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My Bloody Valentine 3D >

Critique du Film : My Bloody Valentine 3D

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 14 février 2011 à 18:42

Bonne pioche et coeur à prendre

Une nuit de Saint-Valentin, des adolescents ayant organisés une party dans la mine d'Harmony sont massacrés par Harry Warden, un mineur dément. Peu après, le psychopathe est abattu par la police. Hélas, son corps n'est pas retrouvé. Dix ans plus tard, toujours en ce jour de fête des amoureux, les crimes reprennent. Le sherif Palmer refuse de croire au retour de Warden, il soupçonne plus Tom Hanniger, l'héritier de la compagnie minière, dont le soudain retour en ville coïncide avec la reprise des meurtres...

Remake en 3-D d'une vieille série B des années 80 (Meurtres à la Saint-Valentin), My Bloody Valentine 3D est un slasher s'inscrivant dans la plus pure tradition du genre, à savoir que l'on y suit les mortelles taquineries d’un bogeyman masqué (ici, il se cache sous un masque à gaz de mineur) qui use de divers outils et ustensiles, lors d'une nuit bien particulière, pour éviscérer et démembrer les membres d'une communauté avec lequel il entretient un ancestral contentieux. L'on a donc affaire à un scénario qui évoque grandement celui de Halloween, la nuit des masques, d'autant plus que le profil « monstre impitoyable et posé » de son tueur ne manquent pas de rappeler le comportement de Michael Myers (dans une moindre mesure, il rappelle également Jason Vorhees, notamment par le fait que l'assassin est censé être mort depuis belle lurette). On évolue donc sur un terrain fortement balisé, avec l'entretien d'un mystère qui ne va pas rester secret bien longtemps, et des personnages stéréotypés et crétins qui nous balancent des répliques déjà maintes fois entendues. A ce sujet, la dernière demi-heure est probablement la pire tant l'on appréhende sans peine le déclenchement des évènements bien avant que les personnages ne les subissent. Enfin, amis amoureux, il est bon de noter que la fête de Saint-Valentin n'est qu'un élément secondaire de l'histoire, n'ayant que peu (voire pas) d'impact sur les agissements des différents protagonistes.

Bref, ce n'est pas du coté de l'intrigue qu'il va falloir chercher un quelconque intérêt à ce My Bloody Valentine (3-D ou pas). Pour ce faire (si tant est que vous en ayez l'envie), il va falloir se tourner vers ses aspects visuels et ludiques, avec une réalisation qui ose quelques petites choses surprenantes... En commençant par une séquence bien particulière.  En effet, sachez que le film de Patrick Lussier bat un record dans le domaine du film d'horreur de série B: celui de la plus longue scène de nu frontal féminin! La recordwoman se nomme Betsy Rue, une blonde ma foi assez jolie mais au look de poufiasse très fortement appuyé. Complètement anonyme avant ce métrage, elle s'est depuis faite un nom dans le métier. Comme quoi se raser le pubis en ticket de métro ne sert pas que dans le monde du porno... Attardons-nous deux minutes sur ce passage apte à titiller la libido de bon nombre de spectateur amateur du genre. Dans cette scène aux plans très explicites et franchement bien vulgaire, une dénommée Irene, après avoir bruyamment baisée avec son boyfriend, le suit sur un parking (avec pour seuls accessoires un flingue et une paire d'escarpins) pour l'engager dans une dispute,  elle le voit alors se faire massacrer à la pioche par le tueur et elle prend la fuite (plan en contre-plongée sur paire de fesses), avant d'être finalement éventrée dans une chambre du motel. Et le tout complètement à poil! C'est définitivement vulgaire et stupide (d'autant plus que cette fille sans aucune pudeur se rend sur le parking car elle se déclare choquée que son mec l’ait filmée en faisant l’amour) et la nudité est, comme tout film d'exploitation qui se respecte, totalement gratuite et putassière (histoire de bien appuyer l'aspect obscène de la scène, Lussier y a même introduit le massacre d'une naine). Bref, c'est réussi dans le domaine du licencieux - une séquence de dix minutes qui étonne d'autant plus qu'elle est unique dans ce film autrement très sage. Personnellement, j'ai trouvé cette séquence débile mais fun, ma chère et tendre l’a jugée pathétique. Allez comprendre...

A coté de cela, les effets gore sont particulièrement nombreux et bien soignés même si, parfois, certains effets numériques laissent un peu trop transparaitre leur manque de réalisme. Nombre de plans, étudiés pour mettre en avant la technique 3-D sont efficaces et ils restent bien amusants en version plate ( de toute manière, la 3-D dans ce film est un simple gadget à ressort comique). Certains passages sont vraiment bien craspecs, comme ces plans post-mortem exposant, sous forme de tableaux macabres, des corps éventrés, aux cœurs arrachés. C'est certain, pour ce qui est de l'intention, on évolue à ce moment à la limite du torture porn, il est cependant dommage pour les amateurs de cinéma extrême que ces actes de mutilation se déroulent tous hors-cadre (censure oblige). En guise de consolation, le fan de gore aura tout de même droit au spectacle de quelques violents coups de pioche bien placés (principalement dans la  tronche des victimes) et un habile coup de pelle qui, dans un plan très drôle, va définitivement faire taire une agaçante scream queen. Certes, bien que très sanglants, aucun de ces actes sauvages n'est ni très original ni psychologiquement perturbant, mais force est de reconnaitre que la plupart fonctionnent bien et nous font oublier quelques coupables incohérences, comme lorsque le tueur arrive à faire le tour extérieur d'un supermarché en moins de 30 secondes ou qu'une adjointe du shérif, pistolet et lampe torche braqués vers l'avant, avec la manière du FBI, s'introduit et visite une maison... dont les lumières sont toute allumées! Désopilant!

Pour ce qui est du reste de l'aspect technique, on constate que Patrick Lussier s'est penché à pratiquer son art comme il l'a toujours fait: avec le plus grand académisme. Un véritable bon petit soldat des studios Dimension Films. A l'écran, cela se traduit par une image bien léchée, toujours très lisible et un récit armé d'un flux narratif bien calibré qui évite les temps morts et cherche à entretenir les climax (n'oublions pas que Lussier est monteur de formation, il a d'ailleurs travaillé sur les montages des trois volets de Scream). Mais, diantre, que tout cela manque de personnalité, d'inventivité, de surprise! A la lecture de My Bloddy Valentine, on a l'amère sensation d'assister à un spectacle déjà mille fois vu, mille fois ressenti, mille fois respiré; c'est d'un triste! Bref, cet aspect formaté s'ajoutant à un scénario en peine d'innovation, vous en aurez vite conclu que ce film ne brille pas particulièrement par l'entretien d'un quelconque suspense, et cela même dans les séquences se déroulant dans les galeries obscures de la mine.

Pour finir, un petit mot sur l'interprétation. My Bloody Valentine réunit quelques têtes de séries B assez connues, comme Tom Atkins, Marc Macaulay et Kevin Tighe dans des rôles secondaires et une petite brochette de belles gueules chargées d'accrocher le public adolescent. Ainsi, dans le rôle principal, les fans de Supernatural (ou Smallville) reconnaitront Jensen Ackles, l'un des deux jumeaux de la série. Je connais mal ces shows TV mais, ici, force est de reconnaitre que le comédien, armé seulement de deux expressions faciales (content, pas content) est aussi énergique qu'une huitre et aussi charismatique qu'une endive (une sorte de clone de Casper Van Dien). On lui préférera Kerr Smith qui, dans un rôle pouvant être comparé à celui de David Arquette dans Scream (dans un registre un peu moins niais), laisse transpirer sinon un certain talent, du moins une véritable envie de bien faire. Pour les filles, nous n'allons pas revenir sur la "performance" de Betsy Rue. Malheureusement, il n'y a pas grand chose d'autre à signaler, Jaime King et Megan Boone tenant des rôles bien trop pauvres pour voir leurs prestations jugées.

45

Construit sur un scénario débile et réalisé de manière bien trop conventionnelle, My Bloody Valentine ne vaut finalement que pour ses séquences gore et une longue scène "exhib". Vous allez me dire que c'est bien peu pour que le film de Patrick Lussier mérite une quelconque attention, j'aurai tendance à répondre "pas vraiment", tant ces deux éléments sont suffisamment bien utilisés par le cinéaste pour doter ce métrage d'un salvateur petit atout ludique.

Critique de publiée le 14 février 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques passages fun
  • De bons effets gore
  • Un peu de provoc
  • Techniquement satisfaisant
  • Un bon rythme

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario débile Des personnages creux
  • Un aspect putassier qui peut déplaire
  • Une réalisation sans personnalité
  • Un récit sans surprise

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