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Critique du Film (Direct to Vidéo) : D4 Mortal Unit
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : D4 Mortal Unit

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 29 janvier 2011 à 1423

Expériences interdites

Premier long métrage de Darrin Dickerson, D4 Mortal Unit est un film d’aventure SF qui nous invite à suivre l’histoire d’un groupe de mercenaires se rendant dans une zone secrète militaire. Leur mission est de libérer un jeune fils de riche détenu par le gouvernement. Arrivés sur place, ils ne vont pas se heurter à de vulgaires gardes mais à des colosses invulnérables, fruits d’expériences génétiques…

Ecrit par le cinéaste (qui interprète également l’un des personnages principaux), le scénario est, il faut l’admettre à la fois d’une simplicité minimaliste et rempli de situations stupides. C’est bien dommage, car l’idée générale (une sorte de mélange entre Predator et Wolfenstein) se voulait annonciatrice d’affrontements sauvages, mariant des éléments propres au survival et au film d’action. Malheureusement, le récit affiche trop vite ses carences structurelles pour parvenir à nous captiver. Passe encore cette longue mise en place d’une demi-heure où sont présentés, à grands renforts de clichés, les différents membres du commando et où se déroule une mini-intrigue mettant en scène un ancien marine recherchant son petit-fils emmené dans la zone D4, c’est le comportement de ces chiens de guerre face au mutant qui détruit finalement toute tentative d’immersion.

En effet, les membres du commando ne sont pas coincés dans une station spatiale ou une île tropicale. Ils peuvent donc sans aucun problème abandonner la mission s’ils considèrent qu’elle est impossible à réaliser. Voir donc ces vétérans, nullement dos au mur, s’acharner à attaquer une créature qui a pris trois balles de 7.62 en pleine tête sans subir la moindre égratignure – ils tentent même de l’atteindre à coups de crosse ! - ne peut générer au final qu’une sensation de ridicule. Au fur et à mesure que les pertes s’accumulent, leur acharnement perd toute crédibilité (l’argument avancé est de retrouver leurs camarades enlevés par les mutants). On peut également reprocher à Darrin Dickerson d’avoir introduit dans le groupe un personnage qui se fait remarquer par son inutilité. C’est bien de vouloir agrémenter le récit par les réactions d’un élément un peu couard, mais il aurait cependant fallu lui attribuer quelques compétences car l’on se demande vraiment pourquoi il a été embauché. Par contre, pas grand-chose à reprocher aux autres, toutes de bonnes gueules de brutes et, enfin, j’ai vraiment apprécié la révélation et le twist final, tous deux bien amenés.

Pour ce qui est de la réalisation, disons qu’elle paie cash la faiblesse de son budget. Darrin Dickerson, on s’en rend compte, a mis du cœur à l’ouvrage, sans céder à la facilité, essayant de construire sa narration en utilisant le plan le plus pertinent. Ainsi, il évite autant que possible le shaky cam et les mouvements caméra à l’épaule, multiplie les valeurs de cadre et parvient à entretenir une ambiance viscérale et bourrée de testostérone. Malheureusement, le tournage vidéo montre ici cruellement ses limites. Jouer des focales avec une caméra d’entrée de gamme n’entraine pas un spectacle d’une grande qualité technique, d’autant plus que l’image est d’une définition vraiment très moyenne, avec des couleurs saturées (parfois même dégueulasses). Bref, au final, la laideur du rendu visuel n’est pas complètement compensée par une réalisation appliquée mais parfois trop en souffrance. Toutefois, à sa décharge, force est de dire que Dickerson a fait avec les moyens du bord.

Enfin, un petit mot enfin sur les mutants. Ce sont des colosses hyperbuildés dotés des gueules aux dents aiguisées en pointe. L’adulte est vraiment impressionnant, mais se décrédibilise un peu par ses grognements bestiaux qui évoquent à la fois des rugissements de fauves et d’otaries (sans compter les cliquetis à la Predator). Bref, là encore, on ressent fortement les rudes limites budgétaires.

La conclusion de

Vraiment dommage que Darrin Dickerson n’ait pas été plus exigeant dans la qualité de son scénario car, pour ce qui est de la réalisation, il a fait le maximum avec les moyens du bord, qui étaient très limités. Le visionnage du film génère donc une sensation de médiocrité dans laquelle se glisse parfois quelques regrets et satisfactions, le principal atout du film étant son climat, viscéral et bourré de testotérone.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée
  • Une ambiance bien entretenue
  • Un bon final

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario minimaliste
  • Des incohérences
  • Une qualité d’image médiocre
  • Un manque de moyen évident
  • Des personnages stéréotypés

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