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Critique de la bande dessinée : Joseph Adams #1 [2010], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 21 novembre 2010 à 02h06

Indy au cœur des ténèbres

En 2017, à New-York. Un inspecteur de police est sur la piste d'un tueur maniaque qui s'attaque à des adolescentes. Soudain, il se dirige vers une étagère de la bibliothèque et saisit un livre : Journal de Joseph Adams 1962. Cette année-là, Joseph Adams, chasseur de nazis, arrivait dans le bled mexicain de San Cristobal de la Casas...

Scénarisé par Patrick Galliano, l'histoire de Joseph Adams, premier tome du cycle de La compagnie des ténèbres nous invite à vivre des aventures brassant moult éléments exotiques et horrifiques, un peu comme si Indiana Jones s'était lancé à la poursuite d'adorateurs de Cthulhu.  Le tout traité sur un ton très sérieux, voire très sombre. On accompagne dans une jungle inhospitalière un étrange agent du Mossad qui non seulement est hanté par de terribles hallucinations mais, de plus, cède parfois à d'effrayantes pulsions criminelles. Dans un périple semblable, dans sa dernière partie, à celui raconté dans Au cœur des Tenèbres , il va rencontrer des personnages aussi dérangeant que lui, comme cette prostituée doté de pouvoirs médiumniques et ce enfant au regard inquiétant, avant l'ultime confrontation avec un Kurtz profilé en ancien occultiste SS (ici, il se nomme Kritssen et a la tronche de Raspoutine).

Evidemment, premier tome oblige, Joseph Adams est un album qui sollicite plus d'interrogations qu'il ne propose de réponses.  De plus, l'intrigue, composée  d'éléments narratifs très en vogue actuellement, comme la mythologie lovecraftienne et l'occultisme nazi, est si fournie qu'elle apparait parfois comme une sorte de pot-pourri référentiel.  Cependant, malgré l'omniprésence de ces aspects qui pourraient apparaitre comme des défauts d'importance, l'histoire reste toujours très agréable à suivre - et parfois même accrocheuse - car reposant sur un scénario bien rythmé et riche en passages forts. En fait, Patrick Galliano traite son histoire comme le ferait un scénariste de film bis, et plus particulièrement de jungle italien, avec ses périls et ses effrayantes  rencontres, et il n'hésite pas à faire dans le gore (et un soupçon d'érotisme), allant jusqu'à malmener ses principaux protagonistes.

C'est Mario Milano qui donne vie au scénario de Patrick Galliano. Les deux hommes se connaissent bien puisqu'ils ont déjà collaboré sur Touna Mara, une série d'aventure SF, éditée chez Les Humanoïdes Associés. Son trait, dense et précis, s'applique à donner au récit l'atmosphère la plus oppressante possible (beaucoup de plans serrés sur les personnages), avant d'exploser dans le spectaculaire à grand coup d'effets sanglants (la colorisation, de bonne facture, est de Federico Pietrobon). Le dessinateur s'attarde sur les visages et certains personnages ont des expressions vraiment inquiétantes comme Marcos, le gamin, dont le regard fait froid dans le dos.  Enfin, n'oubliant pas ses origines artistiques italiennes (son style évoque d'ailleurs un peu celui de Milos Manara), il n'hésite pas non plus à attirer l'œil masculin en nous offrant la vision de jeunes femmes aux poses aguicheuses (mention spéciale à l'inspecteur de police donnant l'assaut à un squat en tenue moulante, nombril à l'air).

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Joseph Adams #1 [2010]

Nicolas L.
70

Références cinématographiques et littéraires, occultisme nazi, aventure exotique, mythologie lovecraftienne, anticipation pessimiste, thriller… autant d’éléments réunis en 56 pages, cela fait beaucoup. Au final, Joseph Adams se pose comme un fourre-tout bordélique mais très intriguant car suffisamment riche en péripéties pour réussir à garder notre curiosité éveillée. Difficile, pour le moment, de juger de la valeur de cette série à la lecture de ce premier tome. Alors, comme l’on dit ; wait and see…

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit aventureux assez accrocheur
  • Une atmosphère oppressante et violente bien rendue
  • Un dessin de bonne facture

Que faut-il oublier ?

  • Un premier album au scénario un peu fourre-tout
  • Une intrigue qui part un peu dans tous les sens

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