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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Insane
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Insane

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 10 février 2011 à 0013

Faut pas faire chier une italienne

Un couple de malheureux yuppies qui tombe dans les serres d'une famille de dégénérées ? Diantre, la recette n'est pas nouvelle! On pourrait même dire, qu'à force d'utilisation, elle respire quelque peu une odeur de rance. Pourtant, cela n'a pas empêché Jamie Blanks de nous en resservir une nouvelle plâtrée, au risque de confirmer la piètre réputation qui lui colle à la peau depuis un certain Urban Legend. Un choix d'autant plus bizarre que ce film marque le retour du cinéaste après une absence de six années et une Mortelle Saint-Valentin de triste mémoire (une daube avec Denise Richards). De quoi être échaudé. Bref, ce n'est pas sans une certaine réticence que je me suis plié au visionnage du DVD d'Insane - et ce n'était pas la mise en évidence du nom du producteur, Gary Hamilton (Wolf Creek, Cubbyhouse), qui était apte à me rassurer.

En fait, il n'y a qu'une seule chose qui m'a encouragé à tenter l'expérience Insane, c'est son script signé par Everett De Roche, l'un des tous meilleurs scénaristes australiens (la collaboration entre De Roche et Blanks s'est d'ailleurs poursuivie l'année suivante avec le remake de Long Weekend, le classique de Colin Eggleston). Même s'il n'est aujourd'hui plus qu'une vieille gloire du cinéma de genre qui se consacre presque exclusivement à l'écriture de séries télé, il n'en reste pas moins qu'il est l'homme qui a marqué les mémoires des cinéphiles avec les scénarii de Coma, Harlequin ou Razorback. Excusez du peu.

Insane (Storm Warning en version originale) raconte donc l'histoire d'un couple de citadins issu d'une classe sociale aisée (lui est avocat, elle une artiste italienne) qui, pour s'abriter de l'orage, s'introduit dans la demeure de bouseux arriérés - et planteurs de marijuana par dessus le marché. Surpris par cette famille de barges composée de deux frangins abrutis et d'un père psychopathe, Rob et Pia vont alors être soumis à diverses tortures psychologiques, physiques et humiliations... avant de se rebiffer. Du pur survival, donc, avec, comme on pourra le constater avec soulagement, des éléments de splatter introduits au cours de la dernière demi-heure. Un aspect gore qui amène au métrage un appréciable sursaut d'intérêt au sein d'une intrigue victime de son classicisme.

 

Si le script d'Everett de Roche vise à l'essentiel et ne s'embarrasse d'aucune subtilité, il n'en est pas pour autant indigeste, à la condition que vous soyez amateur du genre. On évolue ici dans un domaine où la caricature fait office de loi et où les incohérences veulent se justifier par la présence de criminels aux QI d'huître. Inutile donc de s'offusquer des voir des prisonniers non entravés laissés libres dans une grange où sont entreposés quantité d'outils pouvant servir d'arme, ni de trouver étrange que ces abrutis en rut ne violent pas sur l'instant une si belle femme se trouvant à leur merci (à notez que dans le registre de la nudité, Jamie Blanks fait dans la modération, avec juste un plan sur la jolie paires de fesses de la franco-marocaine Nadia Farès). Non, ici, le cinéaste ne vise qu'à ébranler notre sang-froid et nous mettre mal à l'aise par la culture d'une catharsis qui va tourner en jubilation quand le vent va tourner et que les ordures vont recevoir la monnaie de leur pièce.

Insane obéit au phénomène de mode: fini la scream queen, bonjour la femme forte. Ici, ces culs terreux australiens vont se rendre compte qu'il ne faut pas faire chier une italienne. Alors que son mari est réduit à l'impuissance, Pia va utiliser ses armes (le charme et une rage contenue) et les faiblesses de ses adversaires (leur suffisance et leurs vices) pour les mettre un à un hors d'état de nuire. De manière très violente. Ses actes sanguinaires, poussés à la fois par son envie de vivre et une terrible haine envers ces individus qu'elle méprise autant qu'elle craint, va entraîner la naissance de très astucieuses séquences gore, la plus amusante étant celle où la verge d'un violeur finit dans les crocs d'un vagin piégé. Durant ces moments, le film bascule vraiment dans le splatter, avec des effets gore très réussis et absolument craspecs. Le sang coule alors à flot, un mec éventré se fait bouffé les boyaux par son chien, un autre se fait explosé la tête à coups de marteau... Bref, ça saigne .Un déchaînement qui vise bien entendu à désamorcer de manière explosive la tension psychologique entretenue durant toute la période de séquestration des deux touristes (qui finalement auront plus eu la trouille qu'autre chose).

Appuyée par une photographie bien glauque qui utilise de belle manière un environnement hostile (le film se déroule principalement de nuit, et sous une pluie d'orage, et l'intérieur de la baraque respire la vieille crasse) et une bande originale musclée très pertinente (composée par le cinéaste), la réalisation toute académique de Jamie Blanks s'avère très efficace et génère une ambiance bien tendue. Techniquement, donc, force est d'admettre que le réalisateur s'en sort très bien et arrive à tirer le maximum d'un script qui ne brille pas par son originalité. Quand à l'interprétation, pas grand chose à reprocher à un casting qui joue dans les stéréotypes avec notamment une Nadia Farès (Nid de guêpes, Les rivières pourpres) qui arrive à être convaincante sous les traits d’une furie luttant pour sauver sa peau (quand bien même sa rapide transformation de gibier en prédateur est aussi crédible que celle d’Anakin en Darth Vader dans l'épisode trois de Star Wars).

La conclusion de

Certes, Insane ne marquera pas le genre d’une pierre blanche, il se contente d’exploiter un filon pratiquement épuisé. Pourtant, malgré son scénario basique et son intrigue minimaliste, il reste agréable à suivre, principalement grâce à l’efficace réalisation de Jamie Blanks, des séquences gores surprenantes et un scénario bien écrit privilégiant un climat tendu. Au final, Insane est un direct-to-DVD tout ce qu’il y a de plus regardable.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance tendue
  • Une réalisation appliquée
  • Une bonne B.O.
  • De bonnes séquences gore
  • Un casting convaincant

Que faut-il oublier ?

  • Un genre essoufflé
  • Des incohérences
  • Un récit qui n’a rien d’original
  • Des clichés et des stéréotypes

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