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Critique du Film : Le crépuscule des morts
Le crépuscule des morts >

Critique du Film : Le crépuscule des morts

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 12 janvier 2011 à 1818

Vampire Hotel

Charles Milford, un loser a la tête d'ahuri, accompagné de sa fiancée en cloque jusqu'à la limite de l'explosion (et guère plus futée), se rend dans une petite ville du Texas afin d'assister aux obsèques d'un père qu'il croyait décédé depuis des lustres. Le couple descend dans une chambre de l'hôtel Borgo dont le nom, bien entendu, n'a pas été choisi au hasard par les scénaristes. Les plus avertis s'amuseront du clin d'œil et comprendront dés les premières minutes le sujet du film. Sinon, comme l'on a pu le voir quelques minutes plus tôt dans la séquence d'introduction, ce lieu est le siège d'une secte d'individus en bures peu fréquentables (les individus, pas les bures) dirigée par Simon et sa maîtresse Iris. De vils mécréants conspirateurs qui n'ont pas réussi à s'emparer de Charles alors qu'il était bébé mais qui compte bien rattraper le coup en s'emparant de son futur enfant. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils l'ont attiré en ces lieux. Vous allez me demander: pourquoi tant d'acharnement? Et bien, parce que Charles appartient à la lignée du chevalier de Saint-George, vous savez, celui qui, monté sur son fringuant destrier, a jadis terrassé le dragon, une créature qui prend ici une dimension toute allégorique, ramenant au nom dynastique d’un célèbre empaleur. En fait, les membres de la secte ont pour ambition, en mêlant leur sang à celui du bébé, de ramener ce « dragon » à la vie… 

Le début du film essaie de jouer du mystère à travers des séquences récupérées dans les films sataniques des années 70, l'humour (involontaire?) en sus. L’on va se rend compte au final que Harry Basil a décidé de manger à tous les râteliers, son film évoquant autant les films d’horreur psychologiques que le bis sanglant et le délire potache. En fait, l'ambiance humoristique de ce métrage est presque exclusivement entretenue par des personnages aux comportements suréalistes, ce qui fait que l'on ne sait jamais s'il faut lire Le crépuscule des morts au premier ou au second degré. Par exemple, au début du film, l'on voit le père de Charles et son épouse enceinte sortir en courant de l'hôtel pour se réfugier dans une voiture. Surgissent alors de l'obscurité des sectateurs psalmodiant des cantiques impies. Fouillant dans la boite à gants du véhicule, le père y prend un revolver et sort du véhicule, décidé à vendre chèrement sa peau. Devant cette attitude suicidaire, l'on en déduit alors que l'auto a été mise en panne par les membres de cet ordre occulte. Que nenni! "Fuis chérie", crie-t-il, et son épouse de démarrer en trombe et de prendre la poudre d’escampette, renversant quelques méchants sur son passage et surtout abandonnant son époux. J'en suis resté comme deux ronds de flan. Et sachez que cette séquence n'est que le premier bouquet d'un véritable feu d'artifice de désopilantes crétineries.


Un peu plus tard, on voit en effet Charles raconter à son épouse la gentille histoire de Saint George. "Las d'offrir des moutons en pâture au dragon, les paysans décidèrent de faire appel à un chevalier, blablabla". Bref, le genre de légende qui n'effraierait même pas une gamine de cinq ans. Cela n'empêche pas la fiancée d'adopter un air horrifié, roulant des yeux, comme s'il lui décrivait en détails un torture porn japonais, photos à l'appui. Plus loin, Charles descend au bar de l’hôtel, rencontre son mystérieux propriétaire et assiste à un spectacle où une belle brune et un danseur armé d'une épée en carton simulent un combat (Saint George contre le dragon, bien sûr!) à travers une pathétique chorégraphie faite de deux passements de jambes et un déhanché. Malgré l’ineptie de ce ballet, Charles apparait comme complètement subjugué et il déclarera lui-même en privé à la belle "je n'avais jamais vu un spectacle comme celui-là!". Le plus étrange dans tout cela est que, malgré le ridicule de ces situations, le métrage garde presque en permanence un ton très sérieux - il ne revendique un aspect décalé que deux fois: quand Charles, coincé dans la chambre froide avec Iris, copie Rocky en frappant du poing un morceau de barbaque et quand sa logeuse, devenue mémé vampire, prend un coup de poêle à frire sur la tronche, dans une mise en situation très cartoon.


Autre élément prêtant à sourire: Armand Assante qui en fait des tonnes dans le registre "irrésistible séducteur". Affublé d'une queue de cheval essayant de lui donner un look artiste, maquillé comme un vieux beau un brin vicelard, le comédien sexagénaire se vautre dans le cabotinage où, en seigneur vampire pervers, il se ridiculise totalement, affichant autant de magnétisme qu'un poulpe pourrissant en plein soleil (cela ne l'empêche pas de faire exploser la libido de la fiancée de Charles, entrainée dans de torrides rêves érotiques). Avec Simon, le réalisateur Harry Basil a inventé un nouveau concept : le vampire tombeur des thés dansants! Dans le rôle de sa maitresse, l'argentine Lucila Sola a l'avantage de la jeunesse et la beauté. Dommage qu'elle soit aussi à l’aise dans la peau d'une redoutable femelle vampire que moi dans l'art de la taille du bonsaï. A sa décharge, elle n'est pas aidée par une réalisation à la finesse pachydermique qui insiste à cadrer en gros plan son visage de chatte en furie.


Bon, si, profondément aviné ou à demi-somnolent, vous n'avez pas compris dés achevées les dix premières la véritable nature des membres de cette secte, il va vous falloir attendre la fin de la première demi-heure quand, lassés de jouer avec leurs invités, Simon et sa copine dévoilent soudainement leurs sourires carnassiers, à la manière d’une révélation dans un épisode de Scoubidou. A ce moment, de film d'ambiance sulfureux, on bascule dans une sorte de Bal des Vampires meet Vampires,vous avez dit vampires?, avec une ambiance téléfilm qui n'est pas sans rappeler les longs métrages des Contes de la crypte (avec ses quelques petits effets gore). Pas foncièrement désagréable mais très con et surtout pas surprenant pour un sou. Le climax du film, qui se déroule pendant un cérémonial satanique, voit ressurgir du passé (du sol, en fait) le vampire originel - un figurant planqué sous une panoplie de gargouille aux ailes en mousse. Ce dernier, peu reconnaissant, s'attaque a son engeance vampire, ce qui arrange notre héros qui n'a pour allié qu'un boucher armé d'une tronçonneuse (vous me direz, c'est déjà pas mal).

La conclusion de

Avec son exécrable niveau d’interprétation, son scénario débile et son incohérence narrative, Le crépuscule des morts pourrait être une bouse totalement inintéressante. Pourtant, par pur phénomène de transfert, ces défauts finissent par amener au métrage un petit coté amusant, faisant de ce téléfilm bancal et peu captivant un spectacle presque passable. Et puis, Armand Assante en vieux vampire vicelard, cela vaut quand même le coup d’œil.

Que faut-il en retenir ?

  • Amusant au deuxième… non, troisième degré
  • Armand Assante en plein cabotinage

Que faut-il oublier ?

  • Scénario débile
  • Une réalisation qui hésite entre plusieurs styles
  • Un niveau d’interprétation exécrable

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