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Critique du Film : Mad Zombies

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 28 mai 2010 à 16:12

Killer Hamburgers Attacks!

Depuis l'incroyable succès de Shaun of the Dead, l'on ne compte plus le nombre de films ayant récupéré pour leur profit, avec le fol espoir d'obtenir la même réussite, la recette d'Edgar Wright. Malheureusement, la plupart d'entre eux ont échoué dans leur entreprise, par manque d'arguments chocs parfois, mais plus souvent par une assommante absence de renouvellement, réalisateurs et producteurs ayant cédé à la facilité du copier-coller et du réchauffé. Mad Zombies s'inscrivant dans cette mouvance de comédies gores et potaches, restait désormais à vérifier si John Kalangis, le réalisateur, avait réussi à insuffler à son œuvre une véritable personnalité et éviter le piège de la redite sans saveur.

Le scénario de Mad Zombies raconte l'histoire d'une famille de citadins en villégiature qui, après avoir fait une pose dans un bled de rednecks, se retrouve cernée par une horde de villageois qui, contaminés par de la viande avariée, se sont transformés en zombies cannibales. Pour ce qui est du picth, l'on se retrouve donc en territoire bien connu, cet élément SF déclencheur (à base d'écologie et de malbouffe) ayant été utilisé moult fois dans le cinéma d'horreur. Heureusement, le traitement s'avère être un peu moins commun, John Kalangis ayant notamment décidé d'appuyer l'aspect Z de son œuvre.

Avec Mad Zombies, le cinéaste canadien nous propose un spectacle burlesque tenant à la fois d'un délire de la Troma (une sorte de Poultrygeist en nettement moins trash) et d'un épisode de Scoobidoo (avec ses courses-poursuites et ses personnages prenant la pose). Le cinéaste pousse plus loin que le simple humour potache (style Shaun of the Dead et Bienvenue à Zombieland) et nous entraine dans le domaine du cartoon, à grand renfort de gags de situation, de comportements illogiques, d'humour slapstick, de gore un brin Grand Guignol et de dialogues absurdes. Au final, durant la première heure, et même si l'on peut regretter que les effets gores soient assez peu nombreux, on note avec plaisir que le principe fonctionne plutôt bien . Affichant un ton proche de celui des films de Mel Brooks ou des ZAZ, Mad Zombies enchaine les séquences où l'absurde règne en maître, avec ses steaks-zombies agressifs et ses rednecks aussi crétins en morts-vivants qu'ils l'étaient de leur vivant (Kalangis a choisit d'ailleurs le classicisme, avec des zombies titubant, lents, maladroits... et sacrément voraces!).

Au coeur de cette tempête de n'importe-quoi, le docteur Jason Hunt (Billy Zane, vraiment excellent), un homme au stoïcisme surréaliste essayant de rationnaliser ce qui ne peut l'être, assure la fonction de capitaine. Les meilleurs répliques viennent d'ailleurs de ce personnage (il détermine le virus via des obscures locutions latines avec la simple justification: «je suis médecin") qui évoque un peu le professeur Abronsius du Bal des Vampires. D'ailleurs, puisque l'on aborde le chapitre des références, il est bon de noter que Mad Zombies n'en manque pas avec, par exemple, cette scène où Hunt discute avec le cadavre écorché de sa fiancée et qui évoque à la fois Simetierre et Le Loup-garou de Londres. Bref, durant toute cette période ou les personnages principaux tentent d'échapper aux zombies, on assiste à un spectacle bien divertissant. Hélas, il en sera tout autrement par la suite.

En effet, après une heure de métrage, les deux seuls survivants (le docteur Hunt et sa fille) parviennent à fuir le village (après un désopilant combat à grand renfort de chaise pliante!). Débute alors un nouveau film, nettement moins drôle. En effet, choisissant de nous entrainer dans un pastiche de torture porn movie, John Kalangis enlise son métrage dans un marécage de lourdeur et de gags de répétition plus agaçants que drôles (la grange "Maison de l'Horreur). Si les personnages des fermiers fous ne sont pas totalement inintéressants, le traitement manque vraiment de moments forts et de surprises (le craspec et le Grand Guignol sont de plus fortement mis en retrait!). Le meilleur passage reste la séquence où Jason Hunt (encore lui!), suspendu comme un jambon, fait semblant d'être inanimé pour tromper la vigilance de son gardien. En place et lieu d'un final paroxysmique, Mad Zombies subit le cruel effet soufflé, pour s'achever de manière banale et presque ennuyeuse. Dommage.

50

Divertissant durant toute sa première heure, Mad Zombies finit par perdre totalement son interêt dés que disparaissent ses éléments "cartoonesques" que sont courses-poursuites et humour slapstick. Victime d'un effet soufflé, le film de John Kalangis, qui aurait finalement pu être un excellent moyen métrage de soixante trois minutes nous laisse donc sur une impression finale très mitigée, les dernières vingt minutes, complètement foireuses, occultant une agréable première partie. A noter un Billy Zane excellent dans la peau d'un sympathique médecin rêvant d'être une rock-star.

Critique de publiée le 28 mai 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • La première heure, très amusante
  • Beaucoup de gags, un aspect Troma bienvenu
  • Des dialogues souvent très drôles
  • La performance de Billy Zane
  • Riche en références et clins d'œil

Que faut-il oublier ?

  • Un peu chiche en effets gores
  • Les dernières vingt minutes, complètement ratées
  • Finalement pas très novateur

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