75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°8 : Dans l'espace publicitaire, personne ne vous entend crier. Surtout si vous le bloquez.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
301 - La légende de Superplus Maximus >

Critique du Film : 301 - La légende de Superplus Maximus

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 16 novembre 2010 à 00:13

Graveleuse guerre de troie(cent)

Pour beaucoup de spectateurs français, le fait de citer National Lampoon évoque Bonjour les Vacances (et ses séquelles), une comédie délirante qui racontait le road trip calamiteux de la famille Griswold - réalisée en 1983 par Harold Ramis - et American College, une comédie de John Landis (à la limite, on peut rajouter à ces films Alarme Fatale, une parodie qui connut une bonne carrière vidéo). Peu d'entres eux, en fait, savent que sous ce sigle se trouve une grosse maison de production dérivée d'un magazine humoristique et satirique édité au début des années 70. Une compagnie qui, depuis, les années 2000, a produit bon nombre de films et téléfilms inédits par chez nous, principalement parce qu'ils ne brillent pas par leurs qualités. Et ce n'est pas ce 301- La légende de Superplus Maximus qui va contribuer à changer les choses.

Réalisé par un Jeff Kanew en manque total d'inspiration, 301 - La légende de Superplus Maximus est un spoof movie récupérant les éléments de Troie (le film de Wolfgang Petersen) et 300. Ils auraient pu l'appeler 3300, 303 ou 3003... Ils ont choisi 301. A coté de cela, on trouve quelques petites références à d'autres peplum, comme Spartacus et Ben Hur (et Braveheart, mais là cela n'a rien d'antique). Bref, on a affaire à une sorte d'Antique Movie où l'on suit les aventures d'un prince troyen débile et rigolard, Superplus Maximus, un gros-plein-de-soupe qui compense ses incompétences martiales et sa stupidité par une grande capacité à ingurgiter des hectolitres de bière et un véritable don pour débiter des blagues idiotes. Evidemment, cela désespère son roi de père, d'autant plus que le frère de Maximus, Orlando, est une lopette qui refuse de se marier (du moins avec une femme qui pourrait lui donner une descendance). Un jour, Maximus et Orlando se rendent en ambassade chez le roi grec (ou romain, ou abyssin...) Jamal. Là, Orlando va faire la rencontre d'Helen et trouver enfin quelqu'un partageant les mêmes goûts en matière de mode et de rires crétins. C'est ainsi que, quand les deux troyens repartent des cités grecques, ils emportent avec eux un passager clandestin qui va entrainer les nations grecques et troyennes dans un terrible conflit.

Deuxième film  à exploiter le thème antique et plus particulièrement le métrage 300, 301 - La légende de Superplus Maximus fait, dans le registre du vulgaire, encore plus fort que Spartatouille, un spoof movie moisi qui volait déjà très bas (comprenez au-dessous de la ceinture). C'est bien simple, TOUS les gags du film sont basés sur des dialogues salaces ou des démonstrations scabreuses. Un véritable tsunami caca-prout. Un holocauste zigounette et cramouille. Parfois, cela fonctionne un peu (le face sitting des deux filles obèses sur Maximus, dégueulasse mais vraiment marrant) mais la plupart du temps, c'est lourd et fortement insistant, les auteurs confondant humour de répétition et blagues de boulets. La séquence de la visite chez la Pythie, par exemple, débute par l'entrée de Maximus dans un temple où des prêtres pustuleux matent des prêtresses coyote girls, continue par la danse obscène de la Pythie, un tripotage de nichons et s'achève par... des prêtres pustuleux discutant avec Maximus devant... des prêtresses coyote girls.

Même les noms des personnages ne sont pas drôles, c'est dire (les scénaristes n'ont même essayé de faire des jeux de mots). Des personnages qui, bien entendu, ont plus été récupérés dans les films de Wolfgang Petersen et Zack Snyder que dans les textes mythologiques servant de sources. Ainsi, ici, Achille s'appelle Testiclees. Physiquement proche du héros incarné par Brad Pitt, son point faible n'est plus son talon mais ses couilles puisque c'est par ses parties que sa mère incestueuse l'a plongé dans la soupe. Ménélas, le roi spolié, se nomme ici Jamal et est une projection, encore plus ridicule, du Xerxès de 300, une véritable folle lubrique zoophile et pédophile (si c'est une manière outrancière de dénoncer les aspects xénophobes et fascistes du film de Snyder, en tout cas, c'est réussi). Quand au rôle du traitre, Ephialtès est remplacé par Minoritees, un nain cupide interprété par un pathétique Tony Cox. A coté de cela, l'on a droit aux princesses bisexuelles qui se roulent des pelles, au roi lubrique aimant se faire sucer le sceptre en pleine séance de conseil, à un cheval de Troie remplacé par une bite géante, à un Patrocle trisomique et poète. Bref, c'est d'un mauvais gout ultime... et absolument pas marrant.

Pourtant, traité avec un peu plus de finesse et d'intelligence (à coté de ce travail, les bouses des Wayans apparaissent comme des monuments de subtilité), le film aurait presque pu être réussi, à la manière d'un Mel Brooks en méforme. En effet, dans le registre parodique, l'intrigue est un peu plus fournie que celle de Spartatouille et certains comédiens ne manquent pas de force comique, à commencer par Will Sasso, un acteur peu connu en France. En effet, avec sa bedaine proéminente, son air goguenard et son armure dégingandée, Maximus est un personnage d'autant plus marrant que le comédien possède un appréciable capital sympathie. A coté, on peut trouver la sculpturale Kristanna Loken. Elle interprète son épouse, une femme autoritaire, vicieuse et manipulatrice, le tout sans être vraiment convaincante. A la belle Kristanna , on préféreraRip Torn, dans la peau d'un roi décadent et fumiste, ou même Sophie Monk, une jolie blonde qui incarne la dévergondée Helen. Quand à Jamal, si l'on oublie le fait que le personnage est représentatif d'une certaine homophobie (comme Orlando, d'ailleurs), force est d'admettre que Deon Richmond fournit une honorable performance en Chris Tucker like. Enfin, reste le personnage de Testiclees, qui apparait comme le personnage le plus proche de ceux de Troie (il y a d'ailleurs la reprise de la séquence du duel lors de la rencontre des deux armées). Un personnage bancal, peu drôle, interprété par un acteur peu convaincant ; Ian Zering.

35

A peine meilleur que Spartatouille, 301 – La légende de Superplus Maximus peine à divertir. Quelques gags sont assez drôles, force est de l’admettre, mais ils sont bien trop rares pour effacer le fait que le film de Jeff Kanew n’est qu’un long et vulgaire métrage nageant dans un humour de salle de garde qui ne fera rire que les ados boutonneux en poussée hormonale et les fans de Jean-Marie Bigard. Pour les autres, le visionnage tient par moment presque du supplice.

Critique de publiée le 16 novembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques gags qui fonctionnent
  • Un casting satisfaisant dans l’ensemble

Que faut-il oublier ?

  • Un humour gras qui manque de renouvellement
  • Un scénario peu captivant
  • Des gags qui tombent à plat
  • Une réalisation peu inspirée

Acheter 301 - La légende de Superplus Maximus en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de 301 - La légende de Superplus Maximus sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !