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Critique du Film (Direct to Vidéo) : 2001 Maniacs: Field of Screams
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : 2001 Maniacs: Field of Screams

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 13 octobre 2010 à 0050

2001 Maniacs en vadrouille

Les spectres rednecks cannibales de Pleasant Valley sont de retour! Cette fois-ci, c'est une équipe de télévision en tournée qui a la malchance de se voir offrir cotillons et barbecue par ces sudistes sacrément rancuniers. Et comme tous ceux qui mettent les pieds dans cet endroit, leur agréable première impression, fruit de l'amusante rencontre avec une communauté joyeuse et apparemment inoffensive, va se transformer en terreur quand ils vont découvrir la nature profonde de leurs loisirs...

Comme l'assez sympathique précédent volet, 2001 Maniacs: Field of Screams est réalisé par Tim Sullivan. Ainsi, même si 2001 Maniacs n'est au final qu'une comédie gore reposant essentiellement sur la vue de personnages déjantés,, on pouvait donc s'attendre, sans être accusé de faire preuve d'un optimiste béat, à une œuvre de qualité équivalente. D'ailleurs les premières séquences vont dans le même sens que nos espérances. On y voit tout d'abord le lynchage d'un shérif local (qui, bizarrement, s'adresse à eux comme s'ils étaient ses concitoyens) via le traditionnel jeu de tonneau à clous. Une descente infernale qui va se terminer avec l'homme de loi troué comme un gruyère sanglant devant un parterre de rednecks hilares. Une introduction bien dans le ton, donc, suivie par la présentation des futures victimes, toutes réunies dans le même camping car. Et le moins que l'on puisse dire c'est cette nouvelle fournée est des plus juteuses! Tim Sullivan a en effet orienté son choix vers les membres dégénérés de Road Rascals, un reality show du genre The Simple Life. On fait donc la connaissance de deux poufiasses, véritables sosies de Nicole Ritchie et Paris Hilton, de l'équipe technique, qui ne vaut guère mieux dans le registre narcissique, antipathique et superficiel (avec un réalisateur yddish obsédé sexuel), et de la productrice, qui pense avoir trouvé dans les habitants de Pleasant Valley son prochain sujet de show TV.

Tout a démarré par la faute de Jesus, le chauffeur. Distrait par une fellation exécutée par la preneuse de son, il perd le contrôle de lui-même - et par conséquent de son véhicule - et voilà tout le monde qui se retrouve coincé, un soir, au fin fond de la cambrouse. Après une nuit à la belle étoile, tout ce beau monde est réveillé par une musique country: le comité d'accueil de Pleasant Valley! Devant les yeux éberlués de tout ce qu'Hollywood compte de puant et de suffisant gigote et chante tout un groupe de paysans déguisés comme pour se rendre à Carnaval! C'est Traveling Jamboree !, dit le calicot dit le calicot suspendu au-dessus de leurs têtes! Un spectacle absolument surréaliste et racoleur, orchestré par le maire George W. Bu...ckman. Alors que les mecs lorgnent sur l'entrejambe de ces étranges filles du Sud (dont Milky Maid s'est faite la prêtresse), la productrice voit dans cette bande de péquenots le sujet de son prochain show et accepte avec empressement leur invitation.


Cette séquence, si elle est suffisamment dingue pour nous amuser, est aussi celle où l'on va pour la première fois (car, hélas, elle ne sera pas la dernière) froncer les sourcils. En effet, dix comédiens, aussi hauts en couleurs soient-ils, c'est bien peu pour représenter les 2001 victimes du raid nordiste. L'alibi mis en avant par le script- les maniacs ont quitté leur bled d'origine pour se transformer une monstrueuse caravane qui parcourt le pays - ne convainc pas, bien entendu et on comprend bien que cette maigre affluence est la conséquence directe d'un budget étriqué. Au final, le plus ennuyeux dans tout cela est que l'ambiance d'hystérie collective et criminelle des précédents volets cède la place à une atmosphère de survival en comité restreint, avec la présence d'une famille de freaks qui évoque un peu celle de Massacre à la Tronçonneuse.

Dans sa réalisation, Tim Sullivan s'attache donc à masquer cette carence par une surenchère dans l'érotisme gentillet et les gags débiles. Pour ce qui est du sexe, le cinéaste ne manque pas de matériaux avec la présence de comédiennes peu farouches et de mecs crétins qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs queues. Le réalisateur n'hésite d'ailleurs pas à étirer la durée de son film avec quelques séquences mettant en évidence les avantages de ses actrices, en les plongeant dans des situations grotesques et dénudées. Une méthode qui fonctionne un peu au début mais qui finit par devenir redondante par manque de personnel et de culot, tout cela restant quand même bien sage. Quand à l'humour, il est gras et débile comme l'on pouvait s'y attendre et il fait parfois mouche... surtout quand c'est Lin Shaye qui est chargée d'amuser la galerie.

Ah, Lin Shaye ! On savait la comédienne sexagénaire un brin timbrée, elle le confirme ici dans le rôle de Granny Boone. En fait, s'il fallait ne retenir qu'une seule chose de ce film, cela serait la performance de cette actrice géniale. La séquence de la recette du poulet au maïs où, sous l'œil de la caméra et une assistance médusée, à demi-hystérique, elle masturbe un épi de maïs avant de mettre en bouillie des poulets non plumés est un grand moment de délire qui rappelle les meilleurs films de la Troma. Désopilante, également, sa prestation scénique où elle se trémousse et chante déguisée en Jennifer Beals (Flashdance). A ce sujet, la B.O. du film est l'un des rares éléments sympathiques du film (on y entend même quelques reprises, comme Redneck Zombies, The South's Gonna Rise Again et Scream Queen). Bref, c'est bien simple, elle tire tellement la couverture à elle qu'elle occulte tous ses partenaires, y compris Bill Moseley, qui tente de remplacer sans vraiment y parvenir un Robert Englund qui, depuis 2005, est parti voir ailleurs.

Et le gore, là dedans ? Car un film produit par Herschell Gordon Lewis se doit d'être une véritable orgie sanglante se complaisant dans le craspec et le Grand Guignol. Et bien, force est de dire qu'il ne fait pas vraiment honneur à la franchise, ce nouvel opus. Certes, il présente quelques effets sanglants réussis (comme un visage écorché vif par les crochets d'une ceinture de chasteté) mais il se situe bien en deçà des produits horrifiques habituels. La plupart des plans vraiment gore sont des vues post-mortem sur les victimes des rednecks car la plupart des agressions sont filmées hors cadre. Cela ne peut s'expliquer, encore une fois, que par les contraintes d'un budget trop étroit, car Tim Sullivan, dans le registre des prothèses et des effets spéciaux, a démontré par le passé qu'il est loin d'être un manchot. Le seul effet spectaculaire - une tête qui explose sous la déflagration d'un cigare piégé - est d'ailleurs complètement raté. Finalement, l'on se dit que ce film qui s'est fait dans la douleur (il devait sortir en 2008 sous le titre 2001 Maniacs : Berverly Hellbillies et la production n'a effectivement débutée qu'en été 2009) s'est fait uniquement parce qu'il devait se faire, mais sans que vraiment l'on ait réuni tous les moyens pour le réussir.

La conclusion de

Si ce nouvel épisode de 2000 Maniacs a vraiment coûté trois millions de dollars, je me demande bien où ils ont bien pu passer. Car le film de Tim Sullivan apparait vraiment comme réalisé avec trois bouts de ficelle et ce n’est pas la présence d’un casting très restreint qui lui amène une impression de luxe. Au final, le métrage est pauvre en effets Grand Guignol, meuble ses vides par des séquences coquines bien trop sages et peine à nous faire rire par ses gags débiles. Heureusement, l’hallucinante performance de Lin Shaye, qui porte le film sur ses épaules, et une B.O. assez réussie, empêchent l’œuvre de Tim Sullivan d’être considérée comme un ratage total.

Que faut-il en retenir ?

  • Lin Shaye, géniale
  • Quelques séquences drôles
  • Une B.O. accrocheuses

Que faut-il oublier ?

  • Un manque de rythme
  • Un aspect cheap très gênant
  • Peu d’effets gore Bien trop sage

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