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Le chevalier de la crypte >

Critique de la Bande Dessinée : Le chevalier de la crypte

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 29 août 2010 à 23:15

Agents de l’ombre et faux templiers

Deuxième tome de l’adaptation en bandes dessinées du roman de Raymond Khoury, Le chevalier de la crypte nous invite à continuer de suivre les investigations de l’agent Reilly et de Tess, la jolie archéologue. Toujours à la recherche des responsables du casse sanglant du Metropolitan Museum de New-York, leurs recherches vont les amener vers un certain professeur Vogel, imminent spécialiste des cultures phéniciennes mais aussi féru de d’ésotérisme. Seul problème, ce fameux Vogel a disparu sans laisser de traces depuis plusieurs années…

La mode des thrillers ésotériques est quelque peu passée mais Raymond Khoury et Miguel Lalor persistent et signent en nous proposant ici  un récit mettant en jeu secrets d’arcanes, activités souterraines du Vatican, espions internationaux, recettes d’alchimistes, assassins aux mystérieux commanditaires et enjeux universels. Bref, tous les éléments qui ont fait les succès des romans de Dan Brown et des BDs ésotériques comme Le Chant des Stryges ou L’histoire secrète. Cela pourrait, au premier abord, sembler un choix peu pertinent, le domaine ayant été exploité jusqu’à l’excès, mais cela serait oublier que la saga du dernier templier présente des particularismes apte à rendre sa lecture attrayante. A commencer par son choix de traitement…

En effet, dans Le chevalier de la crypte, les auteurs continuent d’appliquer un style narratif très nerveux, qui amène le récit du coté de la série B américaine et des shows télévisés. L’action, présentant souvent des aspects violents, continue d’être l’un des principaux éléments narratifs de l’intrigue. Ici, peu de cases sont consacrées aux résolutions d’énigmes, aux décryptages de messages cabalistiques et aux séquences de brainstorming. Reilly et Tess sont des héros aventureux et ils sont plus souvent sur le terrain que dans les bibliothèques et les confessionnaux. Un coup de téléphone mobile, et en route pour l’aventure ! Un ton pulp et actionner qui donne au cycle un cachet moins faussement académiques et pompeux que les ouvrages du même genre.

On pourrait être un peu déçu par le manque de richesse de l’intrigue, qui reste celle appartenant à un roman populaire. Hors, il n’en est rien. La principale raison est que Le chevalier de la crypte n’a aucune autre prétention que de nous divertir. Les bonds chronologiques (qui nous amènent à l’époque de la chute de l’ordre des Templiers) reposent sur des faits historiques assez connus ; les personnages présentent des profils psychologiques proches de ceux des héros de nos séries TV favorites ; le déroulement des évènements repose sur des rebondissements assez faciles mais cela passe très bien car le tout est exposé sans aucune tricherie et avec enthousiasme. On lit le cycle du Dernier templier comme on regarde un volet d’Indiana Jones ou de Benjamin Gates, même s’il est difficile de tourner des pages avec un cornet de popcorn et un soda dans les mains.

Du coté du dessin, Miguel Lalor nous offre la même qualité de rendu que pour L'encodeur. La plume est sans grande personnalité mais le trait est très précis, et il démontre une réelle application lors du tracé des personnages, tous très réussis. Par exemple, la représentation de Tess, où le dessinateur fait preuve d’intelligence en nous offrant la vision d’une jeune archéologue très sexy sans être vulgaire (On évolue très loin du cliché de la blonde idiote), sans toutefois oublié de sa faire plaisir en jouant avec les replis de sa courte jupe.  De plus, si la mise en cadre est très classique, Miguel Lalor est très habile quand il s’agit de donner de la dynamique à une scène. Les séquences de poursuites et les passages musclés sont donc très convaincants.

70

Avec Le chevalier de la crypte, Raymond Khoury et Miguel Lalor continue de nous offrir une histoire divertissante et à l’action efficace. L’intrigue n’est ni très originale, ni particulièrement travaillée, mais elle est bien mise en forme, par le biais d’un scénario bien rythmé, aux personnages sympathiques, et un dessin très appliqué.

Critique de publiée le 29 août 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit divertissant et bien rythmé
  • Un duo de héros sympathiques
  • Beaucoup d’action

Que faut-il oublier ?

  • Un dessin efficace mais un trait manquant de personnalité
  • Un scénario ni très original, ni très élaboré

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