus autant de public dans les salles obscures (il fut suivi d'échecs au box office comme La Planète au trésor, Frère des ours ou La ferme se rebelle), Kuzco, L'empereur mégalo ne connu à l'époque de sa sortie qu'un petit succès d'estime. Pourtant, avec les années, celui-ci s'imposa petit à petit dans le coeur des spectateurs comme l'un des films les plus sympathiques de la firme. Surfant sur le succès de l'oeuvre majeure qu'est Aladdin, le long-métrage tentait de reproduire la formule gagnante mise au point par John Musker et Ron Clements, déclinant dans un monde astèque les mêmes ingrédients : beaucoup d'humour, de l'anachronisme, des dialogues travaillés, et un côté ouvertement second degré qui se joue des clichés inhérents au genre.

L'impression est d'autant plus confortée que visuellement, le design des personnages de Kuzco n'est pas sans rappeler celui d'Aladdin (ou Hercule, mais ne parlons pas des choses qui fachent) ; les deux héros partagent ainsi des traits similaires, et la méchante Yzma n'est pas sans rappeler une version féminine de Jafar. D'une manière plus générale, le film bénéficie du savoir faire des dessinateurs du studio Disney dans les procédés d'animation 2D, lesquels, à l'époque, avaient laissé de côté les ajouts numériques très à la mode pour livrer une oeuvre plus traditionnelle. Ainsi, si l'on peut repprocher au métrage des décors plutôt pauvres (une jungle, un village, un palais et basta), force est de reconnaître le savoir-faire des techniciens quand il s'agit de mettre en scène un dessin-animé au sens le plus classique du terme.

Mais au final, ce qui fait la force de Kuzco n'est pas tout cet aspect technique, mais au contraire cet esprit fun et complètement déjanté qui souffle sur le film. Débarassé des traditionnels passages chantés (à l'exception du générique de début, mais passons), le long-métrage a tout misé sur son aspect humoristique : situations rocambolesques, dialogues souvent très drôles, anachronismes à la pelle, méchants génialement ridicules (le personnage de Krong vole clairement la vedette à tous les autres) et, surtout, un personnage principal au caractère bien trempé (égoïste, mégalomane et capricieux). Les adultes pourront également retrouver un détournement agréable des codes traditionnels des contes de fées, qui, s'ils sont bel et bien présents, servent plus à amener des gags qu'à véritablement struturer l'histoire.

Pour mettre tout cela en forme, Mark Dindal a pris le parti de réaliser son film comme un cartoon. On pense ainsi énormement à l'univers de Tex Avery, certaines scènes pouvant presque s'apprécier comme un hommage du géant Disney à son travail (toute la séquence de l'auberge, notamment, rappelle le côté complètement déjanté de Avery). Ainsi, en plus d'un scénario qui base déjà tout sur l'humour, se rajoute une mise en scène qui étaye le tout de gags visuels efficaces (les panthères) ou de belles mises en abimes (Kuzco qui rappelle que l'on est dans un film). Le tout étant emballé dans un montage très rapide qui donne au tout un rythme conséquent, on ne s'ennuie jamais de Kuzco (on en a pas le temps !) tant il y a toujours un gag ou une péripétie pour relancer l'histoire.

Alors finalement, au regard de ces nombreuses qualités, qu'est ce qui empêche Kuzco d'être autre chose qu'un spectacle sympathique ? Et bien simplement le fait que le film ne s'appuie sur aucun scénario. Certes l'histoire, ouvertement alibi, n'est prétexte qu'à enchainer tant bien que mal des saynètes (mal) reliées les unes aux autres, mais elle n'est finalement pas plus génante que le réel manque de travail fait sur le script. C'est bien simple, Kuzco, c'est du grand n'importe-quoi qui ne s'appuie sur rien de construit. Les scénaristes, visiblement conscients de cet état de fait, tentent même de jouer de se la jouer "c'est bordélique, mais c'est voulu", état de fait notamment visible lors de la séquence finale où les méchants sont incapables d'expliquer comment ils ont pu arriver avant les héros, alors même que cela était tout simplement impossible ; malgré cela, la pillule ne passe que très difficilement.

On pourra y voir du second degré - surtout que cela donne lieu à des gags efficaces - mais ce manque de structuration fait que finalement, on se fiche royalement de ce qui est raconté. Ainsi, au delà d'un premier visionnage plaisant, Kuzco perd la majeure partie de son intérêt dès lors que l'humour qui parsème le film est connu du spectateur. Ne durant que soixante-quinze petites minutes, le film aurait pu prendre plus de temps pour s'inscrire dans un schéma plus ambitieux, plutôt que de simplement aligner des gags totalement déconnectés les uns des autres (l'écureuil, par exemple, est un ajout aussi saugrenu qu'inexpliquable). Toutefois, à la décharge de l'équipe créatrice, rappelons qu'il est de notoriété publique que le PDG de Disney oeuvrant à l'époque avait détesté Kuzco, et qu'il avait entrepris un travail de sabordage du film (qui peut notamment justifier son échec en salle) ; ceci peut peut-être expliquer cela...

La conclusion de à propos du Film d'animation : Kuzco, l'empereur mégalo [2001]

Vincent L.
65

Film mineur pour les studios Disney (et échec relatif dans les salles obscures), Kuzco n'en demeure pourtant pas moins être un spectacle familial en tout point sympathique. Jouant avec de nombreux archétypes propres aux productions de la firme (la méchante sorcière, la transformation du héros, le voyage initiatique, ...), le long-métrage propose une relecture des poncifs du genre ouvertement tournée vers l'humour, et fonctionne à plein régime grâce à l'esprit déjanté dans lequel baigne le tout. La majorité des gags, certes bon enfants, fonctionnent ainsi parfaitement, et ce quel que soit l'âge du spectateur. Il est juste dommage que le film ait oublié de se doter d'un scénario, car il aurait aisément pu cotoyer les sommets du genre.

Que faut-il en retenir ?

  • Un humour bon enfant, mais qui fait mouche,
  • Des personnages sympathiques,
  • Réalisation très proche du cartoon,
  • Animation impeccable.

Que faut-il oublier ?

  • Visuellement assez pauvre,
  • Histoire alibi,
  • Et puis surtout, il n'y a juste pas de scénario...

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