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Critique du Téléfilm : Hellhounds

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 25 novembre 2010 à 20:11

Insipide descente aux Enfers

Dans une Grèce antique de carton-pâte, où les héros ressemblent à des chanteurs de Boys Bands et les princesses à des pétasses de téléréalité, un drame de la jalousie se noue. En effet, Theron au sourire carnassier, furieux d'avoir été brusquement éconduit, à préféré empoisonner son amour le jour de ses noces plutôt que l'abandonner à son ami d'enfance. Ainsi, ce qui devait être la plus belle fête célébrée depuis longtemps en ce royaume se transforme en une terrible tragédie (grecque, bien entendu). Mais il en faut plus pour décourager le brave époux qui, sur les conseils d'une prêtresse du dieu Pan, décide de se rendre au royaume d'Hadès pour y récupérer l'âme de sa dulcinée. Un périple qui ne va pas manquer d'être périlleux, d'autant plus que le vil meurtrier fait partie du voyage...

Vous l'avez compris, Hellhounds récupère grosso modo l'histoire d'Orphée et d'Eurydice, du moins dans sa première partie, avec un héros vertueux menant une expédition aux Enfers afin d'y sauver son amour.  On est donc devant un film d'aventure fantastique, un sword & sandals comme on disait dans les années 60... qui débute accompagné d'éclats de rire. En effet, persuadé que le personnage principal répondait au nom de Clitos, les premiers moments du film furent pour moi de grands instants de joie, ce quiproquos entrainant la naissance de quelques dialogues désopilants, notamment quand la princesse se confie à sa meilleure amie:
- Tu aimes ton Klitos?
- Tu as parlé à ton Klitos?
- J'ai hâte de caresser mon Klitos.
Le délire total. J'ai bien failli tomber de mon canapé.
Bref, quand j'eusse enfin compris que le vrai nom de ce brave grec était Kleitos, fortement désappointé je fus.

Cet heureux malentendu mis à part, l'entame du film est totalement affligeante. Cela débute par une séquence où une armée de trois comédiens protégés dans des armures en carton et armés d'épées en latex attaquent une réplique minimaliste du village d'Asterix (sans les palissades). Evidemment, les brigands, fortement grossiers et salis au charbon, ne manquent pas d'importuner la petite blonde qui, la toilette impeccable, nourrit la basse-cour (deux poules et un mouton). Soudain, sortis de nulle part, arrivent trois beaux guerriers grecs: Kleitos le brave, son fidèle second et Theron, le futur-traitre au sourire carnassier. L'un d'eux, grand prince, confie alors son épée factice à la jeune fille, qui va administrer aux vauriens une étonnante et véritable correction sans défaire une seule mèche de sa mise-en-pli.

Les présentations ainsi faites, on quitte le camp des bouseux. Rick Schroder, le réalisateur, nous invite maintenant à accompagner les grecs à la cité, où se prépare le mariage, ce qui nous donne enfin l'occasion d'admirer le luxe de cette production et la richesse du script: des comédiens vêtus de toges synthétiques et coiffés de couronnes de lauriers dorés taille XXL; quelques grappes de raisins, de la feta (Salakiss, bien sûr, au bon lait de brebiss) et un méchoui pour festin; des dialogues de cour d'école qui s'éternisent. Puis, nom de Zeus, la princesse nunuche meurt! Son père, roi d'une cité se résumant à une table en bois, une statue en plâtre (vous savez, un exemplaire de ces trucs bien moisis que l'on trouve dans les magasins de jardinage) et deux colonnes tordues, est écroulé et pleure, tout comme les cinq figurants représentant sa cour. Tout accuse la servante de la princesse, qui s'est hélas tranchée la gorge... tout en gardant bien en main la fiole de poison (manque plus qu'un panneau ACME portant l'inscription "faux coupable"). Mais le héros n'est pas dupe. Car, oui, c'est un héros.
- C'est étrange, elle s'est égorgée alors qu'elle disposait de poison." Bien vu, Sherlockos!
 
Kleitos le fougeux décide alors de prendre les choses en mains, met le corps de la servante défunte sur son cheval et, dans un magnifique plan au ralenti, s'éloigne au galop vers sa quête de vérité! Il commence par rendre visite à une prêtresse vaudou adoratrice du dieu Pan. Ayant probablement aussi été une chasseuse de vampires, cette métisse est outillée d'un maillet et d'un pieu en bois. Cela tombe bien car ces ustensiles sont des mediums nécessaires pour lire dans l'esprit des morts. Un bon trou dans le crane, rien de tel pour rafraichir la mémoire des macchabées! Une méthode certes peu subtile, mais rapide et efficace (quoiqu'un peu salissante). Malheureusement, la victime n'a pas vu son assassin, la caméra n'était pas placée au bon endroit. Du coup, la pauvre fille se retrouve avec le crane défoncé, pour rien. La classe. De plus, tout à son obsession, Kleitos l'intrépide va même pousser la goujaterie jusqu'à abandonner le corps sur place. Va savoir ce que la copine de Pan en a fait...

Bref, Kleitos le téméraire monte une expédition. En compagnie de son frère intello (on devine qu'il est un intello car il est le seul à être armé d'un arc) de ses fidèles amis (et du traitre au sourire carnassier), il se dirige vers la porte des Enfers, au fond du jardin du producteur. Un mur de flamme numérique bloque l'entrée mais qu'importe, puisque Kleitos le futé dispose d'une outre vide contenant une potion magique ignifugeante! Il suffit de faire semblant de boire au goulot et vous voilà immunisé contre les flammes de pixel. Génial. Plus loin, les aventuriers arrivent devant un ponton ou poirote Charon, le cousin germain (non, grec, pardon) de Gollum. Son Précieux, à lui, c'est une barque qui a pour particularité de mettre autant de temps pour franchir le Styx que si elle traversait le Pacifique. Puis, zut, le trou. Fichtre, je ne me souviens plus du tout comment les héros arrivent à convaincre le passeur (j'ai dû m'assoupir un peu) mais le fait est qu'au final ils se retrouvent de l'autre coté, dans des mines de la Moria squattées par Hadès. Tiens, étonnant, il ressemble à Marylin Manson. En moins moche quand même.

Dans Hellhounds, en place et lieu du brave vieux Cerbère, Hadès dispose d'une meute de chiens infernaux (le titre du film est donc pertinent, dommage que cela ne soit pas le cas de tout le reste). Comprenez noirs aux yeux rouges. A part cela, ils sont aussi cons que des vrais clébards et meurent tout aussi facilement. Correctement modélisés, ces molosses incarnent en fait le seul élément satisfaisant du film, même si on peut trouver que leur animation manque de variété (ils tournent en rond sans cesse, en grognant). Par contre, on ne peut dire la même chose de leurs agressions (bien fournies en effets gore numérisés), où ils donnent l'impression de mordre dans le vide tant leurs incrustations dans l'image sont approximatives. Et c'est dans les galeries des mines d'Hadès (presque totalement désertes, soit dit en passant, à part une antichambre réservés aux clients des Cenobites d'Hellraiser, rien à voir avec le Tartare habituel) que les héros rencontrent pour la première fois les chiens infernaux. Profitant de la confusion du combat, le traitre au sourire carnassier essaie alors de se débarrasser de Kleitos le courageux. Mais voilà, la vérité vraie finit toujours par triompher et, à l'issu d'un affrontement homérique composé d'une esquive et de deux coups d'épées molles, le héros tue son ancien ami... qui atterrit sur la machine à torturer d'Hadès!

Un dieu des Enfers qui a d'ailleurs sacrément les boules de s'être fait voler celle qui devait être sa future copine (et qui est aussi très vexé d'avoir pris une flèche dans le buffet)! Cependant, Comme un immortel, aussi moche soit-il, a des choses bien plus importantes à faire que courir après des fugitifs, il lance le traitre, avec sa meute de chiens, à la poursuite du groupe de héros qui, malheureusement, n'en a pas finit avec la princesse nunuche. En effet, la princesse est floue. A croire que son esprit, pas fou, ne veut pas reprendre sa place dans le corps de la cruche. Pour visualiser cette émanation spirite, le réalisateur a eu l'idée de construire une image 3-D, mais sans 3-D, un peu comme quand vous visionnez un film relief sans lunettes spéciales. Balaise, hein? Dommage que cela soit si moche. Pour trouver une solution à ce problème, ils retournent prendre conseil auprès de miss Pan, qui est une experte en la matière. En effet, l'un de ses parents, Peter (un mec totalement immature, attifé d'une ridicule tunique verte), a connu les mêmes soucis que la princesse, mais avec son ombre. La prêtresse leur révèle alors que l'eau d'une fontaine magique jaillit non loin et que, mélangée avec le sang d'Hadès (ou d'un serpent, ou d'un chien infernal, ou d'un Sarkozy, bref n'importe quoi de petit et méchant), elle pourrait constituer un élixir capable d'arrêter le processus de désincarnation.

Et voilà nos amis parti en quête de cette fontaine invisible. Ils la trouveront au milieu de la frondaison: rachitique petit geyser d'eau semblant s'échapper d'un tuyau d'arrosage percé. Quand au sang d'Hadès, ils le récupèrent sur le chef de meute des chiens infernaux (personnellement, je ne l'ai pas trouvé différent de ses subordonnés mais bon...) et le tour est joué! Reste Theron au sourire carnassier, qui désire sa revanche. Revenu des Enfers, armé du bâton magique d'Hadès (une sorte d'étron d'un mètre cinquante surmonté d'un rubis en plastique), il se croit invincible. Mais comme tout les villains, Theron au sourire carnassier est un con. Il ne réalise pas une minute que la production de ce film est fauchée comme les blés et qu'elle lui a filé un bâton magique en toc. Et comme cet artefact est la seule chose qui lui permet d'avoir autorité auprès des chiens d'Hadès... Quand le bâton se rompt, le traitre finit en steak... tartare, bien sûr. 

 

15

Passées les désopilantes premières minutes (hilarité due à un malentendu), force est de dire que je me suis ennuyé ferme lors de la vision de Hellbounds. En effet, hormis quelques passages amusants de par leur niveau de bêtise, le film de l’ancien acteur Rick Schroder est un insipide navet réalisé sans passion et interprété par un parterre de comédiens aussi charismatique et énergique qu'un ban de moules. Reste les chiens infernaux qui, aussi étonnant que cela puisse paraitre, sont correctement modélisés.

Critique de publiée le 25 novembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques passages drôles, pris au dixième degré
  • Les chiens infernaux
  • Quelques effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide
  • Décors et costumes ridicules
  • Réalisation fauchée et « j'm'en-foutiste »
  • Interprétation pathétique
  • FX perfectibles

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