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Critique du Téléfilm : Dark Skies - Pluies acides
Dark Skies - Pluies acides >

Critique du Téléfilm : Dark Skies - Pluies acides

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 9 septembre 2010 à 2228

Chiant comme la pluie


Entre deux séries de pompes et de flexions, un intello en overdose de créatine, docteur es tours de biceps et gonflage de pectoraux (oui, môôssieur, ça existe!), effectue des prélèvements dans une paisible rivière. Ceci fait, il se rend dans sa tente installée au fond des bois pour verser les échantillons dans des éprouvettes, alambics et autres cornues. Ensuite, les sourcils froncés, il regarde les résultats (des courbes et des camemberts) sur un écran d'ordinateur, soupire, se fout à poil et file se baigner dans la même rivière. Arrivé sur les lieux, il tombe sur un trio de campeurs hilares. Le scientifique fronce à nouveau les sourcils et fait le gros dos. On comprend alors qu'il n'aime pas les campeurs. Ni les ours. Et encore moins les hilares.

Dans le groupe de campeurs se trouve une jeune étudiante jolie comme un coeur. Elle a de suite deviné, quand elle l'a vu ses fesses au bord de la rivière, que l'intellect de l'étranger est proportionnel au volume musculaire composant son physique de strip-teaseur de club privé. Normal, elle aussi est une scientifique, elle possède donc un grand sens de la logique, auquel se greffe la fameuse intuition féminine. La Belle tente alors d'amadouer la Bête avec des gateaux fourrés au chocolat. En vain, car ce Tarzan intello est sauvage et, de plus, il est au régime. Penaude, la fille retourne au campement, auprès de ses deux amis hilares. Quand à l'homme des bois épilé et bronzé aux UV, tel Achille après la mort d'Hector, il se retire dignement dans sa tente, toujours les sourcils froncés, attendant probablement un coup de fil de David Decoteau.

Quelques minutes plus tard, sans que l'on comprenne pourquoi, ni comment, le sauvage est domestiqué et fait frotte-frotte contre les campeurs. Il attire même l'un d'entre eux dans sa tanière - intrigué, j'ai vite vérifié que je ne m'étais pas trompé de film, en ayant par erreur glissé dans le lecteur le DVD de Brokeback Mountain II. Finalement, on se rend compte que le mec est très gentil, il ne possède juste que deux expressions - sourcils levés, sourcils froncés - ce qui est forcément limitatif comme indice de comportement. Il a même un nom: Jack. D'ailleurs, il se présente aux jeunes gens. "Mais, c'est bien sûr!", s'écrie alors la campeuse, qui ne lache pas le morceau. "Vous êtes le fameux Jack, celui qui a eu son BAC a 16 ans et son doctorat à 22. On est de la même université, quelle coincidence, c'est incroyable, non?". Oui, c'est incroyable, jeune fille, je vous rassure. On apprend donc que Jack est un orphelin mais surtout un génie. Et oui, chers amis, avant d'épouser la carrière de chippendale pour dame Castor et maman Ourse, Jack a battu tous les records intellectuels et sportifs de son université, en partie grâce aux dons d'une mystérieuse bienfaitrice (un détail qui a son importance), avant d'aller travailler pour différentes entreprises et... Oh, tiens, il pleut! Aïe, ouille, ça brûle! Mon dieu, il pleut de l'acide!

Oui, car il faut le préciser, le film s'appelle Dark Skies - Pluies Acides, alors forcément, il fallait bien que cela arrive. Si j'étais quelqu'un de méchant, j'aurai même tendance à dire qu'il était temps. Bref, le premier a souffrir de ces pluies est le copain de la campeuse, qui s'est rincé le visage avec l'eau contaminée de la rivière, qui est maintenant nettement moins placide. Le visage du pauvre étudiant ressemble à une pizza champignon-fromage. Ca ce veut horrible. Personnellement, ça m'a donné faim. Après avoir installé le malheureux sur un tronc d'arbre, le visage recouvert de farine et une serviette de table nouée sur les yeux, la campeuse - qui se nomme Jenny - et Jack essaient de déterminer l'origine de ces pluies, abrités sous une tente qui compense à se transformer en toile mitée. Le campeur black, lui, est chargé d'aller chercher la voiture... qu'il va planter dans un arbre (leçon à retenir: ne jamais accorder sa confiance à un campeur black conduisant sous un déluge de pluie acide). Nous spectateur, on connait déjà la source des problèmes. On a tout vu. Les explosions en CGI moisis étaient même très spectaculaires. Tout cela est la faute de l'usine de retraitement voisine qui, après un accident, a assaini ses ateliers en evacuant les gaz nocifs par la ventilation. On connait même l'identité du responsable: une salope brune d'une quarantaine d'années (un détail qui a son importance bis) qui se la pète comme  Paris Hilton dans sa Mustang (pas pu vérifier si, dans ces moments là, elle porte un string ou pas).

Le plus curieux dans ce phénomène (la pluie, hein, pas la salope) est qu'il est selectif, et vraiment très ciblé. Les pluies acides semblent en effet s'acharner sur les abris sous lesquels se réfugient les héros, épargnant de manière très étrange les structures qui se trouvent en arrière-plan. On remarque aussi que seuls les véhicules utilisés par Jack et ses amis subissent des dégats. Il faut croire que la qualité des peintures anti-corosion des voitures varie fortement en fonction des marques et des modèles... et que les héros n'ont pas fait le bon choix. Certaines lignes téléphoniques sont coupées, d'autres non. En ville, un panneau de signalisation est rongé par l'acide alors que juste derrière, d'autres sont intacts. Détail encore plus incongru; les vetements des victimes semblent subir peu de dommages alors que la peau de leurs visages se met à cloquer et rougir. Tout cela est étrange... vraiment étrange. "Hein? Quoi? Qui a dit nul?

Ce film est également un drame (je ne parle pas de la qualité du film - quoique - mais de l'intrigue) car malgré leurs efforts, Jack et Jenny n'arrivent pas à sauver le campeur. Il meurt sur la table d'un vétérinaire pleurnichard (le mec mouille dans la combine et le regrette désormais) qui aussitôt brise la loi du silence imposée par la salope. Les héros apprennent alors que la responsable de cette catastrophe est la compagnie Ordox. Et comme Jack, avant de se lancer dans un remake de Kho Lanta, avait bossé pour eux (ne me dites pas que vous ne l'aviez pas deviné!) il connait bien les lieux! Il a même une idée pour rectifier la situation mais pour cela, il va lui falloir penetrer dans l'usine sous le nez et la barbe de la salope, qui a décidé d'employer les grands moyens pour protéger son secret. Quitte à commettre des excès de vitesse et des têtes à queues... et même se transformer en serial killer...

Les téléfilms catastrophes américains et canadiens, qu'ils traitent d'éruptions volcaniques, de chutes de météore, de tsunamis, de tremblements de terre ou du dernier album de Céline Dion, obéissent tous les mêmes préceptes:
- dépenser le moins d'argent possible en noyant l'intrigue sous des interminables séquences dialoguées aux allures de soap brésilien.
- amuser la galerie par quelques séquences de destruction qui n'atteignent même pas le niveau de qualité d'une cinématique de jeu video datant des années 90.
Au mieux, dans ces conditions, le résultat final est à peine divertissant mais, la plupart du temps, c'est absolument nul. Comme pour ce Dark Skies, un métrage qui se voudrait plus mouvementé que la moyenne mais qui ne s'en donne pas les moyens. Tout d'abord, la première demi-heure est terriblement insipide. Le seul passage étonnant étant la vision d'une malle suspendue à un arbre. Bien entendu, on peut s'amuser de la calamiteuse performance dramatique d'un Shawn Roberts aussi crédible en scientifique que le serait Bud Spencer en petit rat de l'opéra, mais au bout d'un moment, cela finit par lasser. Ensuite, quand le métrage daigne enfin développer son aspect "spectaculaire" - partie intégrante d'un scénario à la fois débile et prévisible -, le spectateur doit se contenter d'un spectacle composé de de trois morts par poussée acnéique excessive, plus quelques trous dans des toles.

Bon, parfois, force est d'admettre que le film se révèle involontairement drôle, comme lorsque la méchante de service (Leslie Hope, qui en fait des tonnes dans le registre "businesswoman mangeuse d'homme") décide d'intimider un complice embarqué dans sa Mustang décapotable... en dépassant les limitations de vitesse sur une route en ligne droite, vide de toute circulation, au risque de se choper une conjonctivite ou, pire, un insecte dans l'oeil! La tête du complice (une sorte de fouine pathétique), horrifié comme s'il était soumis à la question dans une geole de l'Inquisition, vaut, je vous assure, le coup d'oeil si vous êtes amateur de nanars. Mais ces moments désopilants sont vraiment trop rares pour empecher l'oeuvre de Ron Oliver d'être autre chose qu'un produit ennuyant interprété par des acteurs au jeu sans relief. D'ailleurs, puisque l'on aborde le sujet des comédiens, on peut noter la présence, dans le rôle de Jenny, de Sara Canning, la star de la série The Vampire Diaries.

La conclusion de

Scénario aussi tendu qu'un docu sur le quotidien du bradype de Panama, réalisation du niveau d'un volet de Joséphine, ange gardien, jeu d'acteur évoquant les grands moments du soap brésilien; rien n'est épargné au spectateur ayant la malchance de visionner Dark Skies, un insipide navet de Ron Oliver. L'ensemble est terriblement ennuyeux et se prend bien trop au sérieux. En fait, il ne se montre divertissant qu'en de très rares occasions, lorsqu'il sombre dans la démesure grotesque involontaire. Mais cela ne suffit pas pour faire de ce DVD une oeuvre regardable. A la limite, un recyclage en sous-bock pour vos apéros...

Que faut-il en retenir ?

  • Parfois involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide et prévisible
  • Personnages ridicules
  • Réalisation insipide
  • Effet spéciaux minimalistes

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