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Critique du Téléfilm : Mega Piranha

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 3 septembre 2010 à 17:48

Piranhanar

Dans la jungle vénézuélienne, des scientifiques américains en peine d'aventures exotiques mènent des expériences génétiques sur la faune locale. Bien que leur cause soit juste et honorable - sauver les peuples de la Terre, c'est bien, non? -, le fait est qu'en manipulant ainsi les créatures du Seigneur, ils s'aventurent sur le dangereux sentier du blasphème et du sacrilège, qui mène souvent à de lourdes conséquences. Des conséquences ici catastrophiques qui, en plus de mettre la survie de l'humanité en danger (en commençant par deux baigneurs amateurs d’eau crasseuse), déclenche le courroux du chef de la junte locale (un moustachu énervé) qui va, à la tête de sa puissante armée composée de quatre nabots aux uniformes trop larges, tout faire pour les éliminer. Heureusement pour eux (les scientifiques, pas les ploucs en treillis militaires), l'agent des Navy Seals Jason Fitch, le roi du kick fighting contre des piranhas, veille au grain!...

Vous n'avez jamais pensé voir un piranha "grand comme une girafe", la tête plantée dans le toit d'une maison et la queue frétillant dans les airs? Vous ne saviez pas que sucer les batteries d'un téléphone mobile contribuait à les recharger? Vous n'aviez jamais imaginé (hormis dans vos pires délires éthyliques) qu'une journaliste floridienne pouvait disparaitre dans la gueule d'un poisson bondissant sur une jetée? Vous ignoriez que les poissons étaient des experts en trampoline ? Vous ne pensiez pas qu'un ban de piranhas mutants pouvait dévorer un bâtiment de guerre américain et gober un hélicoptère en plein vol? Que les services de recrutement de l'armée Vénézuélienne n’imposaient pas de critères de taille? Tout cela, Mega Piranha va vous l'apprendre. Mais, auparavant, il vous faudra faire preuve de patience...

Car la première demi-heure du téléfilm d’Eric Forsberg est affreusement décevante. On s'attendait à du pur nanar, dans la grande tradition Syfy, Asylum et Nu Image, on assiste à un spectacle insipide et absolument pas drôle. En fait, durant cette période, hormis l'attaque très peu explicite de piranhas non encore atteints de gigantisme contre une barcasse sur laquelle sont embarqués l'ambassadeur des Etats-Unis, un ministre vénézuélien et quelques pétasses de seconde zone marchant sur leurs nichons, il ne se passe strictement rien. Avec le soutien de figurants endormis, de faux acteurs mexicains se faisant passer pour des redoutables guerriers vénézueliens, d'une ex-star de la pop ayant abusé des fajitas et d'un agent américain au regard de merlan frit, Eric Forsberg assomme le spectateur de séquences dialoguées chiantes comme un dimanche de pluie, de pseudos démonstrations scientifiques se déroulant dans des labo de carton-pâte et de négociations téléphoniques entre des responsables politiques des deux pays. Puis les poissons commencent à atteindre une taille imposante, les stock-shots en faux raccord font leur entrée, les hélicos en CGI rugissent ; la fête peut commencer !

"Ils gagnent en taille toutes les heures?" demande la scientifique aux sacrées poignées d'amour. "Pire, ils grandissent à vitesse exponentielle, si on n'intervient pas immédiatement, le monde coure à sa perte!" répond, affolé, son collègue. Il appuie ses dires par des indications sibyllines sur une carte de la région visionnée sur Google Map. "Madre de dios, ié m'en vé tousse lé massacré!" s'écrie le colonel Juarez (ou Merguez ? ou Chipolata ? ah non, Diaz, bah, aucune importance, après tout, c'est juste un moustachu énervé). L'heure est grave, le temps est compté... le spectateur, s’étirant, jette enfin un œil curieux sur le déroulement des évènements. Heureusement, bien que la situation soit très compliquée, les humains bénéficient d'un atout; les castors (à moins que cela soit les indiens) ont dressé un barrage en balsa en travers de l'Orénoque, ce qui retient les piranhas le temps que le colonel puisse réunir ses impressionnants moyens militaires en utilisant le logiciel 3D de son Amstrad CPC. Tout d'abord des vedettes armées, puis, après que lesdites vedettes aient été dévorées par cette horde de Taz à nageoires (si, si, et ça ne fait que commencer !), une escouade d'hélicoptères numériques incrustés au marteau dans l’image va déclencher l'enfer sur le fleuve... et bousiller le barrage! Les cons!

Le cours du fleuve libéré, les piranhas, aux propriétés morphologies variant au gré des modélisations, suivent alors le courant et se dirigent vers la mer, poursuivis par les héros, eux-mêmes traqués par le colonel énervé. En route, on assiste à une boucherie. En effet, bien qu'ils souffrent apparemment de crises arthrites très sévères, qui limitent vraiment leur mobilité au strict minimum (un mouvement de mâchoires vertical, un mouvement de queue horizontal), les piranhas dévorent tout sur leur passage; veau, vache, cochon, couvée, pécheur. Arrivés en ville, ils sautent même hors de l'eau pour s'attaquer aux résidences côtières (!), aux dépôts de raffinerie (!!) et, bien entendu, à la poignée de figurants présente sur les lieux (ah, quand même!). L’armée vénézuélienne tente alors une nouvelle opération, appuyée par un tir de barrage de la Navy, avec un bombardement en règle de l’embouchure de l’Orénoque, qui n'a aucune autre conséquence que d'exciter encore plus les poissons tueurs qui se jettent... dans la mer!

Pour les américains, c'est le moment d'intervenir car le banc de piranhas, probablement fans de David Caruso, se dirige vers la Floride! Ils envoient un cuirassé. En vain. Le fier et puissant navire finit par céder, dans une débauche de FX en CGI moisis, sous les multiples coups de dents des créatures mutantes. Puis, ils dépêchent (car c’est urgent, bien sûr) des sous-marins avec des charges nucléaires. Mais comme le scorpion, le piranha ne craint pas les radiations, de plus ses branchies sont insensibles aux ondes de choc et ils sont trop cons pour mourir de peur. Le sous-marin subit alors le même sort que le cuirassé. Scrontch ! Tout le monde pense que c'est foutu, d'autant plus que certains spécimens ont atteint la côte floridienne et ravagent les cités balnéaires en écrasant les journalistes, les voitures et les maisons sous leur poids (sans toutefois inquiéter des badauds qui, en arrière-plan, n’ayant à voir avec le film, continuent de vaquer à leurs occupations!). C'est alors que l'agent Fichtre… euh, Fitch, a une idée (ah, tiens, voilà qu'il sert à quelque chose finalement!): "Attendez, ces poissons sont des cannibales, il suffit d'en blesser quelques uns, et ils s'entredévoreront!". Excellente idée, bravo agent Fitch! On envoie donc une équipe de plongeurs équipés d'armes lourdes. Mais il est difficile de traverser, même pour des balles explosives de gros calibre, le mur d'écaille des piranhas géants (surtout qu’ils ratent leurs cibles immenses à trois mètres) et, tout en essuyant de lourdes pertes, le commando ne parvient pas à accomplir leur mission. "Il faut viser des zones fragiles", précise à ce moment la scientifique dodue (parce que seule une scientifique spécialisée pouvait penser à ce détail). "Tirez dans les yeux, la bouche ou les branchies!"

Et c'est comme ça, grâce à la puissance de la science, que les Piranhas géants furent éradiqués de la surface de la Terre... Sauf que les plongeurs n'ont réussi à ne blesser qu'un seul piranha, immédiatement dévoré par ses congénères. Alors, quid des centaines d'autres? Mystère... Réponse dans un Mega Piranha 2 ?

30

En dehors de sa première demi-heure, terriblement ennuyeuse, MegaPiranha parvient à remplir sa mission: nous faire rire par son aspect ridicule. Effets spéciaux pourris, jeu d'acteur calamiteux (à coté de Paul Logan, Dolph Lundgren pourrait se faire passer pour un ancien élève de l'actor studio) et absolument pas charismatiques (Tiffany, bouffie, et l'aide de camp, un nabot), scénario crétin, réalisation bâclée, dialogues débiles et situations surréalistes (les piranhas géants attaquant des gratte-ciel: inoubliable!) sont donc au programme d'une deuxième partie bien plus réjouissante... du moins pour l'amateur de nanars.

Critique de publiée le 3 septembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Du grand n’importe quoi, totalement assumé
  • Drôle à force d’être nul

Que faut-il oublier ?

  • Du travail de cochon, à tous les niveaux

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