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Stonehenge Apocalypse >

Critique du Téléfilm : Stonehenge Apocalypse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 5 novembre 2010 à 16:37

Stonehenge moins le quart avant l'Apocalypse

La découverte d'une antique pyramide égyptienne enfouie dans l'état du Maine coincide avec un déclenchement de phénomènes extraordinaires, accompagnés de cataclysmes. Les scientifiques découvrent alors que le centre névralgique de ces phénomènes se situe à Stonehenge...

Si vous êtes un amateur de nanars, le nom de Paul Zillerne vous est surement pas inconnu. Il faut dire que cet ancien monteur de chez Troma, passé ensuite chez Corman puis avant d'entrer au service de Syfy, s'est souvent fait remarqué par le passé par la nature rocambolesque de ses travaux. Difficile, en effet, d'oublier nos crises de fous rires occasionnés par les visions de Snakehead Terror (2004), Solar Attack (2006) ou Android Apocalypse (2006). Mais Paul Ziller est lunatique, il n'est pas tout le temps un joyeux drille fan de perles cinématographiques. Fréquemment, ses créations, par excès de cérémonial et un manque total d'esprit fun, versent plus dans le registre du navet insipide que du nanar désopilant. Et c'est hélas le cas pour ce Stonehenge Apocalypse, qui ne manque pourtant pas de concepts farfelus ...

D'ailleurs, le pitch de départ, véritable délire de geek, annonçait un métrage assez amusant. Partir du postulat que la Machine d'Anticythère est une clef servant à contrôler un gigantesque mécanisme de terraformation (ou, dans le cas présent, plutôt terraformatage)était une bonne base de départ pour la mise en forme d'une œuvre fun et délirante, une sorte de film d'aventure ésotérique bien pulp, dans le style Benjamin Gates ou Flynn Carsen. Ce synopsis va bien entendu évoquer auprès des cinéphages Alien évolution qui, dans le registre du nawak, faisait déjà très fort sauf qu'ici, cela va chercher encore plus loin puisque le système déclenchant cette opération de remise à zéro n'est pas un gigantesque monolithe aspirateur mais des sites historiques catalyseurs (la transformation d'une pyramide Rubik's Cube en un "terrible" volcan vaut, je vous l'assure, son pesant de cacahuètes). On pouvait d'autant plus y croire que le scénario, mettant en avant les courants électromagnétiques terrestres, posant les anciennes constructions antiques et précolombiennes comme les focus du processus de terraformation et faisant de Stonehenge le centre de commande pouvaient apporter son lot de situations SF bien foutraques. Malheureusement, Paul Ziller a pris tout cela bien trop au sérieux. De plus, ça manque de druides.

Le début était pourtant prometteur. Au cours d'une désopilante séquence (alternant effets visuels moisis et plans réels sans aucun souci de raccord), des touristes sont désintégrés par les éclairs générés par les pierres du site et l'on découvre alors que Stonehenge est une monumentale horlogerie.  On se dit alors que l'on tient là une sacrée perle nawak. Mais, rapidement, le film va s'enliser dans un rythme pachydermique qui ferait presque passer un épisode de Derrick pour un actionner hollywoodien. Ho, l'on voit bien quelques brèves et amusantes scènes de destruction, dont les rendus ridicules (donc comiques) sont appuyés par les commentaires débiles des scientifiques ("mon dieu, un volcan s'est réveillé à Java, l'Indonésie a été détruite, il y a des millions de morts!") et l'attitude surréaliste d'un général américain obéissant au cliché du gros bourrin. De plus, parfois, quelques lignes de dialogue valent vraiment le coup d'être entendues, comme quand le fameux général américain annonce gravement à la scientifique:
- Nous avons décidé d'employer la procédure 10-15 contre Stonehenge!
- Non, pas la procédure 10-15!" s'exclame la scientifique, horrifiée. Apparemment, elle s'y connait en terminologie et stratégie militaire.
- Qu'est-ce que la procédure 10-15?" interroge le héros. Et, alors que l'on s'attend au descriptif d'un processus de grande complexité technique, arrive la réponse, délivré d'un ton sévère:
- Une bombe nucléaire!" Ah oui, carrément! Sacrés ricains! Personnellement, j'aurai d'abord essayé de mettre à bas les pierres avec des bulldozers mais, bon...
Bref, par sa nullité, le film se monte donc parfois assez amusant. Cependant, force est de dire que ces quelques passages ne suffisent pas à compenser l'ennui généré par une réalisation sans ressort et les performances atones d'un casting en manque total d'inspiration.

A coté de ça, le script tente bien d'introduire et exploiter des éléments sensés amener son lot d'action, notamment quand les scientifiques et le héros - un génie mis au ban du milieu scientifique en raison de sa fascination  pour les OVNI et autres mystères - vont se rendre compte qu'une bande d'illuminés a décidé que ce "reset terrestre" était une bonne chose (ceci-dit, difficile de leur donner totalement tort). Ces partisans de l'Apocalypse vont alors tout faire pour empêcher le héros de récupérer la machine d'Anticythère puis, ayant échoués dans cette mission, pour retarder son retour sur le site de Stonehenge (lieu où la clef doit être utilisée). Dans leur folie, ils vont même tenter de l'assassiner. Mais là encore, le traitement de Paul Ziller est tellement mou que même les (rares) affrontements armés et la présence d'un compte-à-rebours n'arrive pas à élever le rythme de ce métrage soporifique.

35

En visionnant Stonehenge Apocalypse, apprendre que la fin du monde est pour dans une trentaine d'heures nous fait le même effet que si l'on nous annonçait le nom du vainqueur de la course en sac de la kermesse de Trifouillis-les-Oies. On s'en fout. Il faut dire que Paul Ziller aura tout fait pour nous anesthésier, avec une réalisation, aussi rythmée qu'un épisode de Derrick, qui annihile toutes les éventuelles satisfactions qu'auraient pu nous apporter un pitch de départ assez rigolo et une poignée d'idées bien farfelues. Les insomniaques amateurs de nanars pourront, à la limite, se consoler avec la vision d'effets spéciaux visuels calamiteux et quelques répliques bien débiles qui les feront sourire.

Critique de publiée le 5 novembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • L'idée de départ
  • Quelques passages drôles

Que faut-il oublier ?

  • Une absence totale de rythme
  • Des FX pourris
  • Des personnages sans intérêt
  • Un scénario sans ressort

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