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Critique du Film : The Haunting in Connecticut
The Haunting in Connecticut >

Critique du Film : The Haunting in Connecticut

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 2 août 2010 à 2007

Le secret du nécromant

Pour faciliter le traitement de leur fils atteint d’un cancer, la famille Campbell s’installe dans une maison située non loin du centre de soins. Rapidement, les nouveaux propriétaires prennent conscience que d’étranges choses se produisent, alors que l’état physique du jeune Matt continue de se dégrader…

« Basé sur des faits réels », le script de The Haunting in Connecticut nous invite à suivre les malheurs d’une famille confrontée à un fils mourant, une maison hantée et un père alcoolique. Beaucoup de choses pour un seul film, me direz-vous, et vous n’aurez pas vraiment tort dans la mesure où l’un des éléments, la dépendance du père pour la bouteille, ne présente strictement aucun intérêt (le père est pratiquement toujours absent) à part introduire quelques séquences bien pathos dont l’on se serait volontiers passés.  A coté de cela, le scénario concocté par Adam Simon et Tim Metcalfe (deux vieux routards du fantastique) s’avère être d’un grand classicisme, suivant le canevas construit par Amityville, La maison du diable (pour l’aspect maléfique des phénomènes), Poltergeist (pour les morts sans repos) et consorts ectoplasmiques (on pense à L'Enfant du diable, Montclare: rendez-vous de l'horreur, Les innocents, Shining…).  On est donc en présence de manifestations surnaturelles à base d’hallucinations, de possessions et de phénomènes paranormaux provoqués par des défunts dont les corps ont été profanés via des séances de nécromancie.

Evidemment, le script entretient un mystère, un peu trop vite dévoilé par les visions du jeune Matt (qui, flirtant avec la mort, se voit doté de pouvoirs médiumniques) et  à travers son enquête menée en compagnie de sa cousine. On découvre alors que cet ancien centre mortuaire était aussi un lieu ou un medium et son élève Jonah organisait des séances de spiritisme, utilisant la nécromancie pour donner plus de puissance au focus de Jonah. Un art pratiqué sur des corps volés dans le système voisin. L’intrigue présente cependant trop de failles pour être crédibles, à commencer cette salle non visitée par les nouveaux propriétaires, jugée dans un premier temps inaccessible alors qu’une fois pénétré à l’intérieur, le spectateur va se rendre compte que non seulement sa taille est presque aussi grande que la maison mais que, de plus, des fenêtres donnent sur l’extérieur !

Bref, The Haunting in Connecticut délaisse franchement le réalisme pour le spectaculaire, avec son lot de fantômes aux yeux écarquillés surgissant devant la caméra où dans le reflet d’une glace, dans de violents effets sonores. Le réalisateur s’en sort cependant d’ailleurs pas mal dans le registre technique, et nous offre quelques belles images de manifestations surnaturelles (jeux d’ombres et de lumières, mise en avant des corps scarifiés des spectres, flashback horrifiques de séances de spiritisme), même si l’on peut regretter une totale absence de personnalité, dans les prises de vue comme dans la photographie. D’ailleurs, c’est ce manque d’originalité,  qui colle au film comme de la glu, qui rend totalement inefficace son twist scénaristique, l’astuce de l’exorcisme foireux car se trompant de cible ayant déjà été utilisée moult fois.

L’un des points satisfaisants de The Haunting in Connecticut est la qualité de son interprétation. Le jeune Kyle Gallner est vraiment convaincant dans un rôle difficile, où il doit interpréter un adolescent au bord de l’agonie. Elias Koteas joue un révérend, malade lui aussi (donc capable de voir les spectres), et incarne un dévot sans faille, suivant ainsi les conventions établies il y a longtemps par Jason Miller et son rôle de père Karras (L'Exorciste). Mais la grosse satisfaction de ce métrage, pour ce qui est de son casting, est la performance de Virginia Madsen.  Portant fièrement ses cinquante ans, cette belle femme, jadis cantonnée aux rôles de femmes fatales et de faire-valoir de luxe, nous offre ici un jeu tout en sensibilité et en émotions. Sans en faire des tonnes, elle arrive à varier suffisamment son jeu pour développer un personnage complexe et au comportement peu prévisible, amenant au métrage un réalisme qui lui fait autrement défaut. A noter également la bonne tenue de Martin Donovan, hélas, son personnage est totalement sous-exploité.

La conclusion de

Pas vraiment mauvais, pas excessivement captivant, The Haunting in Connecticut se situe dans la moyenne basse des films de maisons hantées. En optant pour le spectaculaire, en délaissant le développement d’une atmosphère angoissante s’appuyant sur le réalisme, Peter Cornwell a fait son choix. Hélas, si, techniquement, il n’y a pas grand-chose à lui reprocher, il ne parvient pas à nous surprendre, tombant dans les mêmes travers que Hantise et House on Haunted Hill. Heureusement pour son niveau d’interet, le film présente un casting des plus performants, avec une très belle performance dramatique de Virginia Madsen.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée
  • Belle photographie
  • Un casting de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario peu surprenant
  • Un aspect spectaculaire peu efficace
  • Utilisation sans renouvellement de vieilles recettes

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