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Critique du Film : Infectés
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Critique du Film : Infectés

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 30 mai 2010 à 2351

Pandemia Road

L’humanité a succombé à l’Apocalypse. Une famille de rescapés a pris la route, dans le fol espoir de trouver un havre pour, faute d’y vivre en paix, y mourir avec dignité. Mais pour cela il va falloir braver et surmonter de multiples dangers, le quotidien s’étant transformé en un enfer. Ce pitch vous dit quelque chose ? Bien entendu. Car si vous êtes fan de littérature américaine et/ou de cinéma de science-fiction, ces quelques lignes ne vont pas manquer d’évoquer en votre esprit La route, le chef d’œuvre de Cormac McCarthy.  Cependant, ce monument de science-fiction spéculative et contemplationiste n’est pas le sujet de cet article. Non, car ce résumé correspond aussi au pitch d’Infectés, un film de série B d'Àlex et David Pastor et qui ne doit sa sortie française qu’au relatif succès de l’adaptation de John Hillcoat.

Dans infectés, on fait la connaissance de deux couples voyageant dans le même véhicule. Danny et Brian Green sont deux frères. Ils sont accompagnés de leurs petites amies, Bobby et Kate. Leur destination est un hôtel de bord de mer, où ils espèrent trouver un refuge loin des infectés, les victimes d’un virus incurable et terriblement contagieux. Cependant, en cours de  route, ils vont devoir accepter la compagnie d’un homme et de sa fille malade.

Infectés est donc un road movie utilisant des arguments de science-fiction pour entretenir un débat portant sur la nature humaine. Le scénario des frères Pastor (les personnages du film seraient-ils leurs propres projections ?) met donc en opposition deux courants éthiques opposés. L’un est lié à la survie de l’âme et est composé de compassion, de commisération, d’amour. L’autre à la survie du corps et met en avant détachement, égoïsme et froide indifférence. C’est ces deux philosophies qui vont s’entrechoquer et s’affronter, tel le feu et la glace, durant tout le métrage, chaque personnage ayant choisi son camp, dans un combat forcément sans vainqueur car comme disait Lao Tseu : être courageux sans compassion mène à la mort. Et vice-versa, pourrait-on rajouter…

Dans un premier temps, si le débat posé, purement spéculatif, semble donc intéressant à explorer, il en est tout autrement lorsque l’on prend connaissance de la vulgarité de la forme adoptée. En effet, en posant leurs personnages comme des parangons philosophiques sans aucune subtilité, les réalisateurs amènent le débat sur le territoire du talk show à deux balles. Les réactions de ces caricatures deviennent prévisibles et leurs affrontements dialogués stériles. Et il ne sert à rien que les comédiens (plutôt bons d’ailleurs) s’acharnent à tenter de rendre poignants les passages les plus dramatiques (quand Brian abandonne Bobby sur le bord de la route), l’émotion ne passe pas. Pire, certains personnages (comme Brian) finissent même par devenir agaçants.

Un brin déçu par tant de promesse non tenues, on peut tenter de se rabattre sur l’aspect aventureux du road movie. Mais, là encore, sans que le métrage ne sombre dans un néant absolu du style Autumn, Fin du monde, on s’aperçoit que les frères Pastor n’ont pas grand-chose à dire (ou manquent de moyens pour le faire). Assez peu riche en rencontres, se déroulant dans des décors peu marqué par les conséquences de la pandémie, l’épopée dramatique de ce quatuor ne devient tendue qu’en de rares occasions (la fouille à l’hôpital et la rencontre avec le docteur, au climat sombre bien rendue, et le gunfight avec les deux femmes dans la voiture, bien nerveux). C’est dommage d’ailleurs car dans ces moments là, l’on se rend d’ailleurs compte que les deux cinéastes ne sont pas maladroits pour ce qui est la mise en place d’un climax de thriller. La rencontre avec les autres survivants dans l’hôtel est cependant nettement moins réussie, le coté malsain et nihiliste de l’attitude des protagonistes étant atténuée par une réalisation bien trop sage.

La conclusion de

Infectés est une série B qui repose sur de bonnes intentions mais qui, par faute de moyens et de culot, ne parvient pas à dépasser le stade du simple divertissement. Les comédiens sont bons, la réalisation est correcte, mais il est regrettable que les frères Pastor n’aient pas osé travailler un peu plus les rapports humains, le film parlant essentiellement de ça. Pour le coup, on se retrouve avec une œuvre inaboutie, qui hésite trop en le pur thriller et l’exploration psychologique.

Que faut-il en retenir ?

  • Une idée de base intéressante
  • Une bonne interprétation
  • Quelques bonnes séquences

Que faut-il oublier ?

  • Un manque de moyens évident
  • Une exploration psychologique qui fait long feu
  • Des personnages trop stéréotypés
  • Un manque de tension dans les séquences fortes

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