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Le triangle du Diable >

Critique du Téléfilm : Le triangle du Diable

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 4 janvier 2011 à 17:14

Alors, Pagnoooliniii!! Rejoins ton dieu, Pagnoooliniii!!!

En réponse à un SOS, un hélicoptère des gardes-côtes américain est envoyé au secours de l'équipage d'un voilier en perdition. Arrivé sur place, l'un des sauveteurs, descendu à bord, ne trouve qu'une seule survivante: une jeune femme sous le choc, répondant au nom d'Eva. Un accident mécanique les empêchant de remonter à bord de l'hélicoptère, le sauveteur et la rescapée doivent alors passer la nuit à bord...

On l'a aujourd'hui un peu oublié, mais dans les années 70, deux sujets passionnaient les médias et le public américains; le dossier des OVNI et le mystère du triangle des Bermudes. On ne comptait plus le nombre d'émissions, de livres et d'études portant sur le sujet. Le succès populaire fut si considérable que le phénomène ne tarda pas à toucher la France. Ainsi, durant ces années jeans pattes d'ef et chemises à cols pelle à tarte, pendant que Jean-Claude Bourret réunissait les multitudes de témoignages faisant état d'apparition de soucoupes volantes et que Jimmy Guieu, alors star médiatique, terrifiait les ménagères avec ses histoires à base de petit-gris, Mort Shuman nous chantait Papa Tango Charly, où un pilote victime d'un chagrin d'amour se noyait dans le triangle des Bermudes. Déjà bien à l'affut des bonnes recettes, la télévision française ne fut d'ailleurs pas en reste et, en 1979, venu d'outre-Atlantique, un certain Triangle du diable atterrissait sur TF1, à une heure de grande écoute (un dimanche à 18 heures!), traumatisant une foule de jeunes téléspectateurs plus habitués aux facéties de Bourvil et De Funès qu'au sourire diabolique de Kim Novak.

Le triangle du diable est un téléfilm de Sutton Roley (un réalisateur apprécié qui fit l'essentiel de sa carrière à la télévision) qui fut diffusé en 1975, en prime time, sur la chaine CBS. Sa sortie se positionna donc en pleine période où la mode du Triangle des Bermudes battait son plein. On y retrouve un casting assez prestigieux avec Kim Novak, Doug McClure et Alejandro Rey, des comédiens reconnus et estimés, ce qui donne à ce téléfilm un étonnant cachet luxueux. L'intrigue se déroule principalement sur un bateau à la dérive et joue la carte du macabre et du mystère. Eva (interprétée par Kim Novak) joue le rôle du témoin via le biais de flashbacks introduits dans le fil du récit alors que Haig (Doug McClure) se positionne comme l'élément pragmatique tentant de donner une explication à ces morts survenues dans des circonstances étranges, ce qu'il désigne sous le nom d'accident. Evidemment, le climat entretenu se veut angoissant (Sutton Roley utilise avec pertinence l'exigüité de l'espace vital de ce petite voilier pour appuyer la sensation d'oppression), avec de nombreux plans serrés sur des regards équivoques et des corps sans vie se balançant lentement au gré du vent ou "flottant" dans les airs. Le plus surprenant est que, même aujourd'hui, trente cinq ans après sa première diffusion, l'atmosphère reste encore oppressante - bien qu'elle ait perdu beaucoup de son impact horrifique - et le plan final, qui est resté imprimé dans les mémoires de toute une génération, est toujours bien impressionnant.  Elément aussi assez rare à l'époque, qu'il est important de signaler car essentiel par sa contribution à faire du Triangle du diable un film traumatisant les jeunes spectateurs des années 70: un dénouement dramatique, voire horrible, appuyé par une fin ouverte laissant présager le pire.

Evidemment, victime de l'usure du temps, certains passages du Triangle du diable, petit téléfilm devenu, via un pur concours de circonstance, l'une des œuvres cultes des années 70, au contenu magnifié par nos vagues souvenirs d'adolescents impressionnés, prêtent désormais à rire lorsque exposé à des regards adultes. Ainsi, la "métamorphose" du diable dans l'hélicoptère, avec une Kim Novak s'essayant maladroitement à un sourire satanique, frise le ridicule et le déchainement colérique du Malin sur le pilote vertueux n'est guère effrayant. De plus, le scénario, s'il s'avère être assez bien ficelé, est assez prévisible et démontre des faiblesses dans sa deuxième partie - l'on en vient à se demander pourquoi donc Sutton Roley vend la mèche en cours de route en dévoilant la nature surnaturelle des évènements (le plan sur le crucifix qui disparait) alors que jusqu'alors le doute, générateur de malaise, était efficacement entretenu. Enfin, intrinsèquement, le métrage ne possède pas de véritables qualités techniques, avec une réalisation télévisuelle tout à fait classique et des effets spéciaux rudimentaires à base de négatifs et d'effets de flous.

55

Le triangle du diable est ce que l'on appelle un film culte. Il suffit de surfer un peu sur le net pour se rendre compte de l'impact qu'eut ce film sur l'esprit des charmantes petites têtes blondes des années 70. Ce culte est d'autant plus intense que le métrage de Suton Roley se fit ensuite rare, entretenant ainsi la légende qui en a fait une œuvre à la terrible réputation. Mais qu'en est-il réellement? En fait, plus de trente ans après sa première diffusion sur les chaines françaises, on peut désormais dire que si Le triangle du diable est loin d'être un film traumatisant et techniquement remarquable, il ne manque toutefois pas d'intérêt, notamment grâce à son scénario plutôt bien ficelé, son atmosphère angoissante - qui a bien conservé son efficacité - et quelques plans impressionnants. Certes, ceux qui espèrent, en visionnant une nouvelle fois ce téléfilm, retrouver leurs émotions d'antan risquent d'être un peu déçus mais il n'empêche que l'œuvre présente des qualités qui ne doivent pas être négligées.

Critique de publiée le 4 janvier 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film culte, qui a marqué une génération
  • Un casting de luxe
  • Une atmosphère angoissante bien entretenue
  •  Un scénario assez bien ficelé

Que faut-il oublier ?

  • Finalement peu terrifiant
  • Quelques séquences ratées
  • Un mystère dévoilé trop tot

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