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Critique du Film : Soeurs de sang
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Critique du Film : Soeurs de sang

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 16 août 2010 à 1910

Massacre de pétasses et jacuzzi

 

Une farce organisée par des étudiantes tourne au cauchemar quand l'une d'entre elle perd accidentellement la vie. Paniquées, les jeunes femmes décident de faire disparaitre le corps. Quelques mois plus tard, au cours d'une soirée organisée dans leur sororité, elles tombent les unes après les autres sous les coups d'un mystérieux assassin...

Remake de The House on Sorority Row, un film de Mark Rosman datant de 1983, Sœurs de sang tente de remettre au gout du jour un thème usé jusqu'à la corde: celui du slasher à l'ancienne. Courageux, faisant fi de l'étroit carcan conceptuel qui lui est imposé, Stewart Hendler se lance donc tête baissée dans son entreprise avec un film qui obéit totalement aux codes du genre. Certes, le scénario de Sœurs de sang n'évoque celui de la version originale que par son élément déclencheur (la blague stupide) et le lieu des crimes (la sororité). Mais, mis à part ce détail, on se rend rapidement compte que le cinéaste n'a vraiment pas tenté d'emmener l'intrigue sur des voies inédites. On baigne en plein classicisme, avec son tueur mystérieux amateur d’armes blanches inspiré du giallo, ses scream queens sexy et sa révélation finale façon twist à la Scoubidou. Bref, quelques années après Scream et Souviens-toi... l'été dernier, l'on a l'impression d'assister à une deuxième résurgence de ce type de film d'horreur (si l'on considère Halloween et Vendredi 13 comme étant des exceptions). Une tendance qui a tendance à se confirmer avec la sortie du remake de Meurtres à la Saint-Valentin et la mise en production de Scream 4.

Bien conscient de l'usure du sujet, Stewart Hendler, qui est loin d'être un idiot, a vite compris que pour amener un quelconque niveau d’intérêt à un métrage dont il ne pouvait changer la forme, il fallait qu'il s'applique sur la forme. A savoir la réalisation et la photographie. Rester vintage par le concept, d'accord, mais ne pas omettre de moderniser la présentation, tel est le parti pris du réalisateur. Et il le fait plutôt bien avec, dés l'ouverture, un superbe long plan séquence où la caméra se balade au milieu de dizaine de fêtards en petites tenues, s'attarde sur certains d'entre eux, en suit d'autres, pour finalement se fixer sur les principales protagonistes du récit, les six membres de dernière année de la sororité nommée Theta-Pi (en rapport avec leurs arguments mammaires, plutôt convaincants?) . Avec cette scène assez délicate à tourner, Stewart Hendler veut nous prouver, c'est certain, qu'il est loin d'être un manchot... et peut-être un admirateur de Brian De Palma, qui sait? Pari réussi. D'ailleurs, cette aisance technique, il la mettra aussi au service de meurtres qui, surgissant du hors-champ, arrivent parfois à nous surprendre par leur violence. En fait, le réalisateur reprend les principes des slashers des années 80 tout en allant plus loin dans tous les domaines: plus de sexe, plus de vulgarité, plus de sang. Bimbos légèrement vêtues, parties de jambes en l'air, séquence de douches sont les ingrédients racoleurs de Sœurs de sang, film se déroulant dans un univers où les moches et les obèses sont abattues à la naissance et où les soirées étudiantes se transforment en bacchanales! Et tant pis pour le réalisme! Un principe putassier qui, la plupart du temps, fonctionne assez bien car Stewart Hendler n'a pas oublié de s'appuyer sur un élément infaillible: l'humour noir!

On est heureux de constater en effet que Sœurs de sang joue à fond la carte du second degré. Un humour acide qui est d'ailleurs omniprésent dans la mise en scène des séquences de meurtres. Entre cette fille qui nous offre une mortelle version de Gorge Profonde avec une bouteille de vin et ce jeune homme écrasé par la voiture d'une étudiante en furie, le film enchaine les gags horrifiques, la plupart du temps avec bonheur - ces passages sont d'autant plus réussis qu'ils sont bien violents, très nerveux, démonstratifs et bien gore. Ensuite, Stewart Hendler et les scénaristes ont eu la bonne idée d'exploiter à fond l'aspect caricatural des personnages rencontrés habituellement dans les slashers. Car sachez qu'il ne peut pas avoir plus pétasses que les sœurs de Theta Pi. C'est en presque surréaliste. C'est bien simple,  Cassidy et ses copines ferait passer les séductrices de Sex Crimes pour une bande de saintes- nitouches. Manipulatrices, superficielles, vénales et cruelles (à des niveaux divers), elles ne prennent du plaisir qu'en humiliant les autres et, surtout, elles ne s'épargnent pas entre elles! Leurs occupations favorites sont d'ailleurs d'essayer de coucher avec les copains de leurs amies et de trouver la remarque la plus cynique possible portant, la plupart du temps, sur la plastique de leurs "chères sœurs".

Élément surprenant dans Sœurs de sang : la qualité du casting féminin. Car en plus d'être très jolies, les jeunes actrices de ce film sont de bonnes comédiennes et font preuve d'une sacrée énergie dans les passages tendus. Elles n'avaient pourtant pas la partie facile avec ces personnages caricaturaux. S'il fallait en sortir une du lot, je choisirais sans nul doute Leah Pipes qui, dans un rôle d'horrible pétasse ambitieuse, joue dans la même cour que les icones du genre, comme Denise Richards. Très inspirée, délicieusement haïssable, elle nous déballe avec aisance tout l'attirail de la séductrice arriviste, prête à tout pour arriver à ses fins. Son personnage de Jessica parvient même à voler la vedette à Cassidy, l'héroïne du film, sans que Briana Evigan n'en soit réellement responsable. La prestation de cette dernière est en effet tout ce qu'il y a de plus satisfaisant, mais elle trouve ici plus garce qu'elle. Dans des registres différents, Margo Harshman et Jamie Chung se font également remarquer, l'une pour son rôle d'écœurante dévergondée alcoolique et l'autre par sa beauté hypnotique. A noter la sympathique présence de Carrie Fisher dans le rôle d’une logeuse adepte du fusil à pompe. Enfin, pour ce qui est des rôles masculins, force est de dire que ces messieurs ne sont pas gâtés par les profils de leurs personnages. La plupart sont des crétins en rut. On retiendra juste la performance du toujours intéressant Julian Morris (Cry Wolf, Urgence, 24 heures chrono), convaincant dans la peau du fiancé de Cassidy.

La conclusion de

Sans renouveler le genre, Stewart Hendler nous propose avec Sœurs de sang un slasher étonnamment réussi. Le cinéaste, très appliqué et bon technicien, parvient en effet à accrocher son public grâce à la mise en scène de meurtres très efficaces et en optant pour un traitement au second degré à base d'humour noir. Le casting féminin, surprenant d'efficacité, achève de faire de ce film dont on n'attendait rien un agréable divertissement.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation efficace et nerveuse
  • Des séquences de meurtres inventives
  • Un bon (et joli) casting
  • Carrie Fisher et son fusil à pompe

Que faut-il oublier ?

  • Un thème usé, mais usé…
  • Un film coincé dans les codes du genre
  • Une intrigue vite éventée

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